samedi 6 mars 2010

Paris ...enfin?

Pas facile de faire partie du PSG en ce moment. Paris vient de se faire ridiculiser à domicile par Marseille (0-3), concédant ainsi la plus large défaite de son histoire face à l'ennemi juré au Parc des Princes. Pire encore, un de ses supporters est toujours dans le coma suite aux incidents survenus entre des membres des tribunes Auteuil et Boulogne, faisant resurgir le souvenir des heures les plus sombres du hooliganisme autour du PSG. Son image, déjà largement écornée, en a encore pris un coup et c'est une équipe parisienne en pleine crise qui se présentera à Bollaert samedi soir pour tenter de sauver ce qui peut l'être.

Une victoire à Lens ne réglerait évidemment pas les problèmes de Paris. Tout juste permettrait-elle aux hommes d'Antoine Kombouaré de s'offrir un peu de répit, mais le divorce avec le public est déjà consommé. Certains supporters ont réaffirmé cette semaine leur mécontentement envers l'actionnaire majoritaire, Colony Capital, en lançant des fumigènes devant le siège de l'entreprise. Englué à la douzième place du classement, le club de la capitale n'avait pas besoin d'une telle publicité. "Il est clair qu'aujourd'hui, nous avons une très mauvaise image. Le comportement de certains supporters et nos résultats ne l'améliorent pas", déplore l'entraineur parisien. "Il ne faut pas se contenter de regarder les choses. En ce qui nous concerne, nous devons gagner les matches. Le plus dur est de faire abstraction de tout ce qu'il se passe actuellement autour de nous. Ce sont des décisions qu'on ne peut pas maîtriser. La meilleure chose que nous puissions faire est de renouer avec la victoire le plus vite possible", a-t-il ensuite insisté.

Coupet : "Il manque cette haine de la défaite"

La tâche ne sera pas simple face à des Lensois qui restent sur deux succès face au Mans (2-1) et Monaco (3-0) à Bollaert en championnat. Et d'autant plus compliquée que le PSG affiche un niveau de jeu alarmant depuis le début de l'année 2010. D'ailleurs, il serait relégable si le championnat avait démarré le 1er janvier. Le vague renouveau après une série de trois matches sans défaite a été balayé par la force de frappe marseillaise. Et le retour de Guillaume Hoarau n'a pas encore eu l'effet escompté sur le rendement offensif des Parisiens qui confirment en revanche leur fébrilité en défense. "Déjà, il faut retrouver une efficacité défensive. Nous devons reproduire ce que nous avons fait sur les trois matches précédents celui face à Marseille, à savoir ne pas prendre de buts. Devant, nous avons des arguments pour poser des problèmes et marquer. Mais le principal est de recouvrer cette solidité défensive et être costauds", martèle un Kombouaré qui n'en finit plus de ressasser le même discours depuis des mois, sans succès.

Celui-ci portera-t-il enfin ses fruits dans l'Artois ? Rien n'est moins sûr. Mais l'entraineur parisien ne désespère pas. Et il pourra compter sur les retours de Stéphane Sessègnon et Mamadou Sakho, dont les absences pour cause de suspension ont été cruellement ressenties face à l'OM. Si les deux joueurs n'ont pas toujours été irréprochables cette saison, ils demeurent, avec Mevlut Erding et Guillaume Hoarau, des pièces maitresses d'un PSG en manque criant de talents. Et surtout de caractère. "Je pense qu'on a une bonne équipe, mais qu'on manque de leaders, de joueurs qui ont la rage. L'ambiance est bonne dans le vestiaire, mais presque trop au vu des résultats. On vit bien. Quand on gagne on est content, quand on perd on est déçu, mais il manque cette haine de la défaite. Peut-on transformer des gentils garçons en tueurs ? Je ne sais pas", s'interroge Grégory Coupet, de retour à l'entrainement mais trop juste pour être dans le groupe. A Lens, Paris devra trouver ce mental qui lui fait défaut. Sans quoi il lui sera difficile, voire impossible, de sortir de cette spirale infernale.

Eurosport

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