samedi 8 mai 2010

Garcia : "On n'attend pas de cadeau"

Rudi Garcia, qui accueille samedi Marseille, a affirmé n'attendre de cadeau de personne. Alors que Lyon craint que le nouveau champion soit démobilisé, l'entraîneur de Lille ne veut penser qu'aux prochaines échéances de son équipe : "deux finales à jouer pour être en Ligue des champions".

RUDI GARCIA, que pensez-vous du titre de Marseille ?

R.G. : C'est un beau champion. Soixante-quinze points, vingt-deux victoires, ce n'est pas rien. C'est un titre mérité au vu de la saison de l'OM.

Avez-vous prévu quelque chose pour l'accueil de l'OM et Didier Deschamps ?

R.G. : Je le féliciterai chaleureusement. Ce qu'il a fait est remarquable. A nous d'être capables de battre cet OM. Pour l'instant, on a perdu deux fois en deux matches.

Est-ce un avantage de recevoir cet OM après son sacre ?

R.G. : On n'attend de cadeau de personne. J'ai entendu que les trois points sont acquis. Vous pensez bien que cela ne sera pas du tout le cas. Nous on affronte le champion alors que nous sommes deuxièmes. Cela fait un beau match. Nous sommes ravis d'offrir cela à nos supporters. Si on nous avait dit cela en début de saison, voire un peu plus tard...

Marseille ne risque-t-il pas d'être démobilisé ?

R.G. : Je ne sais pas. On va se préparer pour jouer le champion de cette saison. On sait ce que cela peut représenter. On ne va pas faire le détail des statistiques marseillaises. C'est la meilleure équipe à l'extérieur. Pour nous, il s'agit de récupérer après notre victoire à Toulouse et d'être à notre niveau. Si on était dans une position de n'avoir rien à gagner, on agirait en pro et on jouerait nos matches pour les gagner. Je suis peut-être naïf mais je pense que les vingt équipes vont jouer à fond. Je ne peux imaginer que cela puisse en être autrement pour l'une ou l'autre équipe. Cela vaut pour l'OM.

Lille deuxième, l'objectif est bien d'aller en Ligue des champions ?

R.G. : Notre premier objectif est atteint, celui d'être européen. Comme on dit l'appétit vient en mangeant. Je sais que personne ne se satisfait de l'Europa League. Oui, on veut accrocher la Ligue des Champions. Maintenant, nous avons deux finales pour être en Ligue des champions. Nous ne sommes pas les seuls à batailler. Auxerre est au même niveau que nous et Lyon chasse derrière avec un match en retard.

Et vous n'avez pas totalement votre avenir en main pour finir deuxième...

R.G. : Il faudra attendre le résultat du match en retard (Lyon-Monaco, le 12 mai). Ce n'est pas logique. On a fait face à notre calendrier alors qu'on est l'équipe qui a le plus joué. Nous n'avions rien demandé, bénéficié d'aucun aménagement mais nous n'allons pas revenir dessus. En fait, on dépend de nous pour finir troisièmes. Ca donne une motivation supplémentaire. Mais pour que le deuxième match soit important il faut savoir gagner le premier.

Votre équipe doit vous satisfaire actuellement par sa maîtrise et sa solidité ?

R.G. : Oui. J'avais demandé le même état d'esprit que ces dernières semaines, d'avoir plus de maîtrise qu'au Mans (1-2) et la solidité que nous avions eue à Lyon (1-1). A Toulouse, il y a eu un mélange de tout cela. Grâce à cela, on peut penser qu'on a gardé un peu de forces.

L'autre satisfaction, c'est toujours l'efficacité de votre équipe qui a passé la barre des 100 buts (102 toutes compétitions confondues)...

R.G. : C'était un objectif interne que nous nous étions fixés. C'est atteint. On va essayer de faire encore mieux. Les buts qui viennent sont maintenant les plus importants.

AFP

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