PARIS SG - LORIENT : 0-3
Buts : Vahirua (24e, s.p), Gameiro (26e) et Amalfitano (36e)
A l'avenir, Antoine Kombouaré réfléchira certainement à deux fois avant de critiquer ouvertement le niveau de ses joueurs. Certes, la lourde défaite à domicile face à Lorient (0-3) ne lui a pas donné tort mais il n'a pas mis ses troupes dans les meilleures conditions psychologiques avant d'affronter la bête noire du Parc des Princes. Dépassés par la vitesse des Merlus et sifflés par leurs supporters, les Parisiens subissent leur quatrième défaite en autant de rencontres de championnat en 2010 et tombent à la quinzième place du classement. Pour le PSG, les matches se suivent et se ressemblent.
Car comme face à Monaco (0-1) ou à Lyon (2-1), les Parisiens entament bien la rencontre. Le duo Makelele-Clement se bat au milieu et leurs partenaires peuvent attaquer sur les côtés. Jallet, ancien Lorientais et préféré à Ceara, centre de la droite vers la belle tête piquée de Hoarau au point de penalty mais Audard se couche joliment (5e). Le Réunionnais pense même ouvrir la marque de près quelques instants plus tard mais son but est refusé pour une position de hors-jeu après pourtant un dégagement lorientais raté (8e). Paris n'est pas aidé par l'arbitrage mais continue de pousser. Erding bute sur Audard (12e), Sessegnon est contré in extremis devant le but par le portier breton et sa défense (22e). Les hommes de Kombouaré manquent de réalisme ou de réussite. Pas leurs adversaires.
Les Merlus s'emparent du Parc
Si les attaquants parisiens se montrent, leurs partenaires de la défense souffrent face à la vitesse et à la mobilité des Merlus. La rencontre est disputée et très ouverte et Gameiro a déjà souligné les faiblesses de l'arrière-garde locale en partant dans le dos de la charnière Camara-Traoré (4e et 11e) quand Armand sèche Diarra dans sa surface au bout d'un contre très rapidement mené. Vahirua transforme le penalty incontestable et la formation parisienne prend l'eau (0-1, 24e). Encore sonnés par l'ouverture du score, Edel et sa défense ne réagissent pas face à Gameiro qui, intelligemment lancé par Vahirua, double facilement la mise (0-2, 26e). Touchés mentalement mais aussi naïfs dans leur placement, les joueurs de Kombouaré subissent les vagues adverses car Sessegnon et Luyindula ne bloquent les contres au départ. Tout le bloc parisien se délite en raison de placements déficients et d'une défense pataude et Amalfitano peut aller tromper Edel d'un joli petit lob (0-3, 37e).
Largement devant au tableau d'affichage, les Merlus ne prennent plus beaucoup de risques par la suite mais la physionomie de la rencontre ne change pas. Le PSG parvient toujours à se procurer des occasions mais n'en profite pas par manque de lucidité ou de confiance à l'image d'Erding (40e, 42e et 45e). Audard veille toujours parfaitement et s'impose en dernier rempart infranchissable. De l'autre côté, Edel et ses défenseurs semblent perdus et Traoré doit sauver de justesse devant le but déserté sur un nouveau lob d'Amalfitano (50e). L'entrée de Giuly (57e) apporte une option supplémentaire au jeu de l'équipe de la capitale mais il est bien trop tard. Le public du Parc des Princes a choisi son camp et le capitaine Makelele ne parvient pas à relancer ses partenaires. Pour la quatrième fois en six déplacements, Lorient s'impose dans l'enceinte parisienne et appuie sur la tête d'un adversaire qui peine à flotter.
LA DECLA : Antoine Kombouaré (entraîneur du PSG)
"On a fait 20-30 bonnes minutes et je crois même qu'on marque un but valable, mais on est finalement passé complètement à travers. Quand tout est contre vous... Derrière, il y a ce penalty qui nous fait mal et ensuite, on a lâché mentalement et on a pris ce 2e but rapidement. Quand ça ne veut pas, c'est compliqué (sourires). On se fait chambrer par le public et même s'il a raison, c'est compliqué. On s'est mis dans cette situation. Je comprends que le public soit très déçu et qu'il invective tout le monde, les joueurs, les dirigeants, l'actionnaire, moi-même. C'est mon travail qui est remis en question. Je dois discuter avec les joueurs."
Eurosport
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