Auxerre (6e)
Discrètement, Auxerre est en train de s'imposer comme l'équipe en forme du moment en Ligue 1. L'AJA est en tout cas invaincue depuis sept matches en championnat après avoir difficilement vaincu Saint-Etienne à l'Abbé-Deschamps (1-0). Le dernier revers des Bourguignons remonte au 6 décembre 2009, face à Nancy (1-3). Depuis, les hommes de Jean Fernandez ont affiché une solidité indéniable, puisqu'ils n'ont concédé qu'un seul but en L1 lors de leurs sept dernières sorties. Mais l'entraineur auxerrois se veut prudent. "En ce moment, nous avons la réussite avec nous, puisqu'à Nice, on a marqué un but sur hors-jeu, ce qui nous fait 3 points et Saint-Etienne perd un point sur un but refusé pour un hors-jeu alors qu'il n'y avait pas hors-jeu", a-t-il souligné après le succès de ses joueurs sur les Verts. Auxerre n'en demeure pas moins bien placé à la sixième place du classement de Ligue 1 avant de se déplacer à Grenoble la semaine prochaine.
EN BAISSE
PSG (14e)
Incorrigibles, ces Parisiens ! Dominateurs en première période, en tête au score à la pause, les hommes d'Antoine Kombouaré ont connu une deuxième période cauchemardesque pour finalement s'incliner à Lyon (2-1). Le club de la capitale, réduit à dix après l'expulsion de Mamadou Sakho, a une nouvelle fois sombré en fin de match, concédant deux buts dans le dernier quart d'heure. Le PSG a ainsi enregistré une troisième défaite consécutive et n'a toujours pas inscrit le moindre point en Ligue 1 en 2010. Plus grave, il pointe aujourd'hui à une inquiétante 14e place au classement, bien éloignée des ambitions européennes du début de saison. "Il y a eu pas mal de qualité mais en fin de match, nous commettons des erreurs sur coups de pied arrêtés qui nous font beaucoup de tort", reconnaît l'entraineur parisien. "Il faut se remobiliser et préparer la réception de Lorient le week-end prochain afin de renouer avec la victoire le plus vite possible et retrouver la confiance", a-t-il ajouté. Pas évident, quand on sait la faculté des Lorientais à réussir de bons résultats au Parc des Princes.
LE JOUEUR
Sylvain Marveaux (Rennes)
Le potentiel était là, il est en train d'éclater au grand jour. Face à Grenoble, Sylvain Marveaux a confirmé sa progression constante cette saison. A l'origine du premier but, le milieu offensif rennais a signé les deux suivants pour conduire son équipe vers un large succès (4-0) qui replace la formation bretonne à la huitième place du classement. Pour le plus grand plaisir de Frédéric Antonetti, qui attend encore davantage de son joueur, âgé de 23 ans, déjà auteur de six buts et trois passes décisives en Ligue 1 cette saison. "Sylvain est en train de prendre une autre dimension, mais il sait qu'il doit être encore plus décisif dans les rencontres plus compliquées. S'il réalise la même chose, contre Bordeaux, dans une semaine, alors il aura franchi un cap", estime l'entraineur rennais. Marveaux sait ce qu'il lui reste à faire.
LE BUT
Karim Aït-Fana (Montpellier)
Quelques grammes de finesse dans un monde de brute. Au cours d'une rencontre très engagée, parfois hachée, Karim Aït-Fana a fait parler son talent pour placer Montpellier sur les rails de la victoire face à Marseille (2-0). Après une action initiée côté gauche par Romain Pitau et Cyril Jeunechamp, l'international Espoirs a récupéré le ballon dans la surface, enrhumé Stéphane M'Bia puis crocheté Souleymane Diawara avant de tromper Steve Mandanda de l'extérieur du pied droit. Un but qui en dit long sur le potentiel du joueur, même si René Girard attend encore plus de lui. "Karim a de très belles qualités naturelles, mais il n'a pas atteint encore son plein régime. Il doit muscler son jeu pour être aussi constant à l'extérieur qu'à domicile", juge l'entraîneur montpelliérain. En attendant, le promu héraultais est deuxième du classement, à six longueurs du leader bordelais, et a déjà assuré son maintien.
LA STAT
30
Petit événement avec le 0-0 entre Bordeaux et Boulogne-sur-Mer en Gironde. Le stade Jacques Chaban-Delmas n'avait en effet plus connu de match nul et vierge depuis 30 rencontres. Il fallait remonter au 26 avril 2008 pour trouver la trace d'un tel résultat dans l'antre des Bordelais. C'était face à Nice. Le score de Bordeaux-Boulogne est d'autant plus surprenant que cette rencontre opposait la deuxième meilleure équipe à domicile et la deuxième moins bonne formation à l'extérieur, mais aussi la troisième meilleure attaque contre la deuxième défense la plus perméable. Comme quoi, les statistiques ne sont pas toujours révélatrices.
LA DECLA
Gilbert Stellardo (Président de Nice, suite aux incidents avec les supporters à Monaco)
"Je n'ai rien vu. Lorsque je suis passé, il n'y avait pas de problème, outre le fait qu'ils demandaient ma démission. S'il y a eu des problèmes avec les forces de l'ordre, j'espère qu'ils auront pris quelques coups sur la tête. Qu'est-ce que vous voulez y faire ? On ne peut pas les maîtriser. Je rêve d'avoir un public à l'anglaise. Je préfèrerais avoir des supporters d'une autre qualité que ceux que l'on a. J'en subis moi-même les conséquences. Ce n'est pas marrant. Quand on voit ce qu'on fait depuis des années pour le club, s'entendre dire par quelques rigolos: Démission ou autres, ce ne sont pas des attitudes que l'on apprécie. Ils se prennent tous pour des entraîneurs, des connaisseurs en football. Ils n'y connaissent pas grand chose. La seule chose dont ils aient envie, c'est finalement la bagarre. Et quand ils la trouvent, ils la font. Que voulez-vous que je fasse ? S'il y a des incidents, qu'on est responsable, on déposera plainte. Malheureusement, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est la qualité de ces gens-là. On n'est pas responsable de ces énergumènes. Naturellement, on ne les couvrent pas. C'est insupportable. Quelles actions peut-on mener? On essaie de les recevoir. On parle avec eux. Individuellement, on y arrive. Dès qu'ils sont en bande, on n'arrive pas à les maîtriser. C'est fini. On a l'impression de sauvages qui ne savent pas se maîtriser et qui cassent pour casser. Ce ne sont ni mes parents, ni mes enfants. Malheureusement, je n'ai pas de pouvoir sur eux."
Eurosport
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