samedi 5 juin 2010

L'inquiétude plane !

Battu sans vraiment combattre face à la Chine (0-1), vendredi, l'équipe de France inquiète à quelques jours de son entrée dans la Coupe du monde face à l'Uruguay. Mais qu'est-ce qui ne va pas au juste ? (Photo Presse-Sports)

Depuis aujourd'hui, très tôt, samedi, l'équipe de France a posé le pied en Afrique du sud, dans son camp de base, tout en bas du pays, à Pezula. Après un voyage de nuit, de Saint-Denis de la Réunion, via Johannesburg, à Georges Town, l'aéroport le plus proche de leur lieu de vie africain. Est-ce bien raisonnable (lire par ailleurs) ? Les Bleus vont probablement mettre quelques heures avant de digérer une telle fatigue. Surtout, se remettront-ils facilement de cette défaite contre la Chine (1-0), au stade Volnay, vendredi soir ? Raymond Domenech «n'est pas inquiet.» Très bien. Les observateurs davantage. Pour quelles raisons ?

Quel système choisir ?
1.- Le 4-3-3, nouvelle formule de jeu des Bleus, va de mal en pis au fil de leurs trois matches amicaux à Lens, Radès et Saint-Denis. Néanmoins,vendredi, alors que tout était réuni pour que les Tricolores régalent la galerie, ils ont été en-dessous de tout mais le sélectionneur a constaté «des progrès» dans l'animation, le mouvement et la solidité défensive. Ce sont des mots qui cachent une évidence d'une autre tenue : cette équipe-là, disposée ainsi, n'a aucune allure. Evidemment, on ignore ce qu'il a travaillé au cours des séances à huis clos et ce qu'il attendait au juste de ce match car on se souvient qu'en 1998, juste avant le mondial, Aimé Jacquet s'intéressait à des séquences de jeu et des secteurs d'équipe bien particuliers. Toujours est-il que ce système nous laisse sur notre faim. Il n'est donc pas certain que le sélectionneur ne revienne pas sur une autre organisation avant l'Uruguay. En tout cas, il laisse entendre qu'il peut très bien jouer trois matches en 4-3-3 et revenir à un 4-2-3-1 qu'a priori ses joueurs maîtrisent mieux.


Le physique inquiète
2. - La France a souffert à la Réunion d'un déficit physique surprenant et, déjà, inquiétant. Cette lassitude passagère va sans doute pouvoir être résorbée au cours de la semaine qui vient avant l'entrée en piste, au Cap, contre l'Uruguay, mais ça reste malgré tout une énigme. Du moins, à ce point. «Nous étions mous, sans jus, on a donc manqué de spontanéité et de rythme», a convenu Yoann Gourcuff. Conséquences ? Pour déséquilibrer une équipe de Chine bien regroupée en défense (mais ce n'est rien à côté des Uruguayens...), il faudra être moins lents, plus en jambes, plus inspirés également. Et ça, ça n'a rien à voir avec tel ou tel système de jeu.


Où sont passés les attaquants ?
3. - L'équipe de France ne marque pas ou peu. Et que les défenses adverses soient compactes (Chine) ou non (Costa Rica et Tunisie), c'est la même chanson : elle confirme ses difficultés de la saison. «A la déception du résultat, admet Jérémy Toulalan, élu homme du match pour n'avoir jamais baissé les bras, s'ajoute celle de n'avoir pas inscrit de but. Mais c'est tout.» C'est tout de même beaucoup. D'autant plus, et tout le monde en a convenu, les coéquipiers de Patrice Evra se sont procurés pas mal d'occasions sans en convertir une seule ! «Il y a des jours comme ça» a répondu Raymond Domenech. L'inconvénient, c'est que cette pénurie ne date pas d'hier. «C'est vrai que c'est toujours inquiétant de ne pas convertir les occasions mais ça reste des matches de préparation qui servent à corriger ce qui doit l'être» précise enfin le sélectionneur. Sur ce plan, et sur beaucoup d'autres, on est moins optimiste que lui...
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