Plutôt clinquante sur le papier, l'opposition entre le Paris-SG et Monaco ce soir en finale de la Coupe de France est très indécise tant les deux équipes sont capables, sur un match, du meilleur comme du pire. Le Paris-SG, 11e du Championnat, l'a par exemple emporté 3-0 contre Lille (4e j.), 4-1 contre Sochaux (28e j.) ou encore 3-1 contre Bordeaux récemment (32e j.). Mais il s'est aussi lourdement incliné à Lille (1-3, 20e j.), à Grenoble cette semaine (0-4, 35e j.), ou encore contre l'OM au Parc des Princes (0-3, 26e j.). Pour Monaco, 9e de la Ligue 1 quatre points devant le PSG, les coups d'éclats en Championnat n'ont pas été légion cette saison. Les raclées à Nancy (0-4, 2e j.), Lille (deux fois 0-4, 17e j. et 33e j.) n'ont guère été atténuées par les larges victoires contre Montpellier (4-0, 13e j.), à Saint-Etienne (3-0, 23e j.) ou contre... le Paris-SG, par deux fois (2-0, 5e j., 1-0 au Parc, 21e j.).
Un duel de spécialistes
En Ligue 1, ces deux équipes ne sont donc pas très fiables, et ce depuis plusieurs années d'ailleurs. En revanche, cette finale de la Coupe de France mettra bien aux prises deux spécialistes de la Coupe de France. Le Paris-SG l'a remportée sept fois (1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004 et 2006), Monaco cinq (1960, 1963, 1980, 1985 et 1991). Le Paris-SG, qui aura un Stade de France presque entièrement acquis à sa cause (si ses supporters, très encadrés, restent calmes) part du coup légèrement favori. «Le Paris-SG est favori, a d'ailleurs déclaré François Modesto cette semaine en conférence de presse. Ils vont en moyenne une fois en finale de Coupe tous les deux ans». Pas loin : depuis 1993, entre les Coupes de France et de la Ligue, le club parisien a joué une finale en 1993, 1995, 1998, 2000, 2002, 2003, 2004, 2006 et 2008 !
Lacombe est revanchard, Makelele veut finir en beauté
Une régularité qui tranche avec le courant alternatif, voire basse tension, sur lequel est branché le club de la capitale en Championnat depuis deux décennies. Ironie du sort, Paris retrouve ce soir une équipe de Monaco dirigée par Guy Lacombe, avant-dernier entraîneur à avoir gagné un trophée avec... le Paris-SG (Coupe de France 2006 contre l'OM, 2-1). L'an passé, il avait quitté le Stade de France tête basse après la défaite de son équipe de Rennes, face à Guingamp (1-2). De quoi lui donner les crocs avant de retrouver une nouvelle fois un de ces anciens clubs ? «Je sais pourquoi j'ai perdu, cela ne venait pas du terrain», a-t-il expliqué, accusant à demi-mot la presse d'avoir destabilisé son équipe. «J'aborde ce moment avec autant d'excitation, d'angoisse et d'envie que la première fois. Mais j'ai progressé», a-t-il aussi déclaré avant ce match décisif. Une expérience que Claude Makelele, 37 ans, possède aussi mais en tant que joueur. Finir sa carrière en soulevant la Coupe de France, l'un des seuls trophées qui manquent à son palmarès, lui donne forcément envie. Les supporters parisiens ne demandent que ça
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