Bordeaux (1er)
Même quand les événements ne tournent pas en sa faveur, Bordeaux parvient toujours à retomber sur ses pieds. A Grenoble, Laurent Batlles a d'abord jeté un froid en ouvrant le score face à son ancienne équipe. "On prend ce superbe but à la fin d'une première période où on n'a pas évolué à notre niveau. L'état du terrain, gelé, a aussi mis en difficulté nos joueurs techniques", avoue Fernando. Mais les Girondins ont de la ressource et vont le prouver une nouvelle fois. Aidés par l'expulsion de Juan, ils vont réagir grâce à Gouffran, Chamakh et Cavenaghi. "Ce score de 3-1 en notre faveur est assez flatteur", concède pour sa part Laurent Blanc à qui il n'échappe pas que les résultats de la soirée permettent à son équipe de creuser un peu plus l'écart en tête : "même si je suis déçu par la manière, c'est une bonne affaire sur le plan comptable". Bordeaux, qui reste sur huit matches sans défaites (7 victoires et 1 nul) en championnat, compte désormais 8 points d'avance sur Montpellier, l'équipe surprise de cette saison.
EN BAISSE
Lille (3e)
Toutes les bonnes choses ont une fin. Depuis la fin de l'année 2009, Lille était sur un nuage avec 26 buts marqués et seulement 4 encaissés. Mais Sochaux s'est chargé de ramener les Nordistes sur terre (2-1). L'absence de trois joueurs partis à la CAN, dont le meilleur buteur Gervinho (11 buts), n'y est sans doute pas étrangère. Dans le Doubs, le LOSC a ainsi arrêté sa série à sept victoires consécutives. "La fin de série, c'est anecdotique, on savait qu'elle n'allait pas durer jusqu'à la fin du championnat. Ce qui est plus gênant, c'est que les autres équipes de tête ont gagné. On rentre un peu dans le rang", regrette surtout Rudi Garcia dont l'équipe est la grande perdante de la journée. Troisièmes, les Lillois sont désormais relégués à 10 points derrière Bordeaux et ont perdu leur place de dauphin au profit de Montpellier.
LE JOUEUR
Stéphane Ruffier (Monaco)
Pendant qu'Edel craquait, détournant un centre monégasque dans ses buts (0-1), il n'en a pas été de même pour son homologue monégasque, Stéphane Ruffier. Au Parc des Princes, le gardien a sorti le grand jeu, évitant même d'un superbe réflexe un but contre son camp de Mongongu qui avait voulu lui remettre un ballon de la tête. "On a eu un grand Ruffier et de la solidarité entre les joueurs", s'est félicité Guy Lacombe. Infranchissable, et aidé par les montants de sa cage, il a écoeuré les Parisiens. Antoine Kombouaré en atteste : "On aurait pu jouer trois heures, on n'aurait pas marqué. Il y a eu un peu de maladresses et il y a eu un gardien en état de grâce". De son côté, l'international Espoirs se réjouit d'avoir livré "le match le plus complet de (sa) carrière" mais il ne veut pas parler des Bleus. "Je suis content que l'on m'en parle mais je prends du recul par rapport à ça", calme-t-il.
LE BUT
Kim Källström (Lyon)
Kim Källström a du caractère. Malmené, à l'image de toute son équipe, tout au long de la première période par des Lorientais virevoltants, le milieu de l'OL a su se reprendre en deuxième période. Et de quelle manière ! Après l'égalisation de Lisandro Lopez, c'est lui qui a donné l'avantage au club rhodanien d'une frappe de mule de 25 mètres, après une relance hasardeuse de la défense des Merlus, à vingt minutes du coup de sifflet final. Une juste récompense pour l'ancien Rennais, qui s'était déjà essayé à plusieurs reprises sur des tirs longue distance auparavant. Le Suédois y est même allé de son doublé avec un but plein de finesse en fin de match. Préféré à Gonalons à la dernière minute, il peut se réjouir d'avoir été l'un des principaux artisans de la victoire lyonnaise (1-3), la deuxième consécutive, qui permet aux hommes de Claude Puel de rester dans le quintet de tête du championnat.
Eurosport
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