mardi 23 novembre 2010

Marseille : s'affranchir enfin

L'OM a besoin de gagner sur la pelouse du Spartak Moscou, mardi (18h30), pour se donner les moyens de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Cette phase de poules, débutée par une défaite contre les Russes (0-1), Marseille ne l'a pas franchie depuis dix ans.


Depuis sa défaite lors de la première journée contre le Spartak Moscou (0-1), l'OM sait qu'il sera condamné à rendre la monnaie au club russe, sur sa pelouse synthétique du stade Loujniki, s'il veut enfin jouer autre chose que la Ligue Europa au printemps. L'heure est venue. Ce sera en quelque sorte le lever de rideau de la 5e journée de la Ligue des champions (ce soir 18h30) et peut-être l'ouverture, pour Marseille, d'une nouvelle ère, celle qui le verrait enfin revenir dans le Top 16 européen, son objectif du début de saison. "Pour continuer, il nous faut une victoire a parfaitement résumé Didier Deschamps, hier, à Moscou. Tout autre résultat nous condamnerait, une défaite évidemment, ou un match nul qui serait tout comme... L'objectif, c'est de s'imposer. Il faudra marquer". En cas de nul, les affaires ne seraient pas définitivement pliées sur le plan mathématique, mais la perspective d'un Zilina - Spartak et d'un Marseille - Chelsea simultanés, pour la 6e journée, ne correspond pas exactement à l'idée d'un boulevard vers les huitièmes de finale.


Il semble écrit que les deux face à face entre le Spartak et Marseille obéiront cette saison à une certaine idée de l'étrangeté, voire de "la loi des emmerdements maximums". A l'aller, le club russe avait quand même réussi à gagner sans cadrer le moindre tir, par la grâce d'une déviation inespérée. Avant le match retour, Deschamps et ses hommes ont vite oublié qu'ils sortaient d'une victoire à Toulouse (1-0). Dimanche, Margarita Louis-Dreyfus avait épicé l'ambiance en qualifiant par avance la perspective de l'élimination "d'échec" (Deschamps : "Le club lui appartient, elle dit ce qu'elle a envie de dire"). Lundi, le voyage entre le Vieux Port et le stade Loujniki a été la journée la plus galère de la saison, battant d'une courte tête l'escorte escargot sur le périph parisien un jour de clasico : retard au décollage, turbulences, pneu de l'escorte policière crevée, bouchons. "Ce ne sera pas une excuse" a prévenu DD, conscient que sa sortie post-PSG-OM a laissé des traces dans l'opinion.


Les absences éventuelles de Stéphane Mbia (pied) et André-Pierre Gignac (cuisse), plus gênantes, ne seront pas non plus brandies comme une explication en cas de désillusion. Les deux hommes ont stoppé leur entraînement juste après l'avoir commencé, hier, et ils étaient très incertains dans la soirée. Les seules excuses que Deschamps a trouvées concernent le Spartak Moscou et sa défaite de samedi dans le derby contre le Lokomotiv (1-3). "Ils ont d'abord joué à un horaire inhabituel pour eux, à 14 heures locales. Ensuite, beaucoup d'entre eux avaient disputé des rencontres internationales mercredi. Ils n'avaient rien à gagner dans ce match, même si c'était un derby. Et je pense que tous les joueurs, consciemment ou inconsciemment, avaient en tête ce match de mardi et qu'ils n'ont pas donné le maximum". En Russie, le championnat touche à sa fin et le Spartak a quasiment abandonné toute possibilité de revoir la C1 la saison prochaine. L'hiver serait encore plus rude à Moscou qu'à Marseille en cas d'élimination.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/22112010/70/ligue-des-champions-marseille-s-affranchir-enfin.html
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