samedi 8 mai 2010

Bordeaux au bord du gouffre

Sixième du championnat avant les deux dernières journées, Bordeaux se retrouve à la pire des positions avant la fin de la saison. Les Girondins, tenus en échec par Nice (1-1), occupent pour le moment un strapontin qui n'octroie pas de ticket européen. Il reste deux matches pour sauver les meubles.
Une soirée tout simplement catastrophique. Déjà, Bordeaux a été officiellement destitué de son titre de champion de France. Ça, les Girondins y étaient préparés. Ensuite, les hommes au Scapulaire n'ont pas été capables de ramener plus qu'un nul de Nice (1-1). Surtout, ils ont vu Montpellier, Lille et Lyon, leurs concurrents directs dans la course à la Ligue des Champions s'imposer. Résultat : le club aquitain pointe à la pire place avant les deux dernières journées cruciales : la sixième. Celle que toutes les formations du groupe des six qui luttent depuis quelques mois maintenant voulaient absolument éviter. Celle synonyme de non-qualification européenne. Alors aujourd'hui, Bordeaux tremble encore un peu plus.

En Gironde, on essaye déjà de digérer la déception de ne pas retrouver la Ligue des Champions la saison prochaine. Jean-Louis Triaud n'y arrive pas vraiment. Et n'a pas caché sa colère à l'issue de cette nouvelle contre-performance : "Déception, le mot est faible. Il me tarde d'être au 15 mai et d'en finir avec une saison longue et pénible. On n'avait pas l'ambition de tout gagner. Il n'y a pas si longtemps, nous étions bien placés partout, dans toutes les compétitions. Maintenant, nous ne sommes plus nulle part", lâche le président bordelais. Même son de cloche chez Ulrich Ramé : "La ligue des Champions est passée. Il nous restait une infime chance, elle s'est envolée à Nice." Et Laurent Blanc n'est pas en reste : "Maintenant, nous avons dit adieu à la Ligue des champions. On ne peut plus viser que la Ligue Europa. C'est un constat amer, mais il faut être réaliste."

"On ne peut plus viser que la Ligue Europa"

Le problème, c'est que le billet pour la Ligue Europa est loin d'être dans la poche des champions de France sortants. Certes, les deux derniers matches contre Sochaux (16e) et Lens (13e), qui n'ont plus rien à jouer, ne sont pas insurmontables. Mais les protégés de Laurent Blanc, avec deux points de retard sur Montpellier, n'ont plus leur destin entre leurs pieds. Surtout, au vu de leur état forme, le doute plane quant à leur capacité à finir en beauté. Dimanche, on pensait qu'ils étaient repartis de l'avant en s'imposant contre Toulouse (1-0). Ils n'auront pas mis longtemps à retomber dans leurs travers. Et si Blanc se veut optimiste ("On est encore convalescent mais dans le jeu, il y a eu de l'amélioration"), Triaud se pose des questions sur l'état d'esprit: "Je n'ai pas senti beaucoup d'investissement de la part des joueurs."

Aujourd'hui, il n'est de toute manière pas encore l'heure de faire le bilan de cette saison déjà décevante. Le mot d'ordre est clair : il faut accrocher le dernier sésame continental pour sauver ce qui peut encore l'être. Si "quand on a goûté à la Chantilly (C1), la crème fraîche (C3) peut paraître fade" comme l'a souligné Blanc, plus personne ne crache désormais sur la Ligue Europa. "Pour ne pas revenir trois, quatre ans en arrière", comme le soulignait Wendel avant ce nul contre Nice, elle est même indispensable.

Eurosport

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