lundi 12 avril 2010

Deschamps : "Etre en tête le 15 mai"

Pour Didier Deschamps, Marseille a réussi à faire "sauter le verrou niçois". Si l’entraineur a apprécié la "complicité technique" entre ses joueurs, il veut désormais "se battre pour garder cette première place". "Il nous reste sept étapes à passer", dit-il. A commencer par Sochaux, mercredi.

DIDIER DESCHAMPS, vous avez vécu une soirée idéale face à Nice (4-1) ?

D.D : Oui, si l’on met de côté de la blessure de Baky (Koné). Il souffre d’une torsion au niveau du genou ou de la cheville. Ce n’est pas bénin. On va attendre pour en savoir un peu plus. Mais si on enlève ce point noir, je ne vais pas faire la fine bouche. Il y a eu beaucoup de satisfactions.

Quelle est la principale ?

D.D : On a été capables de réaliser une grosse prestation face à une équipe qui n’avait pas pris de but depuis quatre matches. Ça n’a pas été simple de faire sauter le verrou. Surtout en première période. Il y avait beaucoup de disponibilité, de mobilité et de vitesse sans trop se précipiter non plus. Car à domicile le public a toujours tendance à nous pousser vers l’avant. Si on a besoin de faire une passe en retrait pour trouver un décalage. On a su bien le faire. On a fait de bons enchaînements. Il y avait pas mal de complicité technique entre les joueurs, des complémentarités de déplacement. C’est intéressant car on avait quand même en face une équipe qui faisait bloc et qui restait dans sa propre moitié de terrain. Ce n’est jamais évident de créer des décalages dans ces situations.

Lucho est présent sur les quatre buts de l’OM. Il devient le maître à jouer de l’équipe ?

D.D : Mais je ne l’ai pas pris pour qu’il fasse de la promenade ! A partir du moment où il n’est plus embêté par ses soucis physiques, il est efficace. Chaque année, il a de bonnes stats. Il confirme ici. Et il tire l’équipe vers le haut.

Votre avez décidé de laisser plusieurs cadres sur le banc des remplaçants. C’est un nouveau coaching gagnant ?

D.D : Je fais des choix. Si ça ne s’était pas passé comme ça, vous auriez été les premiers à me dire : "Ah, pourquoi Baky Koné ?" Je fais des choix, les joueurs les rendent bons ou mauvais. J’ai aussi pris en compte la forme du moment. Et puis on a un autre match mercredi. Ça ne sera pas la même équipe qui débutera. L’essentiel, c’est que tout le monde se sente concerné même si c’est difficile pour moi de donner du temps de jeu à tous les joueurs. Mais le groupe vit bien. Il faut qu’il continue à vivre comme ça avec la même exigence envers eux-mêmes. Et la même détermination.

C’est la quatrième victoire à domicile d’affilée. Marseille est-il redevenu intraitable au Vélodrome ?

D.D : J’espère qu’on pourra le rester jusqu’à la fin de la saison. Je savais par rapport à la saison dernière qu’il fallait être beaucoup plus performant à domicile. On est mieux qu’en première partie de saison. On doit maintenant être capable de maintenir ça. Dans une course avec plusieurs équipes, c’est très important de pouvoir faire le plein chez soi.

Mercredi, Marseille va disputer son deuxième match en retard à Sochaux. C’est un nouveau match bonus ?

D.D : Oui, c’est une rencontre bonus. Bordeaux va aussi jouer son match en retard. C’est important de bien gérer cette rencontre car ça reste serré devant.

L’OM enchaîne les bonnes performances. C’est un rythme de champion ?

D.D : On a un bon rythme. Il nous reste sept étapes à passer. Il y a en une qui arrive très vite, mercredi. Nous avons peu de temps de récupération. Il y a de la satisfaction mais pas d’euphorie chez les joueurs car ils savent qu’ils vont devoir remettre ça rapidement. On va se battre jusqu’au bout.

Vous n’évoquez toujours pas le titre de champion ?

D.D : Je préfère dire que l’on va se battre pour garder cette première place (rires). Je ne suis pas superstitieux ou quoi que ce soit. L’essentiel c’est de faire en sorte que l’on soit en tête le 15 mai. On savoure tout en sachant que l’on a encore des étapes importantes à franchir. On n’est pas là pour se cacher. Ça va vite. On était très très loin en janvier, là on est plus performant. Continuons sur ce que ne sommes en train de faire depuis quelques semaines.

Auxerre est-il votre principal adversaire pour le titre ?

D.D : Les Auxerrois prennent des points. Ils sont donc là. Ils n’ont pas marqué énormément de buts mais ils ont gagné pas mal de matches 1-0, notamment en fin de match. Ils ne sont pas là par hasard. Tout comme les quatre autres qui sont derrière. Mais Auxerre est l’adversaire le plus proche pour le moment.

Vous avez déjà creusé l’écart pour la course à la Ligue des champions ?

D.D : Il y a des confrontations directes entre prétendants. Tout le monde ne pourra pas prendre de points… Si on arrive à distancer cette troisième place, c’est déjà bien.

Physiquement, l’OM semble finir plus fort que ses concurrents. Est-ce également votre avis ?

D.D : On a autant, si ce n’est plus, joué que des équipes comme Lyon ou Bordeaux. On est bien en ce moment. Mais je veux être attentif que cet état de fraîcheur reste tel quel. Sur un plan athlétique, on est plutôt en jambes. Mis à part le match qui a suivi notre victoire en Coupe de la Ligue (succès 1-0 contre Lens, ndlr) et notre semaine un peu trop festive. Mais contre Sochaux (3-0) ou face à Nice (4-1), la quasi-totalité des joueurs est à un très bon niveau. Tant mieux. Car entre les blessures des uns et des autres, Mathieu (Valbuena) qui est suspendu mercredi, Brandao qui est encore sous le coup d’une suspension et Mamad (Niang) qui revient dans le groupe : j’aurai besoin de tout le monde en comptant le match de Sochaux mercredi et celui de Boulogne samedi.

Eurosport

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