samedi 22 mai 2010

Les joueurs ont la clef

Une bonne vie de groupe, facteur principal d'une bonne Coupe du monde. Depuis leur arrivée à Tignes, les Bleus n'ont que ce thème à la bouche. Il s'inscrit dans la chasse aux ego déclarée par Raymond Domenech dans L'Equipe datée du 14 avril dernier. «Peut-être que sans ces problèmes, on se serait qualifié par la grande porte, confessait Patrice Evra mercredi. Ces ego, on a un mois pour les éliminer». Le staff tricolore s'y évertue en multipliant les sorties diverses et variées pour renforcer la cohésion du groupe. Dès le deuxième jour, les Bleus ont chaussé les raquettes et passé la nuit au restaurant "Le Panoramic" situé à 3 000 m et transformé en refuge. Entre biathlon et "Run&Bike", les joueurs de l'équipe de France ont «vécu des choses un peu différentes de d'habitude». «C'est très agréable», estime Cédric Carrasso.

Une campagne de qualification laborieuse ponctuée d'une sortie «nulle» contre l'Espagne (0-2) en amical semblent avoir convaincu les Bleus de la nécessité de prendre les choses en main. «La réponse ne pourra venir que de nous, souligne Bacary Sagna. Le coach ne pourra que nous accompagner». De ce qu'il voit jusqu'à maintenant, Carrasso se veut résolument optimiste. «Ce qui me surprend positivement, c'est qu'on sent les gars prêts à partager, à rentrer dans l'intimité de chacun», ce qui n'est apparemment pas possible lors des autres rassemblements.... «On part sur des stages de trois ou dix jours. Les matches arrivent vite, on n'a pas le temps. Il n'y a pas cette relation plus profonde qui est en train de se créer aujourd'hui.». «On doit faire l'effort de connaître tout le monde», insistait Evra dès le premier jour du stage.

La «gifle» donnée par l'Espagne
S'ils jugent enfin les critiques dont ils sont la cible «justifiées», les Bleus veulent «s'en servir pour se rassembler comme en 1998», affirme Sagna. Elles doivent faire naître «un esprit de révolte» dans une équipe qui «n'est pas loin d'avoir les meilleurs joueurs du monde», souligne Carrasso. Le portier compare la prestation contre l'Espagne à «une gifle que te donnerait un collègue». Sous-entendu, une gifle que donnerait une équipe d'un niveau équivalent à celui que devrait affficher la France. «C'est plus ça qui a été le plus dur, mais c'est aussi ça qui va nous apporter quelque chose, espère-t-il. Quand tu es révolté, que tu as du talent et que le partenaire à côté a autant de révolte et de talent que toi, tu dois t'aider de lui pour être meilleur». «C'est un engrenage» dans lequel les Bleus doivent rentrer pour remplir l'objectif qu'il se sont fixés : «Gagner la Coupe du monde».
l'équipe


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