Pour autant, le technicien bordelais, visiblement titillé par les titres de la presse du jour, ne veut pas noircir le tableau. «Quand je lis certains journaux, je me dis que les journalistes sont d'une tristesse incroyable. Il est vrai qu'il faut repartir et revoir certaines choses, on en est tous conscients, joueurs et staff, mais il n'y a pas de sinistrose à avoir, s'est-il défendu. Il faudrait que je montre le bilan sur 2009, pour rappeler que nous sommes l'équipe qui a pris le plus de points à domicile et à l'extérieur. A la mi-saison, il était exceptionnel, avec notamment 2,67 points de moyenne à domicile... On ne va pas s'en excuser !»
Et l'entraîneur d'insister en maniant la métaphore. «C'est comme un enfant qui est premier partout et qui ramène son bulletin scolaire avec deux ou trois mauvaises notes ; on ne comprend plus. Est-ce que cela veut dire qu'il est devenu bête ? Non. Ça veut dire qu'il avait les capacités, mais qu'il a eu un petit relâchement, une décompression. A nous, staff technique, de faire comprendre ça aux joueurs, parce que ces derniers ne sont pas devenus des mauvais ou des moins que rien, en un mois.»
Un aveu, quand même : la baisse de régime de son groupe a surpris Laurent Blanc. «Je ne l'ai pas senti venir parce qu'à l'entraînement, j'ai vu les joueurs impliqués, appliqués, et pas revenus de vacances avec cinq kilos de trop, a-t-il dit. C'est Rennes (match perdu 4-2, 23e journée, ndlr), qui m'a fait prendre conscience que l'on n'y était pas. On savait que c'était un match important, et qu'après le nul face à Boulogne (0-0), il y avait urgence de prendre des points. Mais au bout de trois minutes de jeu, les joueurs n'y étaient plus dans leurs têtes. On ne s'est encore pas conditionnés pour 2010.»
l'équipe
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