samedi 14 juin 2014

Mondial 2014, France-Honduras, J - 1 : faut-il miser sur les Bleus ?

Dimanche, les Bleus entrent de plain-pied dans le Mondial avec - Honduras à Porto Alegre. Une question brûle toutes les lèvres : jusqu'où iront-ils dans la compétition ? Connaîtront-ils le triomphe d'un dernier carré... ou l'échec d'une élimination précoce ? Notre journal est divisé. A vous de trancher !

OUI

La forme de Benzema. Au crépuscule de la meilleure saison de toute sa carrière, ponctuée par sa première
, l'attaquant du déboule pour sa première Coupe du monde en cador. Il s'avance comme le principal danger des Bleus et, pour leurs adversaires, la pointe mobile que les autres vont craindre. Il a rêvé du Brésil toute son enfance et le voilà en passe d'y réaliser son voeu : disputer un Mondial au pays de Ronaldo, son idole absolue. « Il marque but sur but à l'entraînement. Il est affûté pour la compétition. Il va nous faire énormément de bien pendant la compétition », résume Loïc Rémy.
La magie de Deschamps. Le champion du monde est le footballeur français le plus titré, et, comme entraîneur, il finit toujours par réussir partout où il passe. Par une seule tactique, il est capable de renverser un match, à l'image d'un José Mourinho. La manière, le beau jeu, il laisse ça aux esthètes et préfère le réalisme, le pragmatisme et surtout la gagne, ce culte de la victoire dans lequel il a été élevé. Certains parlent parfois de chance, mais, au bout du compte, ce ne peut plus être un hasard. La bonne image des Bleus, c'est lui. Le retournement après une qualification pour le Mondial compromise, c'est lui encore. La France possède l'un des meilleurs sélectionneurs présents au Brésil.

L'insouciance de la jeunesse. D'accord, ils sont inexpérimentés. Mais ils compensent par un talent fou et un culot de briscards. Varane ? Déjà une Ligue des champions. Pogba ? L'Europe se l'arrache et voit en lui l'un des plus grands milieux au monde. Sakho ? Son état d'esprit l'a propulsé vice-capitaine des Bleus. Zidane, Henry, Trezeguet n'avaient, eux non plus, pas disputé de Coupe du monde avant de gagner celle de 1998 et ils n'étaient pas encore complètement les Zidane, Henry et Trezeguet que l'on connaît tous désormais. Si un vrai bon collectif s'installe, il peut révéler ces nouveaux Bleus pleins de panache.

NON
Le manque d'expérience. Cette génération Brésil manque cruellement de repères au plus haut niveau. Le vécu commun des 23 Bleus lors d'une phase finale, Mondial et Euro confondus, est ainsi quasi inexistant. Seulement quatre joueurs (Lloris, Sagna, Evra et Valbuena) ont déjà goûté au parfum de la Coupe du monde, et encore, c'était en Afrique du Sud dans des conditions cauchemardesques. Dans le même ordre d'idée, neuf éléments (soit à peine 40 % de l'effectif) étaient présents en Ukraine lors de l'Euro 2012. Pour le reste des troupes, ce Mondial représente un crash-test grandeur nature.

L'absence de leaders. La sélection de Deschamps pêche surtout par le manque de leaders. Des joueurs d'exception, capables de cumuler qualités sociales et techniques et de tirer leurs coéquipiers vers le haut, surtout en situation de crise. Les grandes sélections (Allemagne, Espagne, Brésil et Argentine pour ne citer qu'elles) peuvent s'appuyer sur un ou plusieurs éléments de cette trempe. Pas les Bleus. Patrice Evra, 33 ans, est reconnu par ses pairs comme le cadre de l'équipe. Problème, il ne sort pas du lot sur le terrain et n'évolue pas à un poste stratégique. Quant à Varane, Matuidi et Benzema, ils sont tous les trois des joueurs de classe mondiale. Mais leur influence respective sur la vie et la survie du groupe est encore trop ténue.

Un tableau compliqué. L'équipe de France doit absolument s'emparer de la première place de son groupe aux dépens de la Suisse et de l'Equateur, ses deux adversaires les plus solides du premier tour. Car en cas de 2e place, il faudrait probablement se mesurer à l'Argentine de Lionel Messi dès les huitièmes de finale. Un choc dont les Bleus seraient outsiders. Mais si l'on envisage une première place de groupe, l'adversaire le plus probable en huitièmes serait la Bosnie ou le Nigeria, deux sélections sans référence au plus haut niveau. Mais l'Allemagne se profilerait au tour suivant, le 4 juillet à Rio. Bref, dans tous les cas, les Bleus ont face à eux un terrain miné.

http://www.leparisien.fr/sports/equipe-france-football/videos-mondial-2014-france-honduras-j-1-faut-il-miser-sur-les-bleus-14-06-2014-3922161.php

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