Agé de 67 ans, celui qui est président de la Ligue fédérale amateur depuis 2005 devrait être désigné vendredi après-midi par le conseil fédéral à Paris pour assurer l'intérim à la tête de la FFF jusqu'en décembre. Jusqu'à l'assemblée fédérale d'hiver, précisément, fixée au 18 décembre. Fernand Duchaussoy sera le seul candidat proposé par les amateurs tandis que les professionnels ont renoncé à en présenter un. «Les gens trouvent que j'ai la légitimité pour faire l'intérim jusqu'en décembre. On ne parle pas de présidence ad vitam aeternam. En 2012, j'aurais été candidat plus naturellement», explique dans Le Parisien ce professeur de sciences physiques à la retraite et au caractère bien affirmé.
«Je ne serai pas le président de la rupture entre le monde professionnel et le monde amateur. S'il y a divorce, ce ne sera pas de ma faute», répond-il lorsque l'on lui demande comment il pense incarner la «rupture» en succédant à son ami Jean-Pierre Escalettes. «En termes d'éthique, oui, je suis comme Escalettes. Mais j'ai ma personnalité, mon ambition, et j'ai envie de réussir. Ce qui s'est passé ne se reproduira plus jamais.»
Au bord des larmes à Knysna
Etre président de la FFF «est un honneur très important. Une grande partie du monde amateur est derrière moi, reconnaît-il. Mais je suis lucide, ce sera une charge terrible. Je n'arrive pas pendant une période facile.» Concernant l'équipe de France, Fernand Duchaussoy sait maintenant «ce qu'il ne faut plus faire» après avoir observé les événements en Afrique du Sud. «Il y a eu un déni d'autorité à tous les niveaux. Jean-Pierre le reconnaît. Il a toujours travaillé en confiance. Là, sa confiance a été trahie, il s'est trompé sur les hommes.»
«J'étais à Knysna le jour de la mutinerie. C'était dramatique, j'ai vu des gens pleurer. Moi-même, j'étais au bord des larmes. J'étais en colère, je le suis toujours», ajoute-t-il en expliquant l'être essentiellement contre les joueurs. «Ils n'avaient pas le droit de faire ça. La vitrine de la FFF s'est brisée, mais les fondations sont solides. Il faudra faire notre deuil, ce sera long. Faire notre deuil ne veut pas dire oublier, mais passer à autre chose.»
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