Paris a gagné donc. Avec de la réussite et des poteaux compatissants puisque le Toulousain Capoue a trouvé deux fois les montants. "On va dire que la chance nous a sourit", reconnait volontiers Kombouaré. Paris a aussi gagné sans public derrière lui ou presque: à peine 32 000 spectateurs dont certains comme la tribune Auteuil, en grève, et appelant toujours à la démission de Colony Capital. "Nos supporters ne peuvent rien nous reprocher, lance Ludovic Giuly repensant sans doute à la bronca après Lorient (0-3). Nous avons mouillé le maillot, comme ils disent". Peut-être, mais c'est surtout la semaine prochaine, face à Marseille, que rien ne leur sera pardonné.
Le ventre (mou) de Paris
Marseille justement. Sans doute le seul point positif de cette victoire insipide qui ramène le club de la capitale à la 12e place du classement, en attendant peut-être de retomber à la 14e avec les derniers matchs. Evidemment, il valait mieux éviter une nouvelle défaite avant la réception de l'ennemi historique. "Cette victoire va nous faire du bien moralement. Nous allons pouvoir mieux récupérer", avance Giuly. "C'est la meilleure façon de préparer le match contre Marseille. C'était important de gagner pour retrouver des sourires et aussi pour se faire respecter à domicile, montrer qu'on sait être costaud", ajoute Kombouaré.
Pourtant, on voit mal aujourd'hui comment ce PSG là pourrait inquiéter le Marseille actuel. Et puis, plus généralement, on voit mal ce que cette saison va apporter de bon au PSG et vice-versa. La Coupe de France? Maigre consolation, pas encore garantie, pour un club qui disait vouloir accrocher une place en Ligue des champions, avec les durs. Aujourd'hui, il est dans le ventre des mous. C'est ce qu'il vaut, c'est ce qu'il montre. Le pire dans tout ça? C'est que la faiblesse des trois relégables n'offrira même pas la possibilité d'un frisson quant à une éventuelle relégation, comme il y a deux ans. Tout se perd à Paris, et rien ne se crée non plus...
Eurosport
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire