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vendredi 4 octobre 2013

Ligue des champions: Les clubs français privés d’une place dès 2016?

S’ils sont doublés par la Russie à l’indice UEFA…
«L’essentiel, c’est le championnat. On n’a pas l’effectif pour jouer sur deux tableaux.» Voilà le genre de petite phrase, prononcée par Francis Gillot jeudi soir, qui pourrait coûter très cher au foot français dans les années à venir. Déjà reléguée au 6e rang européen à l’indice UEFA, la France n’est pas aidée cette année par les performances de ses clubs en Ligue Europa. Le nul de Lyon, la nouvelle défaite de Bordeaux et les éliminations prématurées de Nice et Saint-Etienne en tours préliminaires laissent entrevoir des prévisions très pessimistes pour cette saison. D’autant que la France va perdre l’année prochaine les points de 2008-2009 (un bon cru l’OM et le PSG en quart de finale de Ligue Europa), puisque le classement est établi sur les cinq dernières saisons.
Reléguée à quatre longueurs du Portugal (55,7 points contre 51,1), la France ne lutte plus vraiment pour la 5e place, mais pour sauver la 6e, convoitée par la Russie et les Pays-Bas (41,1 et 41, 6 points). Cette saison, ces menaces ne sont pas encore à prendre très au sérieux. Mais dans un avenir proche (2016?), la perte de la 6e place pourrait coûter très cher à la France puisqu’elle serait privée d’une place en Ligue des champions. Le deuxième de Ligue 1 devrait passer par un tour préliminaire pour accéder à la C1 et le troisième serait qualifié pour l’Europa Ligue.

http://www.20minutes.fr/sport/1232005-20131004-ligue-champions-clubs-francais-prives-dune-place-des-2016

vendredi 17 mai 2013

« Heureux à l’UEFA

Le président de la Fifa, Joseph Blatter, a dit que vous étiez son candidat naturel pour le remplacer…
Il l’a toujours dit. Mais moi, je ne sais pas ce que je ferai. Je suis très heureux à l’UEFA, je n’ai pas pris de décision.
Cette déclaration de M. Blatter vous fait-elle plaisir ?
Je connais Sepp depuis longtemps. Il n’y a que la presse qui essaye de nous opposer. Parfois, nous ne sommes pas d’accord sur certains problèmes de foot, c’est tout. Mais il n’y a pas de problème humain ou relationnel entre nous. Je l’apprécie, il m’apprécie.
Vous lui avez quand même répondu par voie de presse récemment…
Pendant une semaine, il a parlé dans la presse… Je me suis permis de répondre que l’arbitrage à cinq, c’est lui qui l’a accepté. Il dit qu’il n’y a pas d’argent pour cinq arbitres. Mais la technologie sur la ligne de but coûte plus cher ! À l’UEFA, on a fait des tests sur l’arbitrage à cinq, puis l’international board l’a accepté. Et maintenant, une quinzaine de pays l’ont adopté. J’essaye de trouver des solutions, car la technologie sur la ligne de but ne règle pas les problèmes de l’arbitrage. Cette technologie regarde si le ballon est rentré ou pas. Moi, ça me coûterait 50 millions pour l’installer dans les compétitions européennes ! On a fait des statistiques en Italie : il y a 50 % d’erreurs en moins avec cinq arbitres. Mon seul problème, c’est le relationnel entre les arbitres, c’est pour ça que je veux qu’on les enregistre. Lors du match entre Dortmund et Malaga (quart de finale de la Ligue des champions), il y a un but hors-jeu, facile à voir. De deux choses l’une : ou personne ne l’a vu, ou il y a des arbitres qui l’ont vu et qui n’ont rien dit aux autres. Il y a peut-être un problème de communication entre les arbitres.
M. Blatter vous avait quand même comparé à Khadafi…
Il ne l’a pas dit comme ça. Quand je lui ai parlé d’organiser l’Euro 2020 dans plusieurs pays, il m’a dit que c’était une très bonne idée. Et après, il m’a dit que Khadafi avait proposé la même chose pour une compétition en Afrique. Mais il n’a pas comparé Platini à Khadafi. Il y a une grosse différence.

« On a déjà fait beaucoup »

Ce modèle de l’Euro 2020 est-il destiné à se répéter ?
Non, c’est pour une fois seulement. Les Fédérations trouvent que c’est bien, beaucoup vont candidater. On va pouvoir donner l’Euro à des pays qui n’ont jamais accueilli cette compétition, les gens comprennent de plus en plus que c’est une très bonne chose. Mais pour l’avenir, un pays peut encore organiser un Euro seul. L’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne peuvent le faire, la France l’aura fait (2016), l’Italie pourrait aussi, même s’il faudrait refaire des stades. La Turquie peut l’avoir également. Mais là, pour 2020, c’est bien pour le développement du foot, le développement des fédérations. Je dois penser à mon premier métier : développer le football en Europe.
Après six ans au poste de président de l’UEFA, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis heureux. J’essaye de faire mon boulot le mieux possible, de façon démocratique, en consultant les familles du foot, les fédérations, les joueurs, les ligues, les clubs. On essaye de faire avancer le foot. On a les moyens de nos ambitions. On a déjà fait beaucoup. Il y a un dénominateur commun à l’UEFA : le football. On n’est pas dans la politique politicienne, ces temps-là sont finis.

http://www.estrepublicain.fr/sport/2013/05/17/heureux-a-l-uefa

samedi 22 décembre 2012

Malaga : L'UEFA tape du poing sur la table

L'UEFA a décidé d'exclure Malaga de la prochaine compétition européenne pour laquelle le club espagnol se qualifierait entre 2013 et 2017. Sept autres clubs ont aussi été visés par l'instance européenne.

L’UEFA ne rigole plus. L'instance dirigeante du football européen est passée à l’action. Vendredi, Malaga a été exclu de la prochaine compétition européenne pour laquelle le club espagnol se qualifierait au cours des quatre prochaines saisons pour des arriérés de paiement non réglés. Le club encourt une deuxième saison de suspension européenne au cours des quatre prochains exercices en cas de non règlement des arriérés avant le 31 mars 2013.
Malaga, qui a en plus écopé d'une amende de 300.000 euros, était l'un des neuf clubs avertis cet automne par l'instance de contrôle financier, qui passent les comptes des équipes à la loupe pour vérifier s'ils se plient au premier volet du fair-play financier cher à Michel Platini, le patron de l'UEFA.
Cinq autres clubs ont reçu une amende et restent sous la menace d'une sanction similaire s'ils n'ont pas réglé leurs arriérés de paiement d'ici le 31 mars: deux Croates, Hajduk Split et Osijek, deux Roumains, le Rapid et le Dinamo Bucarest, et le club serbe du FK Partizan. Vojvodina (Serbie) et Arsenal Kiev (UKR) devront aussi payer une amende tandis que le cas du Lech Poznan (Pologne) a été classé.

http://www.eurosport.fr/football/ligue-des-champions/2012-2013/uefa-malaga-exclu-de-toute-competition-europeenne-pour-les-quatre-prochaines-saisons_sto3540340/story-lci.shtml

mardi 22 mars 2011

Platini réélu président de l'UEFA

Le Français Michel Platini, 55 ans, seul candidat, a été réélu président de l'UEFA pour un second mandat de quatre ans par le congrès réunissant aujourd'hui à Paris les 53 fédérations composant l'organe dirigeant du football européen.

Le vote s'est fait par acclamation. Les représentants des fédérations du vieux continent avaient le choix entre un vote classique ou la simple acclamation.

L'ancien capitaine de l'équipe de France (41 buts en 72 sélections) avait été élu pour la première fois le 26 janvier 2007, lors du précédent congrès électif à Düsseldorf (Allemagne), gagnant le scrutin face au Suédois Lennart Johansson, alors président sortant. M. Platini avait été élu sur un score serré (27 voix contre 23, deux bulletins non valides, l'UEFA ne comptant à cette époque que 52 membres). "Ce n'était pas tendu, c'était tendu pour les autres !", avait plaisanté dimanche M. Platini, interrogé par l'AFP sur son souvenir de cette bataille électorale.

Rien à voir en tout cas avec une réélection quatre ans plus tard en forme de triomphe sur ses terres, en France, dans le cadre du somptueux Grand Palais de Paris. Traité de révolutionnaire ou de doux rêveur par ses détracteurs lors de son élection il y a quatre ans, M. Platini a tranquillement mené le jeu et ses réformes.

Aujourd'hui, le principe d'un fair-play financier a été accepté et c'est une vraie révolution qui s'est faite en douceur: un club ne pourra pas dépenser plus qu'il ne gagne sous peine, par exemple, d'exclusion de la Ligue des champions à partir de la saison 2014-15. L'ouverture de la Ligue des champions à des petites nations, qu'il prônait il y a quatre ans, est devenue réalité, sans heurts et sans remettre en cause le formidable impact d'une compétition toujours reine sur le vieux continent et au delà.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/22/97001-20110322FILWWW00511-platini-reelu-president-de-l-uefa.php
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mardi 7 décembre 2010

.Platini : "Je les aurais suspendus à vie"

Michel Platini livre ses quelques vérités sur le fiasco de l'équipe de France à la Coupe du monde 2010. Dans un entretien paru dans So Foot, il assume son soutien à Domenech tout en prenant ses distances avec Escalettes, il tacle les meneurs de Knysna et... refuse de chanter La Marseillaise...


Attention, Michel Platini parle de football français. Depuis qu'il est président de l'UEFA (2007), c'est un petit événement. Platoche se fait rare sur les affaires de la FFF et des Bleus. L'avantage, c'est que lorsqu'il accepte le principe d'un entretien sur le sujet, il arrive à quitter la réserve du diplomate travaillant en Suisse. Platini dit trois choses importantes, dans un entretien accordé, pour les colonnes de So Foot, à l'un de ses biographes et journaliste de confiance, Jean-Philippe Leclaire.


D'abord, il "assume" le maintien de Raymond Domenech, en juin 2008. Une fois de plus. Mais il tient à réécrire l'histoire vendue depuis par Jean-Pierre Escalettes, celle d'une décision inspirée par les plus grands techniciens, dont lui-même. "Je n'ai fait que suivre l'avis du président de la fédération, qui voulait le garder", dit Platini. La version d'Escalettes ? "Tu parles. Il m'a demandé de le soutenir dans son choix (...), et je lui ai répondu oui, d'autant plus facilement que c'était une bonne idée. Maintenant, j'ai dit à Escalettes : 'Si tu vires Raymond, je te suis aussi'." Platini persiste à épargner l'ex-sélectionneur. "Mourinho n'aurait pas fait mieux que Domenech. On n'a pas une bonne équipe, on n'a pas une grande génération. (...) La seule chose que je reproche à Raymond, c'est sa com' de merde. (...) Il a protégé ses joueurs qui, eux, l'ont lâché."




"C'est nul, c'est des cons"


Les joueurs, c'est sur ceux que Platini lâche, ensuite, sa petite bombe. "C'est nul, c'est des cons". Voilà ce que Platini a ressenti face au spectacle de la grève de Knysna. "L'image de l'équipe de France, ça ne se négocie pas. Moi j'aurais été beaucoup plus dur avec les joueurs qui ont fait grève, je les aurais suspendus à vie." Dans la question suivante, Platini précise qu'il aurait appliqué la guillotine aux "meneurs". Mais il ne donne pas de nom. "Je n'ai pas suivi les enquêtes, mais sur le principe, oui." La FFF a désigné comme tels Anelka, Evra, Ribéry et Toulalan.


Entre autres choses, enfin, l'ex-capitaine emblématique des Bleus met son grain de sel dans le débat sur La Marseillaise relancé par les déclarations tapageuses de Nicolas Anelka : "Aujourd'hui, paraît-il, si tu ne chantes pas la Marseillaise, c'est que tu n'aimes pas la France. Moi la Marseillaise, je ne l'ai jamais chantée, et pourtant j'aime la France. (...) C'est un hymne guerrier qui n'a rien à voir avec le jeu, la joie du football. Les onze en face de nous, sur le terrain, ils ne venaient pas 'égorger nos fils et nos compagnes', ils voulaient juste nous prendre le ballon."


Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/06122010/70/platini-je-les-aurais-suspendus-a-vie.html
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samedi 18 septembre 2010

Déjà un premier rebondissement suite au retour de l’affaire Edel !

Hier, le 10 Sport relançait la polémique autour du gardien du Paris Saint-Germain Apoula Edel en se procurant de nouveaux documents. Il faut dire que son ancien entraîneur Nicolas Philibert, qui accuse le portier de falsification d’identité et d’âge, a de nouveau formulé une plainte, lassé d’attendre l’aboutissement de sa première, mais en se constituant cette fois-ci partie civile.

Une chose est sûre, pour le PSG, le mal est fait. Le FC Séville a en effet pris connaissance de ces accusations et le quotidien espagnol As annonce ainsi ce matin que le club andalou a porté réclamation auprès de l’UEFA après la victoire parisienne à Sanchez Pizjuan jeudi soir. L’UEFA va donc devoir étudier ce cas et si preuve était faite de la falsification d’identité, non seulement Paris perdrait sur tapis vert le match face à Séville, mais il serait également immédiatement exclu de la Ligue Europa.

Le PSG court donc un grave danger et doit espérer que la confiance attribuée à Edel, fraîchement promu titulaire et dont la bonne foi dans ce dossier a toujours été louée, ne le placera pas dans une nouvelle situation de crise. Sur le terrain juridique, chacun affûte ses armes. L’avocat de Nicolas Philibert, Maître Serge Bilet, a ainsi déclaré au Parisien : « dans ce dossier, nous avons plusieurs documents prouvant qu’Apoula Edel et Ambroise Beyaména sont la même personne ». L’avocat du gardien, Maître Christophe Bigot affirme lui : « Je détiens la preuve irréfutable qu’il exerce sous sa vraie identité ». La vérité sera bientôt dévoilée et le PSG va devoir serrer les dents en attendant.
http://www.footmercato.net/ligue1/deja-un-premier-rebondissement-suite-au-retour-de-l-affaire-edel_55535

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vendredi 23 avril 2010

Platini: "Je ne vois pas la France gagner"

Michel Platini estime que la France passera le 1er tour du Mondial mais qu'elle ne remportera pas le tournoi, dans un entretien accordé au Groupe Hersant Média, à paraître à partir de vendredi. Le président de l'UEFA y va aussi de sa petite pique sur Raymond Domenech qui a été "nul"
Au moins, le message est clair. Pour Michel Platini, la France n'accrochera pas de deuxième étoile à son maillot, lors de la prochaine Coupe du monde. "Je ne la vois pas gagner, je la vois passer le premier tour, déclare-t-il. Après, ils joueront soit l'Argentine soit le Nigeria. L'équipe de France n'est pas actuellement la meilleure équipe du monde, ni dans les trois meilleures équipes du monde, mais elle fait partie de ces équipes, comme l'Argentine, l'Allemagne, l'Italie, le Portugal, la Hollande, qui vont être difficiles à battre."

Domenech "a été nul"

Pour le patron de l'UEFA, les Bleus ne sont pas au niveau de leurs illustres prédécesseurs. "Il y a de bonnes individualités dans ce groupe, mais soyons clairs, il n'y a pas de grande individualité. Je pense tout simplement que la France a perdu une grande génération." Michel Platini, qui souhaite voir un pays "européen" soulever la Coupe du monde, cite trois grands favoris. "Pour moi, il y a trois équipes qui sont au-dessus: l'Espagne, l'Angleterre et le Brésil. Elles ont les meilleures équipes, les meilleurs joueurs et ce sont elles qui jouent le mieux. Après, on peut imaginer un deuxième cercle avec l'Allemagne, l'Italie, l'Argentine."

Le président de l'instance européenne revient également sur le cas de Raymond Domenech, qu'il a soutenu après le fiasco de l'Euro 2008. Pour Platini, "il y a un problème Raymond" mais "un problème de personnalité, pas de technicien". "Où il a été nul, c'est après l'Euro avec son annonce (sa demande en mariage, ndlr) qui a heurté toute la France, explique-t-il. Les gens étaient peinés, tristes, et lui, il arrive avec sa phrase. Il le sait, il l'a reconnu, il a fait une connerie et puis voilà. Avant d'être soi même, on est l'entraîneur de l'équipe de France. On se doit à toute la famille française du foot."

AFP

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jeudi 25 mars 2010

Platini en veut encore

Le président de l'UEFA, Michel Platini, a annoncé jeudi à Tel-Aviv qu'il briguerait un deuxième mandat à la tête de l'instance européenne lors du prochain congrès électif, en 2011. L'ancien meneur des Bleus part largement favori puisqu'aucun autre candidat ne s'est déclaré pour le moment.

"Je suis un homme heureux, un président heureux, je suis très heureux de vous connaître. Je suis très heureux de travailler avec vous", a déclaré M. Platini, 54 ans, au terme du congrès de l'UEFA, qui réunissait les responsables des 53 fédérations membres. "Nous avons déjà fait beaucoup de choses ensemble (...) et je sais qu'on va faire énormément de choses dans l'avenir, c'est pour ça que j'annnonce ma candidature à la présidence de l'UEFA", dont le vote aura lieu lors du prochain congrès, dans un an à Paris, a poursuivi l'ancien meneur de jeu des Bleus.

"C'est un moment qui n'est pas facile car il va falloir que je parle de moi, a-t-il ajouté. Beaucoup de personnes s'inquiètent pour mon avenir, j'en suis très flatté. Je n'ai absolument pas voulu répondre à la presse, à d'autres personnes. Je voulais consacrer ma réponse à vous, c'était normal logique et propre de vous réserver la réponse".

Standing ovation

Cette annonce de Michel Platini, élu début 2007 pour un mandat de quatre ans, a été saluée d'une standing ovation par les participants au congrès, qui seront donc l'an prochain les électeurs chargés de le réélire -ou pas-. Il part cette fois cependant largement favori. Aucun candidat ne s'est déclaré et son bilan est apprécié M. Platini, 54 ans, avait été élu président de l'UEFA le 26 janvier 2007 à Dusseldörf pour une durée de quatre ans. L'ancien meneur des Bleus avait battu à l'époque le candidat sortant, le Suédois Lennart Johansson.

Son élection, il y a quatre ans, avait soulevé un tollé chez ses adversaires, à l'issue d'un scrutin serré. Sur les 52 fédérations (une a été ajoutée depuis) détenant chacune une voix, "Platoche" avait recueilli 27 voix contre 23 au président suédois en poste depuis 1990 (il y avait aussi deux bulletins non valides). Le président de la fédération allemande, Theo Zwanziger, l'avait taxé après le scrutin de "romantique social", élu seulement par des "pays de moins de 100 habitants".

Contrôle de gestion

Depuis, M. Platini a su éviter les tacles en coulisses et imposer son football à visage humain contre le football des gestionnaires, imposer sa vision, celle d'un ancien grand joueur contre la technocratie. L'ancien joueur de la Juve a fait taire ses opposants. Il fut ainsi un des artisans de la disparition du G14, début 2008, remplacé par une association européenne des clubs (ECA). Cette nouvelle instance reconnue par l'UEFA, alors que le G14 ne l'était pas, a permis de renouer le dialogue avec les grands clubs d'Europe. L'UEFA avait admis le principe d'une indemnité pour les clubs dont les joueurs sont concernés par un championnat d'Europe des nations et en échange, les grandes formations européennes promettaient de retirer leurs plaintes devant les juridictions civiles.

M. Platini, comme il l'avait promis dans son programme de candidat il y a quatre ans, a permis l'ouverture de la Ligue des champions à des "petites nations". Mais son principal legs restera la mise en place d'un contrôle de gestion (fair-play financier). Avec cette dernière mesure, adoptée le 15 septembre 2009, l'UEFA a sonné la fin de la victoire à crédit: si un club ne présente pas un bilan équilibré sur trois ans, s'il est endetté, il pourrait être exclu de la Ligue des champions. Si un tel critère avait existé par le passé, des clubs endettés comme Manchester United, l'Inter Milan, Chelsea ou Liverpool n'auraient pas pu participer à la C1.

AFP / Eurosport

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vendredi 26 février 2010

Indice UEFA : la France grappille du terrain sur l’Italie et l’Angleterre

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Mais qu’arrive-t-il à nos clubs français ? Si décriés ces dernières saisons pour leur manque d’intérêt et de motivation en coupe d’Europe, nos chers représentants effectuent une saison en tous points remarquable.

Mieux, ils se sont découvert des ressources morales inespérées comme pour Lille, qui a su revenir au score dans l’ambiance chaude bouillante de Fenerbahçe ou ont tout simplement assumé leur statut de favori comme pour Bordeaux face à l’Olympiakos ou pour l’OM face à Copenhague. Une bonne nouvelle pour le football français, mais aussi pour l’indice UEFA, plus que jamais confortée cette saison par ces bons résultats. Habituée à être lâchée chaque saison par l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie, la France s’accroche et fait même le trou sur ses principaux poursuivants. Mieux, elle a rattrapé une partie de son retard sur l’Italie, qui n’est plus qu’à 0,167 point, et revient tout doucement sur l’Angleterre.

En net regain de forme depuis deux saisons, il manque encore une saison référence pour les club français pour renouer avec le succès en coupe d’Europe. Avec quatre représentants encore en course, cette saison 2009/2010 pourrait être la bonne, celle du renouveau sur la scène européenne. Prochains éléments de réponse dans deux semaines avec un périlleux déplacement à Santiago Bernabeu pour l’OL.
Footmercato