dimanche 11 avril 2010

Cheyrou : "Notre destin en mains"

Benoît Cheyrou est de retour. Blessé il y a trois semaines, il avait manqué la finale de la Coupe de la Ligue. Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Le vice-capitaine olympien revient dans l’équipe au moment même où l’OM a pris le pouvoir en Ligue 1. Pour lui, Marseille a son "destin en mains".

BENOIT CHEYROU, comment s’est déroulé votre retour dans l’équipe après trois semaines d’absence ?

B.C : Contre Sochaux, je suis entré à la mi-temps car Edouard Cissé se plaignait d’une douleur à la cuisse. Mais le coach n’avait pas prévu de me faire jouer aussi longtemps. Je devais faire 20 ou 30 minutes maximum. Ça s’est bien passé. Ma blessure, c’est du passé maintenant.

Vous n’avez pas joué la finale de la Coupe de Ligue. La déception était grande ?

B.C : Je suis rarement blessé au cours d’une saison. Là, c’est mal tombé car c’était la finale. Mais lorsque je me suis blessé contre Benfica, j’ai tout de suite compris que je manquerais ce match. J’ai fait mon deuil de la finale. Même si à Paris, j’ai eu les boules quand l’équipe est entrée sur le terrain. Puis quand les gars ont soulevé la coupe. J’ai voulu vivre ça avec le groupe. Je voulais vraiment y être. Certains vivent cette situation tous les week-ends. J’ai partagé leur frustration sur ce match. Mais j’ai quand même été super content de gagner cette Coupe.

Ce trophée peut-il libérer l’OM dans la course au titre ?

B.C : On a déjà gagné quelque chose. Mais le titre de champion est plus important. On a réussi à revenir dans la course. Personne ne nous pensait capable de participer au sprint final quand on avait douze points de retard sur Bordeaux, juste après notre défaite à Montpellier (2-0). Mais on n’était pas inquiet. Les choses ont changé maintenant. Car on a notre destin en mains. On ne va pas s’enflammer pour autant. Il faut garder la mentalité qui nous anime ces dernières semaines. Comme par exemple contre Sochaux.

Marseille gagne sans forcément être irrésistible. C’est la nouvelle marque de fabrique du club ?

B.C : On fait le boulot. On n’a pas fait de grands matches contre Lens et Sochaux. Mais on a gagné. On ne retient que ça. Il ne faut pas se relâcher. On est dans une belle série qui a débuté après le match contre Montpellier. Mais il reste encore chemin à parcourir.

Etre en tête peut-il constituer un handicap pour vous ?

B.C : La première place est encourageant mais ça n’a rien changé pour nous de voir notre nom tout en haut du classement. Devant ou derrière, c’est la même chose. Car à Marseille, on joue le titre tous les ans.

Certains préfèrent ne pas l’affirmer trop tôt dans la saison…

B.C : Moi, je vous le dis. On joue le titre. Et on le jouera l’an prochain !

Les matches en retard n’ont pas facilité la lisibilité du championnat ?

B.C : Le classement ne ressemblait à rien depuis un petit moment. Et encore maintenant il reste des matches en retard, notamment pour nous et Bordeaux. C’est bien que tout le monde ait le même nombre de matches pour y voir un peu clair. On est premier actuellement mais on ne regarde pas le classement mais le nombre de matches qu’il nous reste à jouer. On veut faire le meilleur parcours possible.

Après Lyon, Lens et Sochaux, l’OM enchaîne un quatrième rendez-vous d’affilée à domicile en championnat. Marseille peut-il s’offrir une quatrième victoire de rang ?

B.C : On sait que l’année dernière, le titre a été perdu à domicile. Cette saison, je pense que nous sommes plus costauds chez nous. On arrive à faire à nouveau peur à nos adversaires. Là, on reçoit Nice. C’est un derby. Et c’est toujours important pour nos supporters ce genre de rencontres.

Craignez-vous cette réception de Nice ?

B.C : On essaye de ne pas penser à l’adversaire. On entre dans un tunnel et on espère voir la lumière au bout. Maintenant, les Niçois sont en confiance. Ils restent sur une bonne série (quatre matches sans défaite, ndlr). On ne doit pas leur faire espérer quoi que ce soit.

A l’occasion de ce match, vous retrouvez votre ami Renato Civelli. Que pensez-vous de son retour au sein de championnat de France ?

B.C : J’appréciais aussi bien le joueur que l’homme quand il était à Marseille. C’est un plaisir de le voir à Nice. Je pense qu’il apporte pas mal de choses là-bas. Mais il ne va pas nous faire de cadeau, ça c’est sûr !

Durant votre absence, Charles Kabore a assuré l’intérim au milieu de terrain. Ses performances vous ont-elles surpris ?

B.C : Je suis vraiment pour content pour lui. Il avait déjà évolué arrière droit et milieu défensif. Mais ce poste-là était un peu nouveau pour lui. Il a très bien fait son boulot. Mais je sais qu’il a des qualités. Là, il a prouvé en jouant trois-quatre matches d’affilée. C’est plus facile d’être performant dans ce contexte que lorsque l’on remplace un joueur uniquement pour un match.

Songez-vous toujours à l’Equipe de France ?

B.C : Je ne peux pas vous dire le contraire. Même si l'espoir est mince, j’y pense encore.
Eurosport

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