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mardi 10 mai 2011

Affaire des quotas : Chantal Jouanno dédouane Laurent Blanc

Chantal Jouanno a estimé mardi, en conclusion de l'affaire dite des quotas qui ébranle la FFF depuis deux semaines, qu'il n'y avait pas d'«éléments ou de faisceau d'indices qui permettrait de dire qu'il y a atteinte à la loi de 2001 sur les discrimination».

Une discussion «maladroite et déplacée»

«Il n'y a pas lieu de saisir la justice», a indiqué la ministre des sports, en présentant à la presse les conclusions de la mission d'inspection menée par des inspecteurs du ministère des sports. L'un des rôles de cette mission était de déterminer si, oui ou non, les propos tenus par les participants à la réunion du 8 novembre 2010 constituaient un délit pénal, notamment pour incitation à la discrimination et instauration de quotas.

«Les moyens pour limiter les bi-nationaux ont effectivement été débattus.Le sujet a été abordé de manière maladroite et déplacée. Il y a des sous-entendus à la limite de la dérive raciste, mais il n'y a pas eu de projet d'instauration de quotas», a conclu Chantal Jouanno.

Blanc dédouané

Concernant Laurent Blanc, la ministre a estimé que rien ne permettait de dire qu'il «cautionne des orientations discriminatoires». «Laurent Blanc assistait à ce type de réunion pour la première fois. Il n'en était ni organisateur, ni pilote. Les auditions montrent qu'il découvrait le débat et qu'il n'avait aucun projet ni avis arrêté», a encore déclaré la ministre. Le sélectionneur des Bleus ne sera pas poursuivi.

Chantal Jouanno a laissé le soin au Conseil fédéral de la FFF de «décider de la poursuite ou non de la mission» du directeur technique national (DTN), François Blaquart.

Un «rappel à la règle» pour Belkacemi

Concernant Mohammed Belkacemi, enfin, la ministre a rappelé qu'il était «interdit d'enregistrer une réunion sans l'aval de ses participants». Mais, dans la mesure où «rien ne permet de dire qu'il avait l'intention de déstabiliser la fédération et il n'a pas transmis l'enregistrement à la presse», seul un «rappel à la règle» est envisagé. «La poursuite de sa mission à la DTN semble délicate mais je souhaite que ses compétences soient conservées au sein de la FFF» a-t-conclu Chantal Jouanno.

http://www.leparisien.fr/sports/affaire-des-quotas-chantal-jouanno-dedouane-laurent-blanc-10-05-2011-1443530.php
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lundi 9 mai 2011

Affaire des quotas: Laurent Blanc auditionné en fin de matinée, le ministère des Sports communiquera peut être en fin de journée

Les deux rapports doivent être rendus dans la journée...
C’est une journée qui risque d’être riche en rebondissements. Ce matin, Laurent Blanc doit être auditionné par les deux missions d’enquête. Celle de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports, diligentée par le ministère des Sports, ainsi que celle de la Fédération, composée de Patrick Braouezec et Laurent Davenas. Le lieu de cette entrevue est toujours tenu secret, la fédération ayant même prévu un endroit de secours. Selon RMC, Laurent Blanc était toujours chez lui, à Mérignac, à 8h30.
Par ailleurs, le ministère des Sports devraient communiquer aujourd’hui, voire demain. C’est ce que vient d’indiquer le cabinet de Chantal Jouanno à 20 Minutes. La ministre des Sports, qui recevra le rapport de l’IGJS en fin de matinée, devrait convoquer une conférence de presse sur le sujet.

http://www.20minutes.fr/article/720421/affaire-quotas-laurent-blanc-auditionne-fin-matinee-ministere-sports-communiquera-peut-etre-fin-journee

samedi 7 mai 2011

Affaire des quotas: Laurent Blanc assure qu'il n'a pas démissionné

Le sélectionneur des Bleus a confié au chef de presse de l'équipe de France qu'il n'avait pas l'intention de quitter ses fonctions...
Contrairement à ce qu’a pu avancer Ouest-France vendredi soir, Laurent Blanc n’a pas l’intention d’abandonner son poste de sélectionneur. C’est ce qu’il a fait savoir par l’intermédiaire du chef de presse de l’équipe de France, Philippe Tournon. «Je l'ai eu au téléphone, on a parlé de sa venue à Paris pour l'audition, de son après audition, mais à aucun moment il n'a été question d'une démission. A aucun moment, je persiste et je signe», a affirmé Tournon à l’AFP. L'information d’Ouest-France est aussi démentie par Fernand Duchaussoy, le président de la fédération, et Chantal Jouanno, la ministre des sports, samedi matin.
Maladroit dans ses propos lors de la réunion du 8 novembre, le sélectionneur n’était pourtant pas prêt à démissionner il y a quelques jours, nous confiait l’un de ses proches. Mais Blanc aurait par la suite été très affecté par les attaques d'une partie des anciens de France 98. Son audition, par les commissions d’enquête de la fédération et du ministère, est prévue lundi, mais pas à Paris. Après un week-end en famille, à Bordeaux, il devrait répondre aux enquêteurs depuis son domicile, en Gironde ou alors à Paris au siège de la FFF.
http://www.20minutes.fr/article/719647/affaire-quotas-laurent-blanc-deja-presente-demission
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vendredi 6 mai 2011

Affaire des quotas : Deschamps vole au secours de Blanc

Didier Deschamps a une nouvelle fois apporté aujourd'hui au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus son soutien sans faille à Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France impliqué dans l'affaire des quotas à la FFF.

"Je suis triste pour Laurent, car on attaque l'homme, pas le sélectionneur, ni l'éducateur, indique l'entraîneur de l'OM. La liberté d'expression existe, la liberté de se taire aussi. Deux enquêtes sont diligentées. Elles sont là pour amener des réponses et déterminer le degré de responsabilité de chaque protagoniste", a-t-il ajouté.

L'ancien capitaine de l'équipe de France Deschamps a estimé que le sélectionneur des Bleus devait demeurer à son poste.
"Laurent Blanc est là et je souhaite qu'il reste le plus longtemps possible. Il n'y a pas la moindre ambiguïté là-dessus".
Le technicien olympien a par ailleurs appelé ses anciens partenaires champions du monde 98 à davantage de modération. "On a nos numéros de téléphone personnel, on peut s'appeler et régler ça. On a connu des moments forts, on a été unis dans la victoire en étant différents", a-t-il rappelé.

"On n'est pas non plus dans un monde de Bisounours. Sans parler de clans, il y a des gens avec qui on a plus ou moins d'affinité. Chacun s'exprime comme il veut, mais c'est toujours mieux d'avoir du recul et de la modération même si c'est un dossier très sensible".

Sans s'exprimer sur le fond de l'affaire, DD a jugé que tout cela laisserait des traces dans le football français, déjà marqué par la campagne calamiteuse des Bleus lors de la dernière coupe du monde en Afrique du Sud. "C'est un mauvais coup pour le football, c'est une certitude, a-t-il conclu. Cela laisse forcément des traces. J'espère que le terrain reprendra ses droits".

http://www.laprovence.com/article/tous-sports/affaire-des-quotas-deschamps-vole-au-secours-de-blanc
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jeudi 5 mai 2011

Laurent Blanc vers la démission?

L'affaire des quotas évoqués lors d'une réunion fédérale du 8 novembre 2010 n'en finit plus d'ébranler le football français qui semble voler en éclats au fur et à mesure des révélations ou interviews savamment distillées par le site Mediapart qui a lâché la «bombe» en fin de semaine dernière. Maintenant que les faits sont avérés et prouvés, enregistrements à l'appui, la question est de savoir quelles en seront les conséquences. A la Fédération française de football, des premières mesures ont été prises, telle la mise à pied provisoire du Directeur technique national, François Blaquart, l'un des principaux protagonistes de la fameuse réunion, elles seront suivies de décisions plus définitives une fois que Fernand Duchaussoy, le président de la FFF, aura reçu les conclusions de la commission d'enquête qu'il a diligentée.
Celle-ci, ainsi que celle placée sous l'égide du Ministère des sports, devrait entendre en fin de semaine Laurent Blanc qui s'est accordé quelques jours de repos dans le nord de l'Italie pour échapper à la pression médiatique et sans doute préparer dans le calme ces auditions qui pourraient bien décider de son avenir. Car l'image, jusqu'ici sans tâche, de l'intéressé, parvenu en quelques mois à redorer le blason de l'équipe de France, sort forcément écornée de cette affaire, d'autant qu'il a d'abord eu la maladresse de nier les propos qui lui étaient imputés avant de faire machine arrière devant les preuves apportées par Mediapart pour s'excuser mais aussi se défendre de toute intention raciste ou discriminatoire.
Le sélectionneur a d'ailleurs reçu le soutien de la «famille» du football français, qui, dans son ensemble, l'a défendu: Christian Gourcuff a ainsi parlé d'un "faux procès", l'Unecatef, le syndicat des entraîneurs, a mis en avant la "probité" et "l'honnêteté intellectuelle" de l'intéressé, Alou Diarra, capitaine des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France sous Laurent Blanc, a affirmé que ce dernier "n'est pas raciste", tandis que la plupart des anciens coéquipiers en équipe de France du «Président» sont également venus, témoignages à l'appui, à son secours. Sauf un et pas n'importe lequel, celui qu'on a le plus entendu dans l'affaire, Lilian Thuram.

Thuram s'en prend à Laurent Blanc...

A plusieurs reprises, l'ancien défenseur des Bleus s'en est pris plus ou moins directement à son ex-partenaire, notamment dans l'interview accordée le week-end dernier à Mediapart dans laquelle il demande que François Blaquart ne soit pas le «lampiste» de l'histoire: "Je suis lié à vie avec Laurent Blanc car il m'a offert le plus beau cadeau qu'un enfant puisse rêver, la Coupe du monde. Mais qu'il soit d'accord pour que l'on puisse discriminer des enfants de 12 ans, est-ce acceptable ? (...) Laurent Blanc a dit lui-même: «Si certains ont cautionné un projet avec des quotas, il faut les punir»."
Mercredi, invité du journal de France 2, le recordman tricolore de sélections (128) en a remis une couche, tout en ménageant un peu plus son ex-coéquipier: "Bien évidemment qu'il (Laurent Blanc) est fragilisé par ses propos. Sinon, je connais bien Laurent Blanc et je ne pense pas qu'il soit raciste. On en a discuté ensemble au téléphone, mais je pense que derrière, il y a une idéologie. Est-ce qu'il a été emmené sur un chemin qu'il ne maîtrisait pas ? Quand le DTN peut dire tranquillement dans une réunion qu'il est d'accord avec 30% de quotas, on est au coeur d'un problème." En clair, Lilian Thuram regrette que Laurent Blanc, contrairement à Francis Smerecki, entraîneur des moins de 20 ans, n'ait pas remis en cause les propos de François Blaquart, et il pense que, comme d'autres intervenants de cette réunion du 8 novembre, il doit être sanctionné, éventuellement démis de ses fonctions, si les commissions d'enquête viennent à prouver qu'il a effectivement plaidé pour l'instauration de quotas dans les centres de formation et écoles de foot français.

... Et Christophe Dugarry lui répond

Ces accusations sont sans doute allées droit au coeur du sélectionneur qui a pris le parti de prendre du recul pour réfléchir à son avenir. Pourrait-il de lui-même décider de se retirer ? L'hypothèse fait son chemin, au point que certains tirent déjà la sonnette d'alarme, tel l'ancien international Daniel Bravo qui, mercredi soir dans Le Grand forum sur Infosport, a déclaré: "Je pense que ce serait un désastre si Laurent Blanc partait ou démissionnait de son poste de sélectionneur". Son de cloche identique dans la même émission pour Christophe Dugarry: "Je suis inquiet de voir Blanc s'en aller. On le met en énorme difficulté en pensant qu'on peut le virer, entre guillemets. Mais il peut également partir de lui-même. Il faut s'imaginer ce qu'était le football français ces quinze dernières années et ce qu'il a fait depuis son arrivée et les gens qu'il a emmenés derrière lui. J'espère qu'il n'est pas trop tard. Il y a pas mal de personnes qui sont tombées dans le panneau de la manipulation médiatique. Laurent n'a pas besoin de mon soutien mais j'ai peur pour le football français qu'il se retrouve encore dans le chaos."
Au nom de l'intérêt supérieur du football français mais également de son amitié avec Laurent Blanc, «Duga» n'hésite pas à lancer une véritable contre-offensive, s'en prenant en termes assez virulents à Lilian Thuram: "Lilian prône la tolérance, mais n'en fait pas beaucoup preuve. J'ai l'impression qu'il essaie de diviser le foot français. Je le trouve dur, agressif envers Laurent Blanc." Et l'ancien Girondin d'enfoncer le clou en racontant une anecdote: "Après la finale de la Coupe du monde 1998, on faisait des photos entre nous dans le vestiaire. Et là, j'entends Lilian Thuram dire: "Allez, les Blacks, on fait une photo tous ensemble". Frank Leboeuf lui dit: "Lilian, qu'est-ce que tu dis là ? Imagine si nous, on avait dit: Allez, les Blancs, on fait une photo ensemble. Comment aurais-tu réagi ?'" Si l'affaire des quotas n'a pas dit son dernier mot, elle aura en tout cas contribué à creuser encore davantage les fractures entre certaines composantes d'un foot français qui, quoi qu'il arrive, n'en sortira pas indemne...
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