mardi 13 avril 2010

La Coupe aux grandes moustaches?

Demi-finaliste mardi soir face à Lens, Guy Lacombe se frise toujours la moustache en Coupe. Quatre finales et deux victoires depuis 2003 (Coupe de la Ligue avec Sochaux et Coupe de France avec le PSG), l'entraîneur monégasque reste un redoutable meneur d’hommes sur les compétitions à élimination directe. En 2009, il a encore guidé Rennes jusqu’à la finale de la Coupe de France. «Il essaye de transmettre un état d’esprit tous les jours à l’entraînement. C’est quelqu’un qui a un respect pour le combat, qui refuse la défaite. Et cet état d’esprit, cette grinta d’Aveyronnais, il le transmet peut-être plus facilement en Coupe qu’en championnat», analyse Alain Blachon, son adjoint historique (Guingamp, Sochaux, PSG), aujourd’hui second de Christophe Galtier à Saint-Etienne.
Irascible, grande gueule, théoricien des plots («Tous les entraîneurs de la région venaient regarder ses séances d’entraînement», confie Jean-Claude Plessis, son président à Sochaux), Lacombe est aussi réputé pour ses causeries d’avant-match. «Guy est un mec précis, minutieux. Il sait exactement ce qu’il va dire aux joueurs», confie Alain Blachon. Des discours guerriers, virils qui font souvent mouche avant les matchs à élimination directe. Illustration lors de la conférence de presse de dimanche, à 48 heures de la demi-finale de Coupe de France contre Lens. «Si l'on ne va pas jusqu'au bout, notre parcours, qui ressemble à une épopée, ne servirait à rien. Les gens ne se souviennent que des vainqueurs.»

Car Guy Lacombe est un compétiteur acharné. Une qualité qui vire à l’obsession en Coupe. Depuis quelques jours à Monaco, l’entraîneur dessine la Coupe sur son tableau à ses joueurs lors des causeries. Une anecdote racontée par Stéphane Ruffier à Lequipe.fr. «C’est un homme au fort caractère, passionné. Nous avons passé trois années très riches avec lui ici. Il n’hésite pas, par exemple, à lancer des jeunes dans le grand bain. C’est un homme qui tirera toujours le meilleur d’un groupe», détaille Jean-Claude Plessis. Zidane, Micoud ou encore Frau et Pedretti s’en souviennent.

Moins efficace en championnat

Et Monaco, qui a éliminé des cadors comme Lyon, Bordeaux ou encore Sochaux, profite de l’expérience de «Moustache» en Coupe. Mais la méthode semble moins efficace en championnat. Depuis ses belles années guingampaises et sochaliennes (5e en 2003), l’Aveyronnais n’a plus intégré le top 5. Et a traversé des périodes noires comme au PSG, allant jusqu’à se mettre à dos pas mal de joueurs (Dhorasoo, Rothen). «On ne fait aucune différence dans la préparation. Au contraire, on ne cesse de répéter aux joueurs que la Coupe et le championnat se nourrissent l’un de l’autre. En janvier, après une victoire en Coupe, on a gagné 6 matchs de suite en championnat», explique Alain Ravera, l’adjoint actuel de Lacombe. Reste que cette saison, l’AS Monaco est une des équipes les plus irrégulières du championnat. «Vous ne pouvez pas taper sur les gars, les mobiliser tous les week-ends comme vous allez le faire sur un match en particulier», conclut Alain Blachon.
20minutes

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