Si le club veut bannir la violence de son enceinte, le PSG espère aussi faire de ses matches un spectacle pour toute la famille. "On assortit ces mesures, qui sont certes contraignantes pour notre public, aussi d’initiatives tarifaires très attractives puisque ce sera gratuit pour les femmes, ce sera demi-tarif pour les moins de 16 ans, si on vient avec sa compagne ou son épouse et un enfant on va payer 6 euros la place", explique Leproux sur RTL. Le club va donc créer une "tribune famille" dans les parties basses et va proposer de nombreuses invitations pour des enfants.
"Bas les masques !"
Avec ce plan, Robin Leproux sait très bien qu'il ne fera pas que des heureux. Mais il assume et est persuadé qu'il faut en passer par là pour redorer le blason du club, mis à mal par le comportement violent de certaines tranches de ses supporters et le conflit entre les deux tribunes. "On a aujourd’hui une situation qui est extrême, qui a atteint un point de non-retour entre les deux tribunes qui s’invectivent et finissent par s’entretuer si on peut le dire comme ça, a-t-il poursuivi. Maintenant, qu’on soit tous PSG, c’est-à-dire qu’on cohabite, qu’on accepte de se mélanger et que cette histoire funeste de vingt ans d’opposition de tribune, ce soit derrière nous. Il faut que chacun puisse venir au Parc et avec des intentions pacifiques, c’est-à-dire accepter que quelqu’un de différent, avec un historique, une opinion, une couleur, bref, qu’on ait une mixité complète lorsqu’on s’assoit au Parc des Princes pour venir voir un match de foot".
Tout le monde est bien conscient qu'il y a aussi certains risques avec ces mesures. Le PSG pourrait ainsi se brouiller avec certains de ses supporters et voir l'ambiance au Parc prendre un sérieux coup. "A court terme, le PSG va perdre 15.000 places, prédit-on à Boulogne. C'est la fin des virages". "On est tous virés! Economiquement et en terme d'image, ça va faire mal au club de se priver d'un public fidèle", ajoute Auteuil. Là encore, Leproux sait où il va. "On va passer par un goulot d'étranglement désagréable pendant quelques mois au niveau du public. C'est le prix à payer", prévient-il.
Sur RTL, le patron parisien souligne aussi que ce n'est pas amené à durer : "Ce sont vraiment des mesures évolutives et complètement transitoires, à savoir que dés lors que des gens accepteront de se mélanger, et qu’on aura cassé cette opposition, et bien progressivement, on va reprendre une politique d’abonnement, on va retrouver la ferveur." Pour conclure, Leproux résume sa vision des choses : "Maintenant on peut dire – Bas les masques ! – ceux qui ont envie de voir un match de foot et d’assister à un spectacle de manière paisible et serein, ils sont les bienvenus, et ceux qui ont des arrières pensées pour se battre ou venir faire des choses qu’ils n’ont rien à faire dans un stade, et bien cela, il vaut mieux qu’ils restent chez eux."
Eurosport
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