mardi 25 mai 2010

Jean Tigana: «Je ne suis pas un magicien»

Jean-Louis Triaud a raté son effet de surprise. Hier après-midi au Haillan, le président des Girondins de Bordeaux a intronisé Jean Tigana comme nouvel entraîneur. Passé par Lyon, Monaco, Fulham (Angleterre) et Besiktas (Turquie), le technicien s’est engagé pour deux ans et aura pour adjoint Michel Pavon, jusque-là responsable de la cellule recrutement du club. «Aujourd’hui, il est difficile de garder une information et ainsi se faire la plaisir de la révélation, a ainsi confié Jean-Louis Triaud. Cela fait deux ou trois jours que l’on peut lire partout que Jean Tigana arrive à Bordeaux. On a donc organisé cette conférence de presse ensemble, car on aurait eu du mal à vous faire croire que c’était une surprise.»

La presse égratignée, le président girondin a poursuivi en apportant quelques éclaircissements quant à ce choix qui «n’a pas été fait par défaut comme j’ai pu le lire dans la presse. Une fois que le départ de Laurent Blanc a été entériné, je vous avoue que mon téléphone n’a pas arrêté de sonner. Nous avons eu des propositions multiples et je ne pensais pas qu’il existait autant d’entraîneurs intéressés par Bordeaux, c’est flatteur! Mais la piste menant à Jean Tigana a été la première explorée. Nous avions déjà eu des contacts par le passé, mais il se trouve que le timing avait fait que... Contrairement à aujourd’hui. Nous avons considéré sa compétence, son expérience, son image, son charisme et sa personnalité qui nous conviennent parfaitement. Nous avons aussi apprécié sa connaissance de Bordeaux et l’attachement qu’il porte au club.» Sans oublier le fait que l’ex-milieu de terrain international a porté les couleurs marine et blanc de 1981 à 1989, avec à la clé trois titres en championnat [1983, 1984 et 1987] et deux Coupes de France [1986 et 1987].

Un papa poule?
Or, c’est justement cet attachement aux Girondins qui a poussé Jean Tigana à signer à Bordeaux pour y retrouver le costume d’entraîneur. Un costume qu’il n’a plus porté depuis le 14 mai 2007 et sa démission du Besiktas. «En trois ans, j’ai refusé beaucoup de propositions émanant de clubs en France et à l’étranger ou de sélections parce que je n’étais pas prêt. Et quand Jean-Louis m’a contacté il y a quelques jours, il me semble que mon nom circulait déjà dans la presse. On s’est rencontré, le projet m’a intéressé, et au niveau contractuel il n'a fallu que deux ou trois minutes pour se mettre d’accord. Si ça n’avait pas été à Bordeaux, je ne serais pas revenu en France mais parti à l’étranger. Ce choix est celui du cœur.»

A peine débarqué au château du Haillan, Jean Tigana, qui se veut aujourd’hui «plus papa poule que père fouettard», s’est mis au travail. S’il n’a pas encore eu le temps de contacter les joueurs, il a commencé à visionner les matchs de la saison passée. Il sait que le challenge à relever s’annonce compliqué. «A la reprise, je vais mesurer leur état psychologique et surtout leur envie de se rattraper, car c'est un échec pour eux de ne pas être européens. A moi de les sécuriser et de leur proposer un travail pour revenir au très haut niveau. Après, tout va dépendre de ce que j’ai à disposition. Je ne suis pas un magicien mais juste un travailleur et l’essentiel pour un entraîneur est de tirer 100% de son effectif.» Un effectif qu’il tentera de préserver en essayant d’éviter les départs de Yoann Gourcuff et Alou Diarra. Sa première mission
http://www.20minutes.fr/article/406996/Sport-Jean-Tigana-Je-ne-suis-pas-un-magicien.php

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