lundi 22 mars 2010

Bilan après la 29°Journée

Lyon et Lille s'en remettront-ils ?
Il est encore très difficile de déterminer un favori dans la course au titre. Une certitude : Lyon et Lille se sont considérablement fragilisés ce week-end. L'OL, sixième, confirme sa difficulté à concilier Ligue des champions et aventures domestiques. Pour un exploit face au Real Madrid (1-0, 1-1), l'OL a enchaîné deux nuls (Boulogne 0-0 et Saint-Etienne 1-1) puis une défaite. Lyon n'est plus la seule équipe invaincue en 2010. Auxerre et Montpellier (23 points) le devancent désormais à ce classement fictif, confirmant que les deux surprises de la saison n'étaient pas des faire-valoir en voie d'épuisement. Lille, de son côté, paie son calendrier de fou en perdant une place (5e). L'équipe qui a le plus joué cette saison (46) a quelque peu explosé lors de ses fins de rencontre à Liverpool (0-3) et Bordeaux (1-3). Six buts encaissés en deux matches, cela était déjà arrivé fin 2009 avec Valence (1-3) et Lyon (4-3). Mais la folie offensive compensait. - Cé. Ro.

Quand Ciani efface ses dettes...
Certains joueurs ont pour eux un sens aigüe du rachat. C'est le cas de Michael Ciani, qui a le don de savoir réparer ses erreurs. Le successeur de Souleymane Diawara à Bordeaux a commis dimanche une bourde en début de match contre Lille (3-1), qui en a profité pour ouvrir le score par Hazard. Mais pas moins d'un quart d'heure plus tard, le nouvel international s'est racheté en égalisant d'une belle volée du droit. Le plus dur était fait pour des Girondins qui ont déroulé en seconde période et repris leur place en tête du classement. Ciani s'était déjà distingué de la sorte le 21 octobre dernier pour son deuxième match de Ligue des champions. Contre le Bayern Munich (2-1), l'ancien Lorientais avait marqué contre son camp - le seul but encaissé par les Girondins à domicile en C1 lors de la phase de poules - avant de laver l'affront en égalisant vingt minutes plus tard d'une belle Madjer. Un joueur exemplaire. - D. Mi.

Auxerre n'est pas une anecdote
Historiquement sensibilisé sur l'idée du maintien, l'AJ Auxerre est bien parti pour finir la saison avec une qualification européenne en poche. A l'instar de Montpellier, les Bourguignons - leaders pendant presque 24 heures - ne peuvent plus se cacher. Mais ils ont continué samedi après la victoire face au Mans (2-1) à se la jouer modeste et à parler de parcours « anecdotique » pour évacuer toute pression. Dimanche soir, sur le plateau du Canal Football Club, Jean Fernandez a enfoncé le clou. Le technicien pense son groupe pas assez armé pour disputer la prochaine Ligue des champions. Evidence ou simple fausse modestie ? Un peu des deux sans doute même s'il est exact que l'effectif n'a rien à voir avec les autres canons européens. Mais rien n'empêche Auxerre de finir en trombe et de recruter malin à l'intersaison. Avec un ou deux gros bras, il y aura toujours un coup à jouer. Il faut saisir la balle au bond, la C1 ne frappe pas à la porte tous les ans. Jelen et Pedretti le savent bien

Ça bout à Saint-Etienne
Les Verts ne sont pas sauvés, loin de là. A neuf journées de la fin, l'inquiétude règne toujours dans le Forez puisque l'ASSE demeure le premier club au-dessus de la ligne de flottaison. L'équipe de Christophe Galtier fait du surplace au classement et n'a plus que six points d'avance sur Boulogne-sur-Mer, qui réussit un étonnant come back. Sur le terrain, ce n'est pas la joie, comme en témoigne le triste point pris samedi à domicile contre Nancy (0-0). A Geoffroy-Guichard, les supporters grondent devant tant de maladresses offensives. Une stat : sur les 17 tirs au but, quatre frappes seulement ont été cadrées. Sifflé à sa sortie, le défenseur Sylvain Monsoreau, qui a pourtant sauvé deux ballons sur sa ligne, a été pris pour cible. Il a fallu que l'emblématique Jérémie Janot prenne le micro à la fin du match pour rectifier certaines choses et calmer les esprits. Le Chaudron est au bord de l'implosion. - D. Mi.

Nice, souviens toi l'automne dernier
Deux victoires consécutives au Mans (1-0) et contre le Paris-SG (1-0) ont fait un bien fou à Nice, que l'on a vu rééditer une danse de joie née au Parc des Princes dans le vestiaire du Ray après sa victoire à huis clos. Neuf points d'avance sur Boulogne-sur-Mer (18e) font disparaître l'anxiété qui avait gagné le club avant le remplacement de Didier Ollé-Nicolle par Eric Roy. Nice qui enchaîne les victoires, c'est pourtant quelque chose que la L1 a déjà vu. Entre la 10e et la 13e journée, les Aiglons avaient enchaîné quatre succès, notamment Lyon (4-1) et (déjà) le Paris-SG (1-0). Cela ne les avait pas empêché de replonger violemment (trois points en dix matches). Nice a un calendrier favorable avec Toulouse et Sochaux comme prochains adversaires. S'il ne flanche pas sur ces deux rencontres, le Gym aurait 38 points à sept journées de la fin. La promesse du maintien. -

l'équipe
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Aucun commentaire: