On commence par ce qui fâche : la terrible impression d'immaturité laissée en demi-finale de la Ligue des champions contre le Bayern (0-1, 0-3). "Nous avons eu beaucoup de déchet, de fébrilité et de précipitation, reconnaît Puel. Nous avons été dépassés par l'environnement, par la possibilité de nous qualifier pour la finale. C'est une mauvaise gestion de tout le monde, y compris du staff. Nous n'avons pas su enlever cette pression aux joueurs. Nous n'avons pas su gérer tous les à-côtés : nous avons couru après des places car des joueurs étaient venus avec 18 voir 20 personnes pour assister à la rencontre." Plus simplement, "le Bayern a joué son football alors que nous ne l'avons pas joué." Impossible de viser haut dans ces conditions.
"Les plus beaux matchs en termes de spectacle ont été donnés par l'Olympique Lyonnais"
Au-delà de ces échecs assumés, Puel trouve que "beaucoup de choses sont occultées car les gens ont la dent dure" sur Lyon. "Il y a des matches où nous sommes passés au travers dans l'approche comme dans la qualité. (...) Mais quand on analyse les statistiques, on se rend compte que l'on n'est pas trop mal classé au niveau des attaques, des tirs au but, des centres, des buts dans le dernier quart d'heure, de la maîtrise… Cette saison, en France, les plus beaux matchs en termes de spectacle ont été donnés par l'Olympique Lyonnais : les deux matchs contre le Real (1-0, 1-1), contre Marseille (5-5), à Liverpool (2-1), contre la Fiorentina (1-0), le quart de finale aller contre Bordeaux (3-1)... Le spectacle, nous l'avons assuré dans certains matchs même si je reconnais qu'il nous a parfois fait défaut." Notamment à Grenoble (1-1), fin 2009, le match-clef du mois du coup de moins bien hivernal. " Derrière, nous avons enchaîné des matchs de piètre qualité car le groupe est devenu fébrile. Quand un footballeur doute, il ne réussit plus grand-chose."
L'une des grandes fiertés de Puel sur la saison écoulée concerne justement la capacité de réaction de son équipe. "Par rapport à la saison passée, on a su se relever de l'échec en Ligue des champions. L'an dernier, certains joueurs étaient presque devenus dépressifs (sic) après l'élimination. Cette année, on a été très costauds en allant gagner à Montpellier (1-0) puis en s'imposant devant Auxerre (2-1). Peu d'équipes sont capables de se relever d'une élimination, on l'a vu avec Bordeaux qui a perdu pied après avoir perdu contre nous en Ligue des champions." La saison européenne de l'OL est, pour le manager de l'OL, une promesse sur laquelle il pourra bâtir pour 2010-2011. "J'ai bien aimé la qualité que nous avons su mettre dans notre parcours. En Coupe d'Europe, on ne peut pas se permettre d'être moyen. Sur ces matchs-là, nous avons été très présents." Sauf contre le Bayern, et l'OL sait pourquoi.
Eurosport
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