« Je me serais bien passé de cette histoire », confiait la semaine dernière Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française de football. Visiblement, les Français aussi, même si parmi les plus jeunes (moins de 30 ans), la clémence est de mise avec une cote d’amour qui grimpe à 57 %.
Blessures, méformes et ambitions inassouvies
Raymond Domenech, qui s’est un jour autoproclamé d’extrême gauche, sera certainement peiné d’apprendre que ce sont les électeurs de gauche qui désertent le plus l’équipe de France. Il est vrai que le jeu des Bleus n’inspire pas exactement le romantisme… Mais le sélectionneur a d’autres soucis. Outre un dos bloqué qui l’a empêché de superviser Patrick Vieira mercredi, l’entraîneur tricolore est confronté à un casse-tête au moment de coucher 23 noms pour le Mondial en Afrique du Sud. Quasiment la moitié des joueurs qu’il pourrait retenir sortent d’une saison ratée, entre blessures, méformes et ambitions personnelles inassouvies.
Rarement la confiance aura autant fui les Bleus à quelques jours de la plus belle compétition pour un footballeur. Si tout le monde s’accorde pour déceler un réel potentiel en équipe de France, à peu près les mêmes redoutent une catastrophe dans un mois pour le premier Mondial sur le continent africain. L’incertitude est totale, l’espoir ténu. C’est en général un contexte qui permet aux sportifs de se transcender, de se révéler et même de gagner. Qui sait ? On parlerait alors d’un autre « effet Zahia », beaucoup plus positif. Comme si les Bleus voulaient laver leur image et se racheter là où le public les attend le plus : sur le terrain.
(*) Baromètre exclusif CSA/Le Parisien-Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 5 et 6 mai 2010 au domicile des personnes interviewées. Echantillon national représentatif de 1052 personnes âgées de 15 ans et plus.
LeParisien
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