La défaite face à la Biélorussie (0-1) a placé l'équipe de France dans une situation compliquée. Elle a surtout montré à Laurent Blanc qu'il devrait revoir sa copie s'il voulait espérer récupérer des points à l'extérieur à Sarajevo. Face à la Bosnie-Herzégovine, le sélectionneur a donc ciblé deux priorités : "muscler" son milieu de terrain et mettre un terme à l'inefficacité chronique de l'attaque tricolore. Comme il l'avait laissé entendre, il devrait donc opter un nouveau système en déplacement, probablement un 4-3-3 (ou 4-5-1) dont il n'était pas coutumier à Bordeaux mais qui peut lui paraitre aujourd'hui plus sûr pour une équipe en proie au doute. Un vrai choix tactique, même si le patron des Bleus ne se voile pas la face : "les trois blessures que nous avons eu dans le domaine offensif (Rémy, Hoarau, Saha, ndlr) contre la Biélorussie font que je n'ai pas vraiment le choix".
Blanc devrait donc s'appuyer sur deux hommes afin de mener cette mission à bien : Alou Diarra et Karim Benzema. Le premier était absent au coup d'envoi vendredi au Stade de France. "On n'est jamais surpris de ne pas jouer. On se tient prêt à jouer mais après il faut respecter les choix de l'entraîneur", assure-t-il. Mais Diarra et ses 26 sélections devraient être de retour à Sarajevo. "Si je vous dis qu'on va muscler le milieu et que je vous dis que Diarra n'est pas indispensable, vous allez me prendre pour un fou, a laissé entendre Blanc à la veille du match. Il fait partie des éléments qui peuvent nous permettre d'amener de la densité physique". Le retour du Bordelais, véritable leader au milieu de terrain, devrait rassurer Yann Mvila et Abou Diaby, le joueur d'Arsenal ayant dans ce cas davantage le loisir de se porter vers l'avant.
Diarra capitaine ?
Présent avec le sélectionneur lors du traditionnel point presse de veille de match, Alou Diarra pourrait même se voir confier le brassard de capitaine. Après Philippe Mexès et Florent Malouda, Blanc devrait poursuivre son turn-over. "Le brassard peut changer de bras", a-t-il d'ailleurs confirmé lundi. La semaine dernière, il avait déjà évoqué la possibilité de confier le rôle à un joueur qu'il connaît parfaitement pour l'avoir côtoyé à Bordeaux. "Alou, je le connais très bien. Je sais qu'il peut remplir ce rôle en club. C'est un élément important dans l'état d'esprit mais il ne faut pas oublier qu'il (le capitaine) doit être incontournable sur le terrain. Donc Alou peut éventuellement remplir ce rôle. Mais le contexte est différent", avait-il nuancé. Durant le Mondial, c'est déjà à lui que Raymond Domenech avait confié le capitanat lors du dernier match face à l'Afrique du Sud (1-2).
Karim Benzema détiendra lui aussi une des clés de la réussite des Bleus. Oublié lors du Mondial, le joueur du Real Madrid serait presque devenu le sauveur tant attendu de l'équipe de France. Dans un nouveau système, et dans un profil différent de Guillaume Hoarau, il a une belle carte à jouer dans un rôle d'attaquant de pointe. "Contre la Biélorussie, ce que je regrette, c'est que quand on a touché les joueurs offensifs, ils n'ont pas pris de risques. J'espère que ce sera un match idéal pour Karim Benzema et pour d'autres éléments offensifs", souhaite Blanc. Pour en arriver là, il aura fallu un sacré concours de circonstances : la retraite internationale de Thierry Henry, la suspension de Nicolas Anelka (18 matches) ainsi que les nombreux forfaits des attaquants tricolores. Mais l'ancien Lyonnais n'entend pas laisser passer cette nouvelle chance. Dimanche, dans Téléfoot, il se disait "prêt au combat à Madrid et en équipe de France", affichant encore une fois ses "nouvelles ambitions, celles de jouer".
"Benzema est prêt dans sa tête"
Forfait face à la Biélorussie en raison d'une blessure à la cheville, Benzema revient à point nommé et sera l'atout numéro 1 des Français en Bosnie-Herzégovine. Laurent Blanc ne dit pas autre chose : "Il peut amener ses qualités individuelles, ses qualités de but, c'est notre meilleur buteur dans ce groupe de 20 joueurs, avec 8 buts en 28 sélections. Marquer des buts, ce n'est pas si faciles que ça en équipe de France". Mais, avec seulement 60 minutes de jeu dans les jambes (29 à Oslo et 31 à Majorque), son état de forme reste un mystère. Malgré tout, Blanc lui maintient sa confiance. "S'il a déjà, au niveau de l'état d'esprit, l'ambition de faire une grande saison, c'est qu'il est prêt dans sa tête", s'était-il réjoui dimanche sur TF1. De toute façon, Blanc n'a vraiment pas le choix. A Benzema de ne pas le décevoir s'il ne veut pas voir une nouvelle fois le train partir sans lui.
L'EQUIPE PROBABLE :
Lloris - Sagna, Rami, Mexès, Clichy - M'Vila, A.Diarra, Diaby - Valbuena, Benzema, Malouda
http://fr.sports.yahoo.com/06092010/70/qualifications-euro-2012-diarra-benzema-c-est-leur-heure.html
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