En 2010, les performances de l'OL en L1 offrent deux lectures : un parcours de champion (trois victoires, un nul), mais un jeu indigne de son statut et de ses ambitions. Car hormis leur deuxième période à Lorient (3-1), les hommes de Claude Puel n'ont rien montré. Surtout pas à Toulouse, dimanche (0-0). Avant ce déplacement, Claude Puel avait certifié que ni lui si ses joueurs n'avaient déjà la tête au Real. Au vu de la prestation insignifiante de son équipe, on peut espérer qu'il se trompait.
Puel veut de la «continuité»
L'entraîneur misait sur les matches à Toulouse et contre Lens, samedi prochain, pour une montée en puissance. «On ne peut pas ne pas être présent en championnat et d'un seul coup l'être en Ligue des champions. Il faut de la continuité». Ce postulat rend inquiet pour mardi. Difficile de se racheter un jeu en une semaine. «On sait que dans les grands matches tout le monde sera mobilisé à 200 %», rassure Hugo Lloris. Pour se protéger du monde extérieur, la coupure a été accentuée. Elle débutera dès jeudi soir. Au programme : séance à huis clos vendredi et mise au vert à partir du samedi matin jusqu'au match contre le Real Madrid. Avec, au milieu, la réception de Lens, samedi soir, et la conférence de presse de lundi.
L'élimination contre le Barça, «une leçon pour la suite».
L'an dernier, au même stade de la compétition, les Lyonnais avaient focalisé toute leur attention et leur énergie sur leur huitième de finale. Leur élimination à Barcelone (1-1, 2-5) avait plombé la suite de leur saison en championnat. «On a surtout très mal géré l'entre deux matches, précise Puel. On était passés à travers avec pas mal de blessures et des joueurs dispersés dans leur tête qui pensaient trop au retour. C'est une leçon pour la suite.»
Le groupe est-il plus mûr cette saison? Puel est songeur : «Je ne nous considère pas encore assez mûrs dans notre jeu, alors... Ça ne sert à rien de dire qu'on est mûrs et qu'on va ben gérer ça. On verra si on a compris quand nous serons confrontés à la réalité.» «L'élimination à Barcelone nous avait fait mal, mais aujourd'hui on y pense de manière positive», estime Cesar Delgado. Si bien que l'Argentin ne se pose pas de questions et ne fait pas de complexes à l'idée de se mesurer au Real de son compatriote Higuain. «Le favori de ce match ? C'est Lyon ! Il ne peut pas y en avoir un autre. Dans le vestiaire, on le sent comme ça.»
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