samedi 1 mai 2010

Monaco - PSG : Paris n'a jamais eu autant besoin d'un titre

Le fil est ténu et le PSG comme Monaco vont une nouvelle fois l’expérimenter. Cette finale de Coupe de France va placer l’un des deux clubs du bon côté de la route et laisser l’autre à l’endroit où l’on se fait écraser. Dame Coupe aime faire le tri entre une saison pourrie et une autre, potable.

Paris et Monaco vont évoluer dans ce même registre, en un soir où le perdant sera finalement plus malheureux que le vainqueur, joyeux.

Guy Lacombe le sait. Il a perdu cette même finale l’année dernière avec Rennes, ultrafavori devant Guingamp. Alors le stratège aveyronnais sort les grosses ficelles. Ce sont même des câbles et on avoue que l’on n’a pas tout compris de sa dialectique. Il dit : « C’est surtout Paris qui joue sa saison à quitte ou double ! C’est ce qui m’inquiète quant à l’environnement, le contexte social, les supporteurs. Au début de la saison, Paris avait annoncé lutter pour les cinq premières places. Ils ont tout reporté sur la Coupe. C’est dangereux et le contexte est difficile pour nous, adversaires. Je veux faire valoir le fait que Monaco a réalisé un beau parcours, est un club prestigieux et mérite autant que Paris de gagner. Cela doit se passer proprement sur le terrain. »

Médiatisation oblige, rejoignons Guy Lacombe sur le fait qu’un revers ferait plus de bruit à Paris. Antoine Kombouaré trace la feuille de route d’un succès : « On a la chance fantastique de pouvoir sauver la saison.
Il ne faut pas passer à côté, ne pas se tromper, gommer nos soucis, faire plaisir à nos supporteurs et donner une bonne image du club. » C’est vrai, mais il ne faudrait pas que l’énumération se transforme en fardeau pour des joueurs qui ont sacrément failli mentalement cette saison. D’ailleurs, ils sont partis hier soir pour la seconde fois de la saison au vert quarante-huit heures. A l’issue de la première, ils ont pris trois buts contre Marseille à domicile.
Vendredi, à la veille de la finale, la question se déporte sur un autre terrain. Sauve-t-on vraiment sa saison quand on gagne une Coupe de France alors qu’on a raté son championnat dans de grandes largeurs et que l’on dispose du 4 e budget national ? « Si vous gagnez la deuxième compétition mise en jeu, derrière le Championnat de France et avant la Coupe de la Ligue, c’est une bonne saison malgré tout », tranche le technicien parisien.

A titre personnel, Ludovic Giuly et Claude Makelele parleraient même de très grande saison. En trente-six ans de football cumulés (à partir de leur premier match en L 1), ils n’ont jamais remporté cette épreuve. Demain, ils seront encore comme deux débutants à qui on promet la vie.
Le Parisien

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