mardi 23 novembre 2010

Ligue des Champions - Fernandez : "Milan est plus fort

Si Auxerre est en pleine confiance, le Milan AC reste le favori du duel entre les deux équipes mardi (20h45) selon Jean Fernandez. L'entraineur auxerrois affirme que son équipe aborde la rencontre avec beaucoup d'humilité. Mais il souligne aussi que l'AJA n'aura rien à perdre
JEAN FERNANDEZ, quelles sont les nouvelles du groupe des incertitudes concernant les blessés ?


J.F. : On a une heureuse surprise avec Steven Langil qui n'a plus mal alors qu'il devait se faire opérer d'un ménisque. Il peut être dans le groupe et sera opérationnel. Jérémy Berthod s'est fait une déchirure au mollet. Il aura trois semaines de soin. Delvin Ndinga est opérationnel.


Quelle sera l'équipe alignée face au Milan AC ?


J.F. : Il n'y aura pas trop de surprise. Sorin dans les buts, Hengbart, Coulibaly, Grichting et Dudka en défense de droite à gauche, Pedretti et Ndinga à la récupération, Oliech à droite, Birsa à gauche et deux attaquants, Sammaritano et Contout. Riou, Sidibé, Chafni, Quercia, Bourgeois, Langil et Traoré seront sur le banc de touche.


La victoire face à l'Ajax a-t-elle fini de vous décomplexer en Coupe d'Europe ?


J.F. : Elle nous a fait du bien. On avait fait trois bons premiers matches, avec de la qualité dans le jeu, mais il nous a toujours manqué quelque chose pour faire un nul ou une victoire, notamment face au Real à domicile. Les trois points contre l'Ajax font du bien, déjà au niveau comptable car cela nous permet de nous relancer dans le groupe. Et cela nous donne aussi un capital confiance. Le bilan à domicile est bon, on n'est pas facile à jouer à domicile.


Mathématiquement, Auxerre peut encore finir deuxième. Vous y pensez ou vous vous contentez de viser la troisième place ?


J.F. : On ne pense ni à la troisième ni à la deuxième place. On a battu l'Ajax, mais on sait aussi que Milan et le Real sont plus forts que l'AJA. On est là avec beaucoup d'humilité, et on va jouer contre un grand club italien, leader de son championnat, qui reste sur quatre victoires. Milan a trouvé un équilibre de jeu, ils sont forts défensivement et ils ont des joueurs pour faire la différence. On s'est bien préparé avec l'envie de faire un grand match. J'espère que, physiquement, on sera là. Si on fait un grand match et un grand résultat, à ce moment-là on pourra faire les comptes. Mais là, on n'est pas dans la situation où on fait les comptes.


Quelles sont les clés de ce match ?


J.F. : Milan est favori, car Milan est plus fort que l'AJA. On a l'avantage de jouer à domicile, et on n'a pas grand chose à perdre. On avait l'ambition de faire quelque chose dans cette Ligue des Champions, mais avec cette poule prestigieuse on s'est dit que ça allait être compliqué pour l'AJA. On est dans une bonne dynamique. L'équipe a confiance en ses possibilités et tout est possible sur un match. A domicile, on a battu le Zenit et l'Ajax, et le Real n'a gagné qu'en fin de match alors qu'on avait touché le poteau. On est plus fort qu'en début de saison mais Milan aussi. En passant de quatre à trois, puis à deux attaquants, ils ont trouvé un très bon équilibre. Contre Palerme, Bari, l'Inter, ils ont un bon équilibre, un gros milieu de terrain. Seedorf retrouve une deuxième jeunesse en dix, la place qu'il préfère, derrière deux attaquants. Et Zlatan Ibrahimovic fait la différence à chaque match.


Milan est-il plus fort avec ou sans Ronaldinho ?


J.F. : On le connait bien en France car il a joué au Paris Saint-Germain, c'est un grand joueur. Mais force est de constater aujourd'hui que Milan est plus fort sans lui. Le mérite d'Allegri est d'avoir trouvé un équilibre avec ses trois milieux récupérateurs et Seedorf derrière Ibrahimovic et Robinho. Il y a de la complémentarité et Milan est la meilleure équipe italienne, avec quatre points d'avance sur le deuxième en Italie. Malgré les qualités de Ronaldinho, Milan est plus fort sans lui.


Quelle est la différence entre l'AJA qui a débuté la Ligue des Champions en septembre et l'AJA d'aujourd'hui ?


J.F. : On se sert de l'expérience des matches de Ligue des Champions. L'équipe est plus forte, plus en confiance qu'en début de compétition. On se posait des questions avant, par rapport à nos adversaires. Milan et le Real jouent la Ligue des Champions pour la gagner. Nous, on est là pour faire une bonne participation et tenter de réaliser un exploit. Aujourd'hui, on est plus en confiance car on a montré de la qualité, on n'a pas été ridicule, loin de là. On a montré qu'on avait du potentiel. Si on réalise un exploit contre Milan, on se retrouve peut-être deuxième à une journée de la fin. On est plus fort dans le jeu et dans nos têtes. On a beaucoup de respect pour cette équipe de Milan. Mais tout est possible sur un match.


Milan, cela doit vous rappeler de bons souvenirs d'un point de vue personnel avec Marseille... (Jean Fernandez était l'adjoint de Raymond Goethals quand Marseille a battu le Milan AC en quarts de finale de la Coupe des Clubs champions en 1990-1991, NDLR)


J.F. : Oui, j'ai vécu de grands moments. Notamment quand on avait battu le Milan AC au Vélodrome avec but de Waddle, il y avait une ambiance extraordinaire. Là, on est dans une autre configuration. A ce moment là, Milan était peut-être la meilleure équipe du monde et Marseille une des plus grandes équipes européennes. Aujourd'hui, ce n'est pas le même cas de figure. Milan reste une grande équipe européenne, nous on est une bonne équipe française, qui a réalisé un super truc l'an passé. Ce n'est pas la même configuration. Mais pour moi, ça reste de très bons souvenirs.


Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/22112010/70/ligue-des-champions-fernandez-milan-est-plus-fort.html
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