DES SAUTES DE CONCENTRATION
Bien évidemment, Lyon présente un bilan 2010 exceptionnel. Six victoires et trois nuls, le ciel est bleu azur au-dessus de Tola-Vologe. Mais les résultats ne doivent pas cacher les performances sinusoïdales de l'OL. La rencontre face à Saint-Etienne est sur ce point exemplaire. Lyon n'a joué qu'une mi-temps. Comme face à Nancy (0-2), Lorient (1-3) ou Paris (2-1). Face à Marseille dimanche prochain, et plus généralement dans le sprint final, Lyon ne devra pas se contenter de réagir. Il lui faudra montrer plus de constance dans ses prestations.
PAS A LA HAUTEUR FACE AUX "PETITS"
Quatre points perdus face à Boulogne-sur-Mer (19e) et Saint-Etienne (17e), Lyon ne nous avait pas habitués à de telles performances lors de ses sept campagnes victorieuses en L1. Si un championnat ne se gagne pas face aux mal classés, il peut se perdre face à eux. A l'aller, Lyon a déjà concédé le nul au Mans (18e, 2-2) et à Grenoble (20e, 1-1) et il n'a pris que quatre points sur six devant Saint-Etienne (17e, 1-0, 1-1) et Boulogne (19e, 2-1, 0-0), seulement trois face à Nice (16e, 1-4, 2-0) et Sochaux (14e, 0-2, 4-0). Cela dit, d'ici la fin de saison, les Gones retrouveront leurs cinq concurrents au titre dont Marseille dès dimanche. De quoi rattraper le temps perdu ?
TROP DE POINTS PERDUS A GERLAND
Lyon est la seule équipe du peloton de tête à prendre en moyenne moins de deux points par match sur sa pelouse. Avec 15 points de perdu à Gerland, l'OL s'est offert un sacré handicap dans la course au titre. Car c'est bien sur ses terres, face à Sochaux (0-2) et Montpellier (1-2) notamment, que Lyon a perdu les quelques points qui le séparent des Girondins.
DES DOUBLURES PAS A LA HAUTEUR
Ederson, Gomis, Lovren. Trois doublures qui ont endossé le costume de titulaires face à Saint-Etienne pour faire souffler les héros de Bernabeu. Trois prestations fantomatiques pour des habituels remplaçants pas franchement dans le rythme samedi. En attaque, Lyon souffre de plus en plus d'une Lisandro dépendance. Gomis encore trop lourd et imprécis manque de justesse. Ederson, lui, souffre de la comparaison avec Delgado. Le Brésilien peine à faire la différence balle au pied et n'apporte pas grand chose dans le jeu. Quant à Lovren, directement fautif sur le but de Rivière, il est complètement passé à côté de son derby, beaucoup trop attentiste. Forcément, pour préparer son quart de finale de C1, Puel va devoir faire tourner. Et les doublures vont devoir assurer.
LA C1 CONCENTRE LES ENERGIES
Cette saison, que ce soit avant ou après ses sorties européennes, Lyon a perdu bon nombre de munitions en L1. Quatre de ses cinq défaites dans l'Hexagone sont intervenues directement avant ou après une rencontre de C1. Ses deux matchs nuls consécutifs face à Boulogne et Saint-Etienne confirment la tendance. " On a laissé beaucoup de forces physiques et mentales à Madrid", constatait Gomis samedi. Les quarts de finale de la C1 pourraient encore coûter quelques précieuses unités aux Rhôdaniens.
Eurosport
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