mardi 13 avril 2010

Coupet : "C'est saoulant"

Grégory Coupet ne fera pas son retour face à Quevilly, mercredi. Après quatre mois et demi d'absence, il espère être prêt face à Saint-Etienne. En attendant, le gardien appelle les joueurs du PSG à donner une image "un peu plus reluisante" du club car "faire partie des faits divers, c'est saoulant".

GREGORY COUPET, vous êtes très attendu après votre blessure...

G.C. : Pour mercredi (en Coupe de France), c'est foutu car malheureusement je me suis fait une petite entorse à la cheville droite ce week-end. Ca ne devrait pas être bien méchant. J'y crois pour Saint-Etienne (dimanche en L1), c'est mon espoir de faire partie du groupe. Quelque part, le défi est gagné car j'ai déjà rejoué et donc je suis apte !

Qu'avez-vous pensé d'Edel ?

G.C. : Il a pris les rênes. Mon retour ne doit pas lui faire une pression supplémentaire. Très sincèrement, je ne me vois pas lui enlever sa place pour cette finale (de Coupe de France) si on a la chance d'y aller. Sauf si le club me dit : "tu joues".

Cette épisode vous donne-t-il envie de tout arrêter en 2011 ?

G.C. : Je ne me suis pas mis de barrière et je ne peux l'affirmer. Mais l'an prochain, je suis là, c'est sûr ! Tout le monde pensait que c'était fini. Si dans ma carrière j'avais accepté tous les diagnostics... Sincèrement, j'en ai peur de cette retraite même si je ne suis pas là pour battre des records. Cette blessure m'a prouvé que j'avais encore vachement envie. Mais l'an prochain, j'aurai 38 ans et je vais vite prendre des coups de fouet à la moindre contre-performance (rires) !

Qu'a-t-il manqué à l'équipe pour faire mieux cette saison ?

G.C. : On a eu des manques d'aggressivité, de concentration, qu'on a souvent payés cash. On a aussi eu une saison pas évidente au niveau des blessures. Je suis bien placé pour en parler. On a rarement eu de la cohésion. Mais il n'y a jamais eu d'explosion au sein du groupe. C'est très frustrant que ça se passe si bien entre nous et que ça ne se voit pas sur le terrain. A Paris, il y a un côté magique mais aussi un côté très délicat. Le groupe ne s'est pas désolidarisé. Tout le monde a été clean. J'ai le sentiment quand même qu'il y a des joueurs de caractère. Il aurait juste fallu plus le revendiquer. On aurait pu s'engueuler un peu plus...

Cela semble aller un peu mieux depuis un mois...

G.C. : On a courbé l'échine et on se redresse progressivement. Après Lens, on a presque senti le souffle d'une vraie victoire. On n'a pas abdiqué. Une chappe de plomb est tombée. C'est aussi le fait d'avoir obtenu les points du maintien. La liberté d'expression vient alors naturellement. Au bout du compte, c'est toujours possible de gagner quelque chose et ce n'est pas le cas de beaucoup de clubs.

Pensez-vous, comme certains, que le club va devoir changer plusieurs joueurs et réinvestir financièrement ?

G.C. : Quand on parle de recrues et d'argent, je sais que le PSG n'en a pas beaucoup. Le foot est un business et on a besoin d'argent mais pour que les partenaires se sentent aussi volontaires pour investir, l'image doit être un peu plus reluisante. Faire partie des faits divers, c'est saoulant. C'est un travail à long terme et il faut réclamer un peu de patience. La balle est dans notre camp. M. Leproux fait tout pour assainir la situation. Son travail est assez exceptionnel malgré une année plus que houleuse. Il a montré de la force de caractère et tient bien la barre. J'imagine que le club travaille déjà sur le recrutement et les prévisions pour la saison prochaine. Avec la tournée aux USA, le club va faire ce que pas mal de clubs font: essayer de prendre un peu d'argent, attaquer le marché américain.

AFP

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