jeudi 15 avril 2010

Marseille plus que leader

Vainqueur sur le fil à Sochaux (0-1) en match en retard de la 30e journée de L1, Marseille a conforté son fauteuil de leader. Les Olympiens ont désormais cinq longueurs d'avance sur leur dauphin, Auxerre, et sept sur Lyon. L'OM est sur la voie royale pour le titre.
SOCHAUX - MARSEILLE : 0-1


But : Mbia (88e)

Le douloureux souvenir de la saison dernière, à l'issue de laquelle Bordeaux les avait coiffés au poteau, incitera certainement les Marseillais à ne pas se voir champions de France avant l'heure. Cet excès de prudence est balayé par la réalité mathématique : à six journées du dénouement, l'OM compte cinq points d'avance sur l'AJ Auxerre, son premier poursuivant. Mais aussi sept sur Lyon et neuf sur Bordeaux ! Autant dire qu'il flotte comme un parfum de titre sur la Canebière.


Non contents d'avoir mis fin à dix-sept années de disette en remportant la Coupe de la Ligue, les Olympiens sont donc bien partis pour reconquérir un sacre qui les fuit depuis 1992. La victoire arrachée à Sochaux (0-1) mercredi, en match en retard de la 30e journée, les place de fait sur la voie royale. La bande à Didier Deschamps a peiné pour décrocher un cinquième succès consécutif en Championnat et aligner un onzième match sans défaite. Rien d'étonnant : l'OM revient souvent bredouille de Bonal. Une semaine après avoir corrigé ces mêmes Sochaliens au Vélodrome (3-0), le club phocéen a attendu un but de Stéphane Mbia (0-1, 88e) dans les ultimes minutes pour s'imposer en terre doubiste. Cela ne lui était arrivé qu'une fois lors de ses onze derniers déplacements.

Lucho trouve la barre, Boudebouz aussi

Sans ses flèches Ben Arfa, Valbuena et Koné, l'OM avait un plan : attendre patiemment dans son camp pour mieux contrer. Pendant une vingtaine de minutes, son dessein a bien failli tourner au désastre. Pris à la gorge par des Lionceaux très mordants et très joueurs, Marseille a évité le pire à deux reprises. Au prix d'une belle détente, Mandanda a d'abord détourné un tir puissant et à bout portant de Boudebouz (7e). La frappe enroulée d'Ideye, dix minutes plus tard, a aussi donné quelques sueurs froides au gardien olympien, tout heureux de voir le ballon flirter avec son poteau gauche (17e). Passées ces deux frayeurs, l'OM a peu à peu imposé sa puissance physique et sa maîtrise collective pour répliquer avant la pause. Mais la reprise en extension de Niang, magistralement servi par Lucho (36e), comme la frappe tendue de Kaboré (41e) ont toutes deux été claquées par Dreyer.

L'OM aurait pu ouvrir le score dès le retour des vestiaires, si le lob de Lucho n'avait pas trouvé la transversale. Dans un remake inverse de la première période, Marseille a ensuite fait le dos rond. Il peut s'estimer heureux que la tentative de Boudebouz ait, elle aussi, heurté la transversale (64e). Que M. Bien n'ait pas sanctionné d'un penalty une main - involontaire - d'Heinze dans sa surface (75e). Ou que l'égalisation d'Ideye, dans le temps additionnel, ait été refusée pour une position de hors-jeu. Il ne pouvait vraiment rien arriver à cet OM-là, ultra-réaliste et solide défensivement. C'est à ce genre de signes que l'on reconnaît généralement le futur champion.

LA DECLA : Didier Deschamps (entraîneur de l'OM)

"Même si ce fut laborieux, nous avons eu cette efficacité en fin de match qui nous permet de prendre trois points. Nous venons de prendre six unités sur six mais il nous reste encore six étapes à franchir et nous allons engager notre cinquième match en quatorze jours. Sochaux a été bien meilleur que la semaine dernière et on peut s'attendre à ce même type de match à Boulogne (samedi). Dans la douleur nous sommes parvenus à montrer une force de caractère...et de la réussite que l'on n'a pas eu au début de saison. Nous l'obtenons maintenant."

Eurosport

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