mardi 16 mars 2010

Bordeaux à l’aube d’un exploit historique

Après les épopées européennes de 1985 et de 1996, Bordeaux a l’occasion mercredi soir de renouer avec la gloire.
« Certains ont peut-être un peu pensé à l’Olympiakos… » Yoan Gouffran a le mérite de la franchise, à l’heure de justifier le match nul concédé par Bordeaux à Monaco samedi (0-0), quand bien même le champion de France semblait en mesure de l’emporter sur le Rocher. Indéniablement, les Girondins avaient déjà la tête au rendez-vous européen de mercredi soir, ce match retour face à l’Olympiakos qui doit valider leur belle victoire obtenue au Pirée voilà quinze jours (0-1).

Logique et humain, sans doute, au regard du rendez-vous historique qui les attend : jamais, depuis sa finale de Coupe de l’UEFA en 1996, Bordeaux n’a eu pareille occasion de briller en Europe. « Cette semaine, on en a beaucoup parlé entre nous, avouait Laurent Blanc samedi soir. J’avais donc prévu de faire un décrassage à Monaco après le match, pour que les joueurs puissent avoir leur dimanche et se ressourcer psychologiquement avant d’attaquer la semaine. »

« Plus costaud défensivement »
« Psychologiquement », le mot est lâché. Tout se jouera dans les têtes des Marine et Blanc, mercredi, alors que leur avantage de l’aller comme leur supériorité tant individuelle que collective, certes théorique, semblent leur promettre une place en quarts de finale. Le danger serait de se relâcher, fâcheuse tendance des Bordelais ces dernières semaines. Contre Auxerre, mercredi dernier, les Girondins ont ainsi mené 1-0 avant de se faire coiffer 1-2, les Bourguignons profitant de leurs largesses défensives.

« Au très haut niveau européen, on ne peut pas se permettre d’avoir ces sautes de concentration sinon on pourrait être ridicules, prévient Alou Diarra. On est plus concentrés en Ligue des champions, plus rigoureux. » En Principauté, Bordeaux a paru « plus costaud défensivement », de l’aveu même de Yoan Gouffran. L’assise défensive est d’autant plus importante que, s’ils ne prennent pas de but, les champions de France passeront mercredi soir. L’Olympiakos, de son côté, n’abordera pas ce match crucial dans les meilleures dispositions : distancés dans la course au titre, les Athéniens pourraient voir leur entraîneur limogé en cas d’élimination. Pour la sérénité, il y a mieux.
France Soir

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