Un renouveau que Wendel doit en grande partie à une adresse retrouvée sur coup-franc. Hormis un penalty à Lorient et un but dans le cours du jeu face à Saint-Etienne, l'ancien pensionnaire de Cruzeiro a fait parler son pied gauche à trois reprises sur ses cinq derniers matches. "Tireur de coup franc, c'est un talent inné. J'étais en échec en début de saison mais réussir celui de Toulouse m'a redonné confiance. Quelque chose s'est débloqué", explique-t-il dans Sud-Ouest. Depuis, il enchaîne dans son exercice de prédilection : "Chaque fois qu'il faut tirer, je me sens à l'aise, y compris sur les penalties. J'aime bien tirer près de la surface. Auparavant, je marquais beaucoup de 35 mètres en force mais les gardiens se méfient et mettent plus de joueurs devant le mur". Près des 16 mètres, il vient ainsi de frapper trois fois en trois matches. Trois coups de patte quasiment identiques qui ont tous fait mouche.
Le Juninho bordelais ?
Il n'en faut pas plus pour voir en Wendel un Juninho à la sauce bordelaise. Face aux Verts, le gaucher des Girondins a marqué son 12e coup-franc direct en championnat. Depuis son arrivée en Ligue 1 en 2006, aucun autre joueur n'a fait aussi bien. Au total, il a marqué 14 buts dans cet exercice. Comme le rappelle le quotidien régional, la plupart furent décisifs : cinq ont conduit à l'ouverture du score (quatre victoires et un nul), deux ont permis à Bordeaux d'égaliser (deux victoires). Par deux fois, ses coups de pied arrêtés ont été directement à l'origine de la victoire girondine. "Dès qu'il y a un corner, un coup franc, il faut être là. Inutile de toucher 50 ou 60 ballons par match. Je suis là pour faire de mon mieux, pour marquer des buts", dit-il simplement.
Ses statistiques ne lui garantissent toutefois pas un statut d'intouchable. Cette saison, Wendel n'a disputé que 19 rencontres de championnat, dont seulement 15 en tant que titulaire. La faute à un milieu de terrain modulable au sein duquel Laurent Blanc possède de nombreuses options entre Jussie, Plasil, Gouffran ou encore Sertic. Le Brésilien s'en agace-t-il ? "Agacé, ce n'est pas le mot, mais sur le banc, on se pose des questions, d'autant que je suis habitué à beaucoup jouer", regrette-t-il. Mais il connaît la règle : "En Europe, dans une saison, personne n'est un titulaire indiscutable". Ses dernières prestations lui auront au moins valu une place de choix dans la rotation du Président. "Depuis la reprise, j'essaie de démontrer que je suis capable de garder ma place, d'être important dans l'effectif, dans le groupe, même si parfois, on dit : ''Wendel, il n'est pas bon dans le jeu'. Pour moi, le plus important, c'est d'être efficace", confie-t-il.
"Mon rôle est plus défensif en C1"
A Athènes, il devrait une nouvelle fois figurer dans le onze de départ. Comme à chaque fois lors des six matches de C1 disputés cette saison par l'équipe au scapulaire. Mais il sait que son rôle est différent sur la scène européenne. "Mon rôle est un peu plus défensif dans un déplacement de Ligue des Champions, explique-t-il. À Turin et à Munich, il fallait à chaque fois que je bloque le côté droit de notre adversaire. Mais je suis disponible pour cela". Et s'il peut débloquer la situation d'un coup de patte gauche, il ne se gênera pas. Mais il sait que la tache ne sera pas facile en Grêce : "Nous allons affronter une équipe de l'Olympiakos redoutable chez elle, avec de bons joueurs, qui essaient de provoquer la faute de l'adversaire". "Nous sommes capables de réussir un bon match là-bas", assure toutefois le tireur d'élite des Girondins.
A.P. / Eurosport
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