C'est surtout la défaite à Valenciennes (1-0) qui nous contrarie. A Bordeaux (1-3), on sortait de la Ligue Europa (0-3 à Liverpool). On avait encore pas mal d'absences sur blessure. C'était une défaite explicable. A Valenciennes, on voulait en revanche repartir sur une série. On n'en a pas été capable. Nous voilà obligés de faire un résultat à Lyon. Ce n'est pas l'endroit idéal pour ça. Il nous reste sept finales à jouer, la première contre l'une des quatre meilleures équipes européennes. Et cette saison, on n'a pas réussi à bien les négocier à Marseille (0-1) et Bordeaux.
Ni à Auxerre ni à Montpellier, autres équipes du Top 5...
Ça prouve que nous devons progresser à l'extérieur. Comme on veut terminer dans ce top 5, il faudra un exploit à Lyon. C'est la meilleure équipe de 2010, qui a repris quatorze points à Bordeaux et qui est en pleine santé.
Vous parlez de sept finales, mais les six autres dépendent de votre résultat à Lyon. Si vous gagnez à Gerland, même le titre sera possible. Si vous perdez, vous risquez d'être distancé même pour votre objectif européen.
Même en cas de résultat négatif, il restera dix-huit points à distribuer. Nous avions accroché notre cinquième place à la dernière journée, il y a un an. Je ne crois pas que ce match soit plus important que les suivants.
On vous parlait du titre à l'instant. Trouvez-vous que le potentiel de votre équipe est surestimé ?
Fin août, on nous demandait si on était préparé à lutter pour le maintien jusqu'à la dernière journée (NDLR, Lille avait pris un point sur les quatre premières journées). On est passé de relégables à potentiellement champions. Il faut rester mesuré dans les deux sens. Nous ne sommes pas taillés pour le titre. Même le podium, ce sera très compliqué. Nous sommes sixièmes du groupe de tête, rentrons déjà dans les cinq.
Si vous n'êtes pas taillé pour le titre alors que vous développez d'un des meilleurs jeux du Championnat, que vous manque-t-il ?
L'Europe a été un élément prépondérant de notre saison. Vu notre effectif, elle nous a coûté des points. Cela a été une superbe expérience, les joueurs ont pu engranger de la confiance, mais elle nous a fait perdre de la fraîcheur. Faire une saison au top avec notre effectif et les pépins qu'on a eus, ce n'est pas possible. On a perdu Landreau pour six mois, Plestan pour la même durée. De Melo, Gervinho, Debuchy ont été blessés... Gervinho est aussi allé à la CAN. Il faut en tenir compte. Mais rien n'est fini.
On dit souvent que l'OM ou Lyon ont un besoin absolu d'aller en Ligue des champions, mais n'est-ce pas aussi le cas du LOSC, s'il veut conduire le noyau dur de cette équipe jusqu'au grand stade en 2012 ?
Les questions sur la dimension économique, je pense qu'il faut les réserver au président Seydoux. Mais il est exact que nous souhaitons garder nos meilleurs joueurs et nous installer dans le haut du classement français. (NDLR : Rudi Garcia a précisé la semaine dernière que seul Adil Rami était susceptible de quitter le club cet été).
Mais vous ne pouvez pas sous-estimer la qualité de votre potentiel offensif...
Pour qu'Hazard et Gervinho s'expriment, il faut que les ballons puissent arriver dans les meilleures conditions. Leur réussite est aussi le produit de toutes les consignes de participation données aux milieux et aux latéraux. Bien sûr qu'ils ont fait une superbe saison. Hazard a franchi le cap de la saison de la confirmation. Quant à Gervinho, j'étais bien placé pour connaître son potentiel (NDLR, il l'a dirigé au Mans). Je ne veux pas oublier Frau, qui avait du mal à confirmer ce qu'on avait entrevu à Sochaux, quand il était l'un des meilleurs attaquants français. On l'a piqué dans son amour-propre. Cette stratégie a été payante. Et il joue lui aussi dans une équipe qui apporte des ballons.
Vous êtes la meilleure attaque de L1. A côté, vous avez encaissé 33 buts, soit environ un par match. Est-ce un prix à payer normal par rapport à votre projet de jeu ou attendez-vous davantage de solidité ?
On peut s'améliorer à l'extérieur. Chez nous on est bien (12 buts encaissés en 16 matches à domicile, 21 en 15 matches à l'extérieur). Mais ailleurs, on a toujours tendance à prendre au moins un but, et c'est compliqué. Je vous dirais la même chose que sur l'attaque : si on marque des buts, c'est grâce à tout le monde. Quand on prend des buts, ce n'est pas seulement la faute des défenseurs.
Lyon - Lille, c'est 18 buts sur les quatre derniers matches. A l'aller, il y avait eu 4-3...
Et là on serait satisfait avec un bon vieux 0-0. Je ne suis pas certain qu'il y aura beaucoup de spectacle. On doit être capable de faire bloc contre cet effectif énorme. Il nous faudra être solides, d'abord.»
L'équipe
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