Une campagne de qualification laborieuse ponctuée d'une sortie «nulle» contre l'Espagne (0-2) en amical semblent avoir convaincu les Bleus de la nécessité de prendre les choses en main. «La réponse ne pourra venir que de nous, souligne Bacary Sagna. Le coach ne pourra que nous accompagner». De ce qu'il voit jusqu'à maintenant, Carrasso se veut résolument optimiste. «Ce qui me surprend positivement, c'est qu'on sent les gars prêts à partager, à rentrer dans l'intimité de chacun», ce qui n'est apparemment pas possible lors des autres rassemblements.... «On part sur des stages de trois ou dix jours. Les matches arrivent vite, on n'a pas le temps. Il n'y a pas cette relation plus profonde qui est en train de se créer aujourd'hui.». «On doit faire l'effort de connaître tout le monde», insistait Evra dès le premier jour du stage.
La «gifle» donnée par l'Espagne
S'ils jugent enfin les critiques dont ils sont la cible «justifiées», les Bleus veulent «s'en servir pour se rassembler comme en 1998», affirme Sagna. Elles doivent faire naître «un esprit de révolte» dans une équipe qui «n'est pas loin d'avoir les meilleurs joueurs du monde», souligne Carrasso. Le portier compare la prestation contre l'Espagne à «une gifle que te donnerait un collègue». Sous-entendu, une gifle que donnerait une équipe d'un niveau équivalent à celui que devrait affficher la France. «C'est plus ça qui a été le plus dur, mais c'est aussi ça qui va nous apporter quelque chose, espère-t-il. Quand tu es révolté, que tu as du talent et que le partenaire à côté a autant de révolte et de talent que toi, tu dois t'aider de lui pour être meilleur». «C'est un engrenage» dans lequel les Bleus doivent rentrer pour remplir l'objectif qu'il se sont fixés : «Gagner la Coupe du monde».
l'équipe
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire