vendredi 15 janvier 2010

Luis Fernandez... suite

Luis Fernandez a officiellement posé sa candidature au poste de sélectionneur de l'équipe de France pour succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde.
Il est comme ça, Luis. On ne peut pas dire que tout le monde avait pensé à lui, en tout cas pas Jean-Pierre Escalettes, qui avait omis de citer son nom parmi les quatre successeurs potentiels de Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France (Pour rappel, il s'agissait de Didier Deschamps, Alain Boghossian, Laurent Blanc et Jean Tigana). Mais Luis Fernandez y a pensé, lui. "Pourquoi pas moi?", s'est dit l'ancien entraineur du Paris-Saint-Germain, interrogé sur la possibilité de devenir le nouveau patron des Bleus.

Invité de L'Equipe TV, l'actuel animateur de l'émission "Luis attaque" sur l'antenne de RMC, a donc posé "officiellement" sa candidature. "Personne ne peut me priver de postuler, a-t-il expliqué. En 2004, Laurent Blanc et d'autres entraîneurs avaient été reçus pour exposer leur projet. Pourquoi pas moi? J'ai un projet pour l'équipe de France." Reste à savoir maintenant si les instances dirigeantes du football français seront sensibles à cette candidature.

L'anti-Domenech?

A 50 ans, Luis Fernandez cherche à donner un nouvel élan à sa carrière d'entraîneur. Installé très jeune sur le banc de l'AS Cannes à seulement 32 ans, il a connu ses heures de gloire avec le Paris-Saint-Germain (victoire en Coupe des Coupes en 1996) puis avec l'Athletic Bilbao (qu'il mènera jusqu'à la Ligue des champions). Mais depuis l'échec cuisant qu'a constitué son deuxième passage au PSG au début des années 2000, Fernandez a enchainé les clubs (Espanyol Barcelone, Al Rayyan, Betar Jerusalem, Betis Séville, Reims), mais il n'a jamais effectué ne serait-ce qu'une saison complète avec une seule de ces équipes.

Son passé récent ne plaide donc pas franchement pour lui. Meneur d'hommes hors pair, Fernandez a prouvé qu'il était capable de coups. Mais il y a tout de même longtemps qu'il n'a pas pu, ou su, piloter un projet durable, ce que requiert la prise en charge d'une sélection nationale. Sur la forme, dans la façon de communiqué, ce serait en tout cas probablement l'anti-Domenech. Mais aura-t-il la cote auprès de ces messieurs de la 3F? Ceux-ci ne risquent-ils pas d'avoir peur de son côté "bouillant"? Y croit-il vraiment lui-même? Il semble difficile aujourd'hui d'imaginer qu'il puisse être choisi. Mais comme il le dit fort justement, personne ne peut l'empêcher de postuler. Alors, on a envie de lui dire "vas-y Luis, fonce. Oublie que t'as aucune chance, on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher."

Eurosport
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