Une invincibilité qui dure depuis dix rencontres ; un jeu séduisant, avec un Lucho étincelant à la baguette ; quatre buts passés à une défense niçoise pourtant imperméable lors de ses quatre sorties précédentes ; et une place de leader confortée avec panache. Le week-end fut particulièrement prolifique pour l'Olympique de Marseille. Les Phocéens ont profité des faux-pas de leur concurrents directs pour s'extirper du peloton de tête. Le dénouement de la saison dernière les a trop refroidis pour qu'ils se voient déjà champions de France. Mais honnêtement, avec deux points d'avance sur Auxerre, un match en retard, mercredi, à Sochaux, et un calendrier globalement favorable, on voit mal ce qui pourrait empêcher la bande à Didier Deschamps d'être sacrée au soir du 15 mai.
LE JOUEUR DU WEEK-END
Il doit forcément savourer. Comme il l'a fait savoir par bandelette interposée, Toifilou Maoulida « is back ». L'attaquant lensois réclamait du temps de jeu ? Il en a eu samedi, face à Boulogne-sur-Mer. Titulaire surprise en pointe, l'ancien Marseillais a frappé un grand coup en signant un triplé. Maoulida n'a débuté que sept rencontres de Ligue 1 cette saison. Il a marqué cinq fois. Pas mal pour un joueur cantonné au banc de touche par Jean-Guy Wallemme. Cela incitera-t-il l'entraîneur nordiste à le titulariser en demi-finale de Coupe de France, mardi, à Monaco ? La blessure d'Issam Jemaa, touché à une cuisse et sorti après seulement trois minutes face à Boulogne, pourrait précipiter la réponse.
LE COUP DE COEUR
On a trop souvent tapé sur les doigts du Paris Saint-Germain pour ne pas souligner sa belle victoire obtenue samedi, face à Bordeaux (3-1). Alors, oui, à l'instar de leur président Jean-Louis Triaud, les Girondins martèleront qu'entre l'expulsion de Ramé et le coup franc victorieux d'Armand qui a suivi, « rien n'a voulu (leur) sourire » au Parc des Princes. Oui, ces trois points empochés face au champion de France en titre peuvent sembler anecdotiques dans une saison parisienne morose. Mais tout cela ne remet nullement en cause une tendance palpable depuis quelques semaines : le PSG va mieux. Toujours aussi percutant, Mevlut Erding a signé samedi son treizième but. Et comme le souligne Antoine Kombouaré, Paris a engrangé sa «troisième victoire d'affilée à domicile». Cette fois, c'était devant un public. Si le club de la capitale mise beaucoup sur la Coupe de France pour redorer son blason, il nourrit encore une ambition en Championnat : terminer à la huitième place. «Pour la fierté et pour l'orgueil», dixit Kombouaré.
LE COUP DE GUEULE
« Jusque-là, on avait rarement été ridicules, mais là... » Mécha Bazdarevic est dépité. L'entraîneur de Grenoble a de quoi, au regard la piète prestation iséroise du week-end. Samedi, le GF38 a lâché prise. Giflé à Toulouse (0-4), le club isérois a officialisé sa relégation en Ligue 2. Avec vingt-trois défaites au compteur et seulement quinze points pris en trente-deux matches, comment pouvait-il en être autrement ? C'est face au TFC que Grenoble avait empoché la première de ses trois victoires cette saison. Ironie de l'histoire, c'est aussi face à Toulouse qu'il a scellé son sort. Pierre Wantiez, le directeur délégué du GF38, y voit un mal pour un bien : «Nous allons descendre et nous allons surtout revenir plus fort.» A condition que, cette fois, les joueurs ne rendent pas les armes avant de combattre.
France Football
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