De quoi satisfaire un Guy Lacombe qui ne verse pourtant que très rarement dans l'euphorie : "C'est vrai qu'on a eu de la chance et de la réussite. Tout le monde croyait que c'était cuit à 3-2. Mais les garçons ont été forts mentalement. C'est quelque chose que le groupe devait vivre. Un groupe se forge dans ces moment-là. C'est bien pour l'avenir."
Sébastien Puygrenier trace le même sillon que son entraîneur : "Cette victoire peut être fondatrice pour nous. Dans la combativité, on a été présent de la première à la dernière minute, même si ça a été dur par moments." L'ASM avait besoin d'un tel scénario pour s'offrir une fin de saison exaltante. Car depuis le 7 février et sa défaite à Saint-Etienne (3-0), l'équipe de la Principauté marque le pas. Sa série de quatre défaites, deux nuls pour seulement une victoire a mis fin à ses espoirs de Ligue des Champions et l'a condamnée au ventre mou du championnat.
Pino, le symbole
Principale cause de la descente aux enfers de l'ASM, son attaque qui ne tournait plus très rond. En 120 minutes mercredi, les hommes de Guy Lacombe ont inscrit deux fois plus de buts que lors des deux derniers mois. De quoi décomplexer le groupe et faire sauter quelques verrous dans les têtes. Symbole de cette révolte, Juan Pablo Pino, bien évidemment. Le Colombien ne disputait là que son huitième match de la saison. Bourré de talent, il voit son début de carrière pourri par des blessures à répétition.
Mais, mercredi, c'est de lui qu'est venu le sursaut : "Il y a aussi un symbole dans ce match, c'est Pablo Pino. On était tous très content pour lui. Il a eu une saison vraiment galère. C'est un joueur pétri de talent. Et ce soir, il rentre et il nous met un troisième but qui nous permet d'espérer encore. Puis, il est encore dans le coup sur le but qui nous permet de nous qualifier", s'est félicité Puygrenier. Une attaque qui reverdit, Pino qui pointe le bout de son nez, une qualification pour les demi-finales de la Coupe de France et une vraie force de caractère démontrée ce mercredi : et si la fin de saison de l'ASM n'était finalement pas aussi insipide qu'elle n'y paraît ?
Eurosport
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