lundi 3 mai 2010

La Ligue 1 après la 35° journée

Marseille, ça sent bon
« Alors Didier, ça sent bon ? » fut la première question posée à Didier Deschamps vendredi soir dans la salle de presse exigue de l'Abbé-Deschamps au terme d'un choc d'une belle intensité physique (0-0). Ce à quoi l'entraîneur de l'OM a répondu du tac au tac « En tout cas, ça ne sent pas mauvais... » Pour l'OM, effectivement, le titre est à portée de main. Mercredi face à Rennes, il devrait suffire de se baisser pour le cueillir. Il n'y a pas de quoi faire une montagne de cette équipe rennaise qui semble bel et bien avoir abdiqué en cette fin de saison. Il n'y a qu'à voir leur match face à Sochaux (1-2) pour s'en convaincre. Mais DD est assez malin, prudent et expérimenté pour ne pas tomber dans le panneau et pour motiver encore à fond un groupe qui marche à l'unisson. La libération est proche. - D. Mi.

Bordeaux sort du tunnel
Légitimement soulagés d'avoir gagné dimanche face à Toulouse (1-0) lors du terne derby de la Garonne, les Girondins respirent enfin après six journées où ils n'ont empoché qu'un minuscule point. Cette abominable série a carrément plombé une fin de saison où l'Europe risque bien d'être le grand absent au final même si les trois derniers adversaires (Nice, Sochaux et Lens) laissent encore des espoirs. A bien y regarder, ce court succès face au TFC est loin d'être le casse du siècle. Les joueurs de Laurent Blanc ont eu un mal fou à emballer une partie qui a basculé grâce à Ciani, spécialiste des buts importants cette saison. S'il ne peut être rassuré par cette prestation souffreteuse, le coach bordelais a quand même eu la confirmation que Wendel avait peut-être fait son temps à gauche. Le Brésilien a encore séduit à droite comme animateur du jeu offensif. Une petite trouvaille dans la grisaille. - D. Mi.

Lyon : Lisandro, un sacré numéro
On l'avait quitté les larmes aux yeux mardi dernier lors de l'élimination en demie de C1. On l'a retrouvé en transe. Pourtant, Lisandro Lopez a de nouveau eu un match compliqué à Montpellier (1-0). Recevant très peu de ballons devant, l'attaquant argentin s'est employé à redescendre pour chercher à participer au jeu. Alors, lorsque Bastos a inscrit le seul but du match (72e), il a explosé de joie comme un gamin. Comme s'il avait marqué lui-même un but en finale de la Ligue des champions. Chambrant le banc montpelliérain, ce qui lui a valu un avertissement (75e), il a rendu la monnaie de leur pièce aux adversaires qui avaient un peu trop fêté à son goût leur succès à Gerland lors de l'aller (2-1). Lors de son remplacement par Grenier (91e), il a longuement serré le poing devant son banc. Il a ensuite rugi comme un lion lorsque Lloris a sauvé la baraque en fin de match, sous le regard mi-amusé, mi-apeuré de Boumsong et de Kallström. Au coup de sifflet final, Licha a traversé tout le terrain pour sauter dans les bras de son gardien, clôturant une soirée à haute tension. - C. O.

La Libé attend les Verts
A 45 minutes près, Saint-Etienne assurait son maintien avec le but en or de Diakhaté inscrit juste avant la pause. Mais au retour des vestiaires, sous le déluge de Geoffroy-Guichard, les Verts se sont liquéfiés face à une équipe de Lens (1-4) au réalisme glaçant. L'avantage d'un but a très vite volé en éclats sous la suffisance stéphanoise. Les hommes de Galtier se sont totalement désunis en se croyant arrivés. Arrivés à la fin d'un match trop long pour eux et à la fin d'une saison plus que pénible. Ce terrible échec a ravi Boulogne-sur-Mer, qui a eu lui l'incroyable mérite d'inscrire trois buts lors des dix dernières minutes contre Nice (3-3). Mercredi, la Libération sera à guichets fermés pour le débarquement des hommes Verts. Avec huit points de retard sur l'ASSE, Boulogne a encore une infime chance de se maintenir. Le suspense sera à son comble lors de cette finale pour le maintien dont il n'est pas permis de passer au travers d'un côté comme de l'autre.

Paris, une coupe mais pas de banc
Alors oui, Paris a sauvé sa saison en s'adjugeant une nouvelle Coupe de France face à une pâle équipe de Monaco (1-0 a.p.). Ce trophée ne peut toutefois complètement masquer un nouvel exercice encore très décevant (Paris est 11e) où la plupart des joueurs cadres n'ont pas été à la hauteur. Si nombre de titulaires ont failli, il faut bien avouer qu'ils n'ont pas été boostés par une concurrence féroce. Le fiasco du banc parisien mardi dernier à Grenoble en match avancé en est une belle preuve. Cette incroyable gifle (0-4) subie par une équipe bis sans répondant a fini de prouver que Paris n'avait vraiment pas de banc. Déjà en vacances, les doublures ont en plus collectivement démissionné pour offrir aux Isérois leur quatrième succès de la saison. Pas de quoi être fier.
l'équipe

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