mardi 26 janvier 2010

Fin des transferts dans une semaine

Le 1er février à minuit, ce sera fini. Et honnêtement, pas certain que beaucoup s'en plaignent. Le mercato hivernal version 2009/2010 n'a, jusqu'ici, pas passionné les foules ni affolé les décideurs. A une semaine du baisser de rideau, seules 35 transactions ont été enregistrées dans les clubs de Ligue 1, soit moins de deux par formation. Parmi ces mouvements, peu ont défrayé la chronique ou suscité un intérêt digne de ce nom. Mis à part Lyon, qui a déboursé 9,5 millions d'euros (bonus compris) pour s'attacher les services de l'énigmatique Dejan Lovren, les autres clubs sont avant tout allés à la chasse aux bonnes affaires. C'est le cas de Nice par exemple, qui attiré Renato Civelli et Didier Digard dans ses filets. Ou encore de Boulogne-sur-Mer qui est allé chercher Olivier Kapo à Wigan. Un Kapo pourtant réticent à l'idée de jouer sous les couleurs du promu boulonnais.

Finalement, les plus gros coups de ce mercato sont ceux qui n'ont pas été conclus. On parle évidemment de l'arrivée avortée de Mancini à l'OM, des départs attendus de Ben Arfa et Valbuena. Mais jusqu'ici, Marseille (qui avait beaucoup dépensé l'été dernier), tout comme Lille, Lorient, Montpellier, n'ont absolument pas bougé. Personne n'est parti, personne n'est arrivé. Si ces clubs, qui occupent tous la première partie du classement du Championnat de France, n'ont pas un besoin vital de se renforcer, il est plus étonnant de voir d'autres écuries très discrètes.

"Le mercato est une aberration"

On peut penser au Paris Saint-Germain qui, dixième de Ligue 1, n'est pas parti pour bouleverser son effectif. Il y a peu, Antoine Kombouaré expliquait pourquoi : "Le plus important pour moi reste l'effectif que j'ai sous la main. Le mercato est une aberration. C'est un gros problème pour les entraîneurs. On travaille avec l'idée de préparer la suite du championnat. Les joueurs de tous les clubs pensent à leur avenir, ce qui est néfaste pour la qualité du travail. J'aimerais que ce système change pour travailler dans les meilleures conditions possibles." La suppression du mercato, une idée partagée par d'autres techniciens, et qui, dans l'état actuel des choses, est loin d'être déraisonnable.

Il serait cependant injuste d'éluder le sujet de la crise économique à l'heure de tirer un bilan provisoire de ce mercato hivernal. Si les clubs français se veulent avant tout prudents, à l'étranger c'est encore pire. Notamment en Angleterre. Liverpool, Manchester United et compagnie sont endettés jusqu'au cou et s'attendent à des lendemains incertains, voire même à mettre la clé sous la porte (Portsmouth). La retenue est donc de mise et les Anglais, si généreux habituellement, n'ont plus les moyens de leurs ambitions. Résultat : pas de jeu des chaises musicales et un marché bloqué. Désespérément. Vivement l'été.

Eurosport
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