dimanche 7 mars 2010

Abriel : "danger"

Fabrice Abriel connaît bien le jeu lorientais. L'ancien Merlu craint les Bretons et leur jeu à une "touche de balle". Le milieu de terrain de l'OM estime ainsi qu'il y a un "réel danger". Mais il croit tout de même à une 5e victoire marseillaise d'affilée en championnat, ce soir, au Vélodrome
FABRICE ABRIEL, pensez-vous l'OM capable de poursuivre sa série de quatre victoires consécutives en championnat ?

F.A. : Dimanche dernier, on est allé gagner à Paris (3-0). Après cette large victoire, les gens ne comprendraient pas que l'on ne s'impose pas face à Lorient. Mais il n'y a pas pour autant d'excès de confiance de notre part.

Vous faites référence à la défaite de l'an passé face aux Merlus à domicile (3-2) ?

F.A. : Oui, car le danger c'est de revivre ce type de scénario. Nous sommes encore loin de nos objectifs et on obligé de réaliser une grosse série de victoires. On veut réellement profiter de la spirale positive actuelle pour assurer une certaine continuité dans nos résultats. Si on est régulier, on pourra récoler aux équipes de tête.

Vous avez évolué plusieurs saisons à Lorient, quelle est la caractéristique de cette équipe ?

F.A. : Elle réussit bien contre les grosses écuries. Lorient gagne souvent au Parc des Princes par exemple Ça fait d'ailleurs trois saisons qu'ils arrivent à réaliser de très bons matches.

Et sur le plan du jeu ?

F.A. : Ils jouent en contre. Ça va très vite devant. C'est un réel danger. Leur jeu en une touche de balle se porte très rapidement vers l'avant. Ils exercent un pressing haut. Et que ce soit à domicile ou à l'extérieur, cette équipe reste fidèle à elle-même. Mais l'OM a assez d'expérience. On doit arriver à les faire déjouer. Il ne faut pas qu'ils puissent reproduire en match ce qu'ils font à l'entraînement. On s'expose au danger s'ils arrivent à jouer à une touche de balle en mettant beaucoup de mouvement. Et puis, ils ont aussi des faiblesses

Comment expliquez-vous cette continuité de jeu malgré les départs de nombreux cadres à l'intersaison ?

F.A. : Ça ne me surprend pas. L'équipe a progressé. Car même si certains joueurs sont absents, les résultats sont toujours là. C'est grâce au groupe. Il est toujours présent. Même s'ils sont mieux classés que l'an passé à la même époque, on va attendre la fin du championnat pour réellement juger leur parcours.

La saison dernière, vous étiez un des piliers des Merlus, ces dernières semaines vous n'êtes pas souvent titulaire avec l'OM. Ce changement de statut est-il délicat à gérer ?

F.A. : Je place mon cas personnel au second plan. J'ai fait ce choix. Pour moi, l'essentiel, c'est de vivre une belle aventure collective. Les états d'âme et l'aspect personnel, ça passe après. Je veux gagner un titre. Ou plusieurs (rires).

Vous ne regrettez donc pas votre choix ?

F.A. : Mais si j'avais vraiment souhaité jouer plus souvent, je serais resté à Lorient. Ici, on a un groupe élargi. Ça permet de faire souffler tout le monde quand il le faut. Car on ne peut pas être frais si l'on joue tous les matches. Chacun veut être titulaire. Mais le plus important c'est d'apporter ses qualités au groupe au moment où l'on est appelé. Peu importe si on marque, si on fait des passes décisives ou quelque chose d'autre

Attendez-vous particulièrement vos retrouvailles avec vos anciens coéquipiers ?

F.A. : J'ai vraiment gardé des vrais amis à Lorient. Le regard que je porte sur cette équipe est forcément particulier. Et puis c'est toujours un moment un peu exceptionnel de rejouer contre ses anciens coéquipiers. Sentimentalement, c'était quand même plus fort au match aller.

Eurosport

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