mardi 7 septembre 2010

La fin justifie les moyens

Ce soir en Bosnie (21h00), les Bleus doivent rattraper les points perdus vendredi contre la Biélorussie, en ouverture des qualifications de l’Euro 2012. Peu importe la manière. Le projet de jeu ambitieux est mis entre parenthèse. Seule la gagne pourra servir de socle à cette jeune équipe.
La forme n'a pas évolué d'un iota. Le fond, lui, devrait subir quelques modifications de taille. Lundi après-midi à l'occasion de l'habituelle conférence de presse d'avant-match, Laurent Blanc s'est montré affable et souriant. Comme il l'est depuis sa nomination à la tête des Bleus. Le discours a, en revanche, quelque peu évolué. Les intentions aussi. De cette opération commando à Sarajevo, le sélectionneur national n'attend pas qu'elle pose les fondations idéologiques de son équipe de France, mais qu'elle ouvre la porte à un futur plein d'espoir. Dans l'état actuel des choses, il n'y a pas trente-six solutions : il faut ouvrir le compteur points. Peu importe la manière.

"Un nul ? Tout dépend du contenu du match, on ne peut pas le dire avant. Une victoire serait un bon résultat. Un nul éventuellement. Ce qui est sûr c'est qu'il faut ramener quelque chose", a lancé Laurent Blanc d’entrée de jeu. Démarrer les qualifications de l'Euro par deux défaites n'aurait rien de définitif mais, dans ses conditions, mettre une pièce sur une qualification des Bleus pour le grand rendez-vous de l'été 2012 ne serait pas très raisonnable. Du coup, Laurent Blanc l'élégant prévient. On laisse les ambitions - temporairement - au vestiaire et on ouvre une parenthèse désenchantée.

"Gagner pour sortir de la sinistrose"

"Il est évident que j'ai prévu de muscler car la Bosnie est l'équipe la plus solide du groupe. Jouer chez elle après son résultat positif... C'est une équipe qui a un bon potentiel offensif. On va essayer d'être solide, serré, pour contrer la Bosnie dans son meilleur compartiment devant et en attaque. On ne peut pas venir ici pour faire le jeu", a-t-il prévenu. Avant d'ajouter comme pour enfoncer le clou : "La Bosnie est entraînée par un ex-joueur qu'on connaît bien en France (Susic). Il était un très grand joueur offensif, je pense qu'il a la même philosophie. Mais dans notre idée de consolider nos bases défensives, on va voir comment on va évoluer face à une équipe qui aime avoir le ballon. Il faudra bien défendre, chose qu'on a du mal à faire. Contre la Biélorussie, on a tellement eu le ballon qu'on a surtout attaqué. Demain il faudra idéalement jouer en contre."

Derrière ce discours limpide, l’idée première est évidemment de rattraper les points perdus vendredi. D’un point de vue purement mathématique, cela vaudrait mieux. Mais l’impact d’un résultat en Bosnie-Herzégovine irait bien plus loin que le simple gain de trois points. Gagner est un formidable accélérateur : "Notre problème c'est que les joueurs n'auront pas plus d'expérience que contre la Biélorussie. Trois jours après, ce n'est pas possible, regrette le sélectionneur français. Il faudrait, pour couronner ça, faire un résultat. Le réussir en Bosnie donnerait la confiance dont ils ont besoin."

"Il faut gagner des matches pour sortir de la sinistrose, abonde Alou Diarra, qui devrait débuter mardi dans un 4-5-1 musclé et bâti pour l’occasion. Il faut des victoires, c'est ce dont l'équipe de France a besoin en ce moment." Histoire de faire sortir la sélection de ce cercle vicieux dans lequel elle erre depuis des mois. Par le passé, certaines résurrections ou révélations ont pris corps à Paris. Souvent. Hanovre, une fois. Bucarest aussi. Sarajevo ? Jamais. Enfin, jusqu'ici...

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/06092010/70/qualifications-euro-2012-la-fin-justifie-les-moyens.html

hebergeur image

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire