BENFICA - MARSEILLE : 1-1
Buts : Maxi Pereira (76e) pour Benfica - Ben Arfa (90e) pour Marseille
L'histoire a bien failli bégayer. Vingt ans après la main de Vata, ce sont celles de Mandanda qui ont été à deux doigts de jouer un bien mauvais tour à l'Olympique de Marseille, jeudi soir en 8e de finale aller de Ligue Europa. A l'orée du dernier quart d'heure, l'international français a relâché un ballon chaud bouillant, qui semblait dans ses gants, et offert l'ouverture du score à Maxi Pereira et au Benfica Lisbonne (1-0, 76e).
Heureusement pour Mandanda, Marseille a un ange gardien actuellement. Il s'appelle Hatem Ben Arfa. Complètement transfiguré depuis le premier de l'an, l'international français a donné quelques coups de main à son club en Europa Ligue ces derniers temps. On l'a vu au tour précédent face à Copenhague (2 buts) et pas plus tard que jeudi soir à Lisbonne. C'est lui qui, sur un centre de Bonnart, est venu placer une tête peu académique mais tellement bien sentie que Julio Cesar n'a rien pu faire, sinon plonger désespérément et constater les dégâts (1-1, 90e). A l'arrivée, l'OM a ramené un nul inespéré dans la chronologie des faits mais mérité au vu de la prestation réalisée par les ouailles de Didier Deschamps.
Des occasions de part et d'autre
Si le but concédé par Mandanda a quelque peu noyé l'OM durant une bonne poignée de minutes et laissé craindre le pire, comme sur ce boulet de canon de Ramires qui est allé s'écraser sur la barre transversale (86e), il ne doit pas cacher que Marseille a tenu tête au leader du Championnat du Portugal. Et réalisé une prestation très solide. Pour preuve, le onze olympien, avec Brandao aligné à gauche de l'attaque, Niang en pointe et Abriel à droite, a souvent fait le jeu et, avec un peu plus de réalisme (Lucho, 16e), d'adresse (Brandao, 21e) ou de réussite (Niang, 63e), aurait pu débloquer son compteur bien avant l'entrée d'Hatem Ben Arfa (75e) et son coup de boule de la dernière minute.
Pour être tout à fait honnête, le Benfica Lisbonne aussi aurait pu trouver la faille avant que Mandanda ne lui donne un coup de main. Comme sur ce tir enroulé d'Aimar bien stoppé par le portier phocéen (41e) ou cette reprise de Cardozo deviée dans ses six mètres par Bonnart (43e). Mais il était écrit qu'il faudrait attendre le dernier quart d'heure pour que les vingt-deux acteurs trouvent la faille et offrent à la Luz une final haletant. Et un résultat nul logique, qui fait les affaires de l'Olympique de Marseille, plus que jamais en course pour effacer la "tragédie" de 1990. Grâce à qui ? Devinez...
LA DECLA : Didier Deschamps (Marseille)
"Même si nous égalisons au moment où nous étions un peu moins bien, nous n'aurions pas mérité de perdre. Si maintenant Ben Arfa se met à marquer de la tête... ! Ce but récompense nos efforts, dans un vrai match de Coupe d'Europe. Il n'était pas évident pour les joueurs d'entrer en cours de jeu. Ensuite, il y avait beaucoup d'intensité dans ce match, et nous avons dû produire beaucoup d'efforts, face à des joueurs qui dézonaient beaucoup de surcroît. Nous avons donc perdu plus de ballons qu'en première mi-temps."
Eurosport
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