samedi 17 avril 2010

Deschamps garde la tête froide

Si Marseille est plus que jamais leader de la L1, cela n'empêche pas Didier Deschamps de rester calme avant le match à Boulogne-sur-Mer samedi, lors de la 33e journée. L'entraineur marseillais ne s'est d'ailleurs pas privé de recadrer ses joueurs malgré la victoire à Sochaux (0-1).
Didier Deschamps n'est pas né de la dernière pluie. Des titres qui se perdent après avoir caracolé en tête du championnat, l'entraineur marseillais connait. La mésaventure lui était notamment arrivée en 2004 avec Monaco, coiffé sur le fil par Lyon alors que l'ASM avait compté jusqu'à 10 longueurs d'avance sur l'OL. Ce spectre n'avait pas lieu d'être quand Marseille était dans la peau du chasseur. Mais l'OM est désormais dans celle du gibier. Depuis sa victoire à Sochaux (0-1) en match en retard mercredi, le club phocéen a cinq longueurs d'avance sur son dauphin, Auxerre, à seulement six journées de la fin du championnat. De quoi donner à D.D. l'idée de calmer l'euphorie ambiante qui s'est emparée de la Canebière.

Hormis les trois points de la victoire, le coach de l'OM n'a pas apprécié grand chose de la prestation de son équipe à Bonal. Dominée durant une bonne partie de la première période, elle a longtemps été à la merci des Sochaliens avant de faire la différence en toute fin de match grâce à Mbia (88e). Deschamps ne s'est pas privé d'en toucher deux mots à ses joueurs. "Dans cette rencontre, beaucoup de choses m'ont déplu, a-t-il affirmé. Il ne faudra d'ailleurs pas les reproduire dans les prochains matches. Nous avons frôlé la correctionnelle. Il s'agit heureusement d'un avertissement sans frais. Cela prouve que l'équilibre reste fragile et qu'il suffit d'un petit grain de sable pour que la mécanique s'enraye", a ensuite souligné l'entraineur olympien sur le site de La Provence, conscient que les choses auraient pu être bien différentes sans quelques prouesses de Steve Mandanda en début de match.

Deschamps : "Il peut y avoir des surprises"

Pour cette dernière ligne droite du championnat, Deschamps a choisi son axe de travail. Le coach de l'OM sait que la saison dure déjà depuis de longs mois et que le risque de décompression existe. Surtout à un moment où plus grand monde ne voit le titre échapper au club phocéen. Dans ce contexte, D.D. veille à ce que ses troupes restent mobilisées et qu'elles le soient jusqu'au bout. Pour lui, ça se jouera au mental désormais. "C'est la tête qui commande les jambes, explique-t-il. Quand elle n'est pas prête à répondre aux échéances qui se présentent à vous, il peut y avoir des surprises. Nous n'avons pas pris le match contre Sochaux par le bon bout. En dépit de notre avance en tête du classement, tout reste à faire. Nous ne devons pas nous endormir sur nos lauriers, mais au contraire, conserver notre efficacité défensive et offensive. Nous ne devons pas lâcher maintenant."

Si elle peut paraître excessive, la réaction de Deschamps semble cependant justifiée. Marseille s'est fait peur à Sochaux, sa dynamique positive a été menacée et l'entraineur marseillais s'en est inquiété. Mais l'OM est désormais invaincu depuis onze matches en championnat et reste sur cinq succès consécutifs avant son déplacement à Boulogne. Une forme olympique qui n'est pas sans rappeler celle de Bordeaux à la même époque l'an passé. Et qu'il lui faut conserver pour aller chercher ce titre de champion de France qui fuit la Canebière depuis 1992. Arrivé en successeur d'Eric Gerets, D.D. savait qu'il lui faudrait atteindre cet objectif pour faire oublier le technicien belge, très populaire au Vélodrome. Après la Coupe de la Ligue, l'entraineur marseillais est tout proche d'offrir ce sacre tant attendu par les Marseillais et de gagner son pari. Mais, par expérience, il ne lâchera rien avant d'avoir accompli sa mission.

Eurosport

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Aucun commentaire: