La police enquête sur un établissement des Champs-Elysées qui, en plus d’offrir des boissons, fournissait en prostituées quelques stars du ballon rond. Le milieu du Bayern Munich aurait admis en fréquenter une, mineure au moment des faits. Il aurait ignoré son jeune âge.
Mais le problème est là : si les clients ne sont quasiment jamais inquiétés en France, acheter les charmes d’une mineure pourrait lui coûter cher. Dont une mise en examen « pour sollicitation de prostituée mineure », une infraction passible de trois ans de prison et de 45 000 € d’amende. C’est un maximum et on n’en est pas encore là. Pénalement, Ribéry ne risque pas grand-chose a priori.
S’il joue contre Lyon, sa prestation sera scrutée
Sa « souffrance » se situe sur un autre terrain. Comme tout homme pris la main dans le sac à infidélités, l’ex-Marseillais pourrait traverser quelques turbulences conjugales prochainement. Et voir des amis s’éloigner ou des sponsors prendre leurs distances. Cet enchaînement de grosses contrariétés extrasportives agira forcément sur son moral. Une première réponse est attendue demain soir à l’Allianz Arena. Victime d’une contracture contre Hanovre samedi (7-0) et sorti à vingt minutes de la fin de la rencontre, le milieu s’est entraîné seul et à huis clos hier. S’il joue contre Lyon comme c’est prévu, sa prestation sera scrutée seconde par seconde. Et chaque contrôle, passe ou tir interprétés en fonction de « l’affaire ».
Si Ribéry livre une grosse partie, on parlera de son mental de champion. S’il se montre moyen ou rate ce rendez-vous, la thèse du joueur qui gamberge prendra de l’épaisseur. Et ce ne sera qu’un début. Tous ses matchs seront observés à la loupe jusqu’à ce que l’affaire se tasse.
Pour l’instant, il bénéficie d’un répit relatif. Hier, le site de « Bild », l’un des quotidiens les plus puissants d’Europe, demeurait prudent en lançant en une : « Ribéry empêtré dans un prétendu scandale sexuel ». L’écho porte davantage dans d’autres pays. En Espagne, où Ribéry pourrait évoluer la saison prochaine, le quotidien sportif « Marca » évoque « un grand scandale au sein du football français et de la sélection nationale » si « les informations scandaleuses se confirment » (Sidney Govou a également été entendu par la police avant peut-être deux autres internationaux).
En Angleterre, le « Times » ironise en notant que « Domenech, le sélectionneur de la France, déjà en difficulté, avait autant besoin de cela que d’une balle dans la tête ». C’est bien le problème depuis la main de Thierry Henry face à l’Irlande, en novembre : à chaque fois que l’on évoque les Bleus, ce n’est plus vraiment pour parler de leurs qualités de footballeurs.
Hatem Ben Arfa , le milieu de Marseille, a nié tout rapport avec l’affaire de proxénétisme pour laquelle Ribéry et Govou ont été entendus comme témoins. La presse avait évoqué un joueur évoluant « dans le sud de la France ». « Ce n’est pas moi », a assuré Hatem Ben Arfa sur l’Equipe TV.
Le Parisien
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