Je ne sais pas, peut-être que j'avais des raisons de ne pas être très content... Dans l'ensemble, ça a été une saison paisible, très calme. De temps en temps, on dit ce qu'on pense. Ça ne nous empêche pas de faire notre bonhomme de chemin.
Au Mans, êtes-vous allé un peu trop loin ?
Je n'ai rien calculé, c'était sur le moment... Il s'est passé ce qui s'est passé, mais si j'ai été expulsé, ce n'est pas par rapport à cet accrochage, c'est à cause de l'intervention de M. Jeandupeux qui a demandé à M. Chapron de le faire. A un moment donné, il ne faut pas non plus se foutre de la gueule du monde. Moi, entraîneur, c'est mon boulot. Je ne suis pas derrière quelqu'un à me cacher. Ce qu'il a fait, c'est une honte pour la profession. Ça ne me fait pas rire du tout.
Avez-vous eu l'occasion de vous expliquer avec lui ?
On est convoqué prochainement. Je m'expliquerai de cet incident avec les personnes concernées.
L'image donnée ce soir-là a-t-elle pu jouer sur votre comportement par la suite, notamment vis à vis de l'arbitrage qui ne vous a pas gâté ?
Non, simplement je ne vais pas passer ma vie à me plaindre. Moi, je constate. On me dit que ce sont des faits de jeu, c'est comme ça. Je ne rechangerai pas le monde. Jusqu'à maintenant, ces erreurs, on ne les avait pas trop ressenties. Là, c'est différent, on est un peu moins bien, on est attentif à plein de choses... On aurait pu avoir 4 points de plus, mais je ne vais pas non plus tomber dans la réflexion de dire qu'on nous en veut. Ces quatre points, on ira les rechercher lors des quatre dernières journées.
Ces points perdus vous laissent-ils des regrets ?
Non, pas du tout. Pourquoi ? Le championnat n'est pas fini, on n'est pas enterré. S'il y a des regrets, ça sera le 15 mai. Là, on a encore une belle carte à jouer.
Hormis l'arbitrage, la mauvaise passe actuelle est-elle également due au fait que vous n'ayez finalement pas réussi à protéger suffisamment votre vestiaire ?
Je ne vois pas pourquoi vous dites ça.
Parce que lorsque Michel Mézy déclare que vous jouez le titre, on est en droit de penser que vous vous êtes finalement pris au jeu...
Quand on est dedans, on se prend forcément au jeu, mais avec humilité. Dans la vie, il faut être réaliste sur ce qu'on peut faire ou pas. C'est vrai qu'à un moment donné, on n'a pas su garder notre ligne de conduite. Si nous, on joue le titre, que doivent se dire Marseille, Auxerre, Lille, Lyon et Bordeaux ? Moi, je fais plutôt partie de ceux qui agissent plutôt que de ceux qui parlent. Je tenais à ce que mes garçons ne s'égarent pas. Ce n'est pas un manque d'ambition.
Pensez-vous comme votre président, Louis Nicollin, que vous terminerez la saison à la sixième place ?
Aujourd'hui, je regarde simplement le classement. On est devant Bordeaux et Lyon, Lille n'est qu'un point devant nous... Sans tirer de plan sur la comète, on a notre destin entre nos mains. Je suis sûr que dans un coin de sa tête, le président a l'espoir que ça se passe mieux que ça. Les joueurs, eux, en ont envie. Même si on n'est pas arrivé, je ne vois pas pourquoi on n'y croirait pas ?»
l'équipe
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