dimanche 5 septembre 2010

Comment s'en relever?

Laurent Blanc n'a pas une semaine mais quatre petits jours pour trouver la formule magique. Celle qui doit transformer la citrouille en carrosse et permettre à l'équipe de France d'aller rattraper en Bosnie les points perdus au Stade de France. Il n'y a pas trente-six solutions. Mais elles existent.

. CHANGER LES JOUEURS ?

Vendredi soir, Laurent Blanc a aligné le onze qu'il imaginait le plus à même de renverser la Biélorussie. A l'arrivée, on sait ce qu'il est advenu et d'ici mardi le sélectionneur national va devoir réfléchir à certains ajustements, même si sa palette est relativement limitée. Blanc a 20 hommes sous la main, dont Jimmy Briand, arrivé samedi en remplacement de Louis Saha, Loïc Rémy et Guillaume Hoarau, blessés et déjà repartis vers leur club respectif. Vingt et pas un de plus... "On ne va pas tout d'un coup appeler seize joueurs nouveaux", a lancé un Laurent Blanc fort marri samedi midi en conférence. Et pourquoi cela ? "On aura toujours la même problématique : on a peu de joueurs ayant de l'expérience internationale." Pour espérer retrouver des gaillards rompus aux joutes internationales, il faudra attendre encore un peu. Florent Malouda le concède. Même si pour lui, l'expérience a parfois les mêmes vertus qu'un pansement sur une jambe de bois. "Le retour des suspendus peut changer quelque chose, mais on a fait la Coupe du monde et on a perdu les matches avec eux... Il n'y a pas de messie, pas de sauveur, lance le joueur des Blues. Il faut poser des bases, construire. Il y a un projet de jeu. Mais on n'a pas trop de temps. La priorité, c'est de prendre des points."

. METTRE EN VEILLEUSE LES AMBITIONS OFFENSIVES ?

Depuis le début de sa carrière d'entraîneur - voire même de joueur -, Laurent Blanc a toujours essayé de concilier le fond et la forme. Oui, il faut gagner. Mais, si possible, en jouant bien. C'est beau, mais pas toujours en phase avec la réalité. Laurent Blanc en est bien conscient. Mardi, il faudra sans doute mettre le bleu de chauffe : "ll nous manque des joueurs qui feraient beaucoup de bien (Nasri, Gourcuff). Il faut se préparer à une bataille. Je pense qu'on va muscler un peu tout ça", a-t-il d'ores et déjà annoncé samedi. "Le beau jeu, c'est une philosophie, après il y a la nécessité du résultat, la nécessité du contexte. En Bosnie, on va jouer, mais on ne va pas dire : 'on va prendre le jeu à notre compte'. Pendant les 25 ou 30 premières minutes, il va falloir être présent dans le domaine défensif." Laurent Blanc pourrait transformer son 4-1-3-2 en 4-5-1 avec un entrejeu plus fourni et renforcé par l'entrée d'Alou Diarra par exemple.

. ET SI ON SE DONNAIT LES MOYENS DE MARQUER ?

Le match de vendredi, comme d'autres dans l'histoire de l'équipe de France, a prouvé que dominer n'est pas gagner. On peut avoir le ballon, faire ou essayer de produire du jeu, et ne pas parvenir à ses fins. C'est vieux comme le football. Mardi, dans un contexte différent, l'équipe de France devra marquer pour espérer repartir de Sarajevo avec plus d'un point dans une escarcelle aujourd'hui vide. Comment ? Laurent Blanc a quelques idées. Si ses Bleus auraient dû être plus "rapides dans la transmission de balle" alors que les Biélorusses défendaient bas, il faudra qu'ils soient plus audacieux mardi. "Les joueurs n'ont pas tenté ce qu'il fallait et on a manqué de verticalité. Pour mettre en danger l'adversaire, à un moment il faut prendre un risque. Provoquer par exemple." Les Bleus ont également fait "honneur" à leurs prédécesseurs sur coups de pied arrêtés. Malgré quelques beaux bébés capables de s'imposer dans les airs, aucun des "douze ou treize corners" comptabilisés par Laurent Blanc (ndlr : 12 en réalité) n'est venu troubler la sérénité de Zhevnov. Ça aussi, il faut que ça change.
http://fr.sports.yahoo.com/05092010/70/qualifications-euro-2012-comment-s-en-relever.html

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