Paris, le club instable par excellence. Le PSG ne s'est pas départi de cette image l'an passé. L'arrivée sur le banc d'Antoine Kombouaré à la place de Paul Le Guen n'a pas vraiment changé le destin du club de la capitale, pas plus que le recrutement de Mevlut Erding ou le bon début de saison des Franciliens, troisièmes à la fin du mois d'août. Neuf mois plus tard, on pouvait lire l'irrégularité de cette formation à la lecture de son classement en Ligue 1 : une anonyme 13e place, avec 12 victoires, 11 nuls et 15 défaites, 50 buts inscrits pour 46 encaissés. En 2009/2010, Paris, capable du meilleur (une huitième victoire en Coupe de France) comme du pire (le décès d'un homme lors d'une rixe entre ses propres supporters en marge de PSG-OM) est encore passé par tous ses états. L'idée pour 2010/2011 ? Que ça change, enfin.
Au mois de mai, Robin Leproux a pris une décision forte. Le président parisien a pris des mesures radicales afin de "pacifier le Parc des Princes et restaurer l'image du club". Pour résumer, il a suspendu de façon transitoire la commercialisation des abonnements et des réabonnements. Il a aussi commercialisé les places des parties basses des deux virages, jusqu'ici réservées aux abonnés d'Auteuil et Boulogne, par l'intermédiaire de billets nominatifs répartis de façon aléatoire, avec un maximum de quatre places par personne. L'idée est de disperser totalement les supporters des tribunes Boulogne et Auteuil, quitte à se couper définitivement de la base populaire historique du public du Parc. Une mesure courageuse, bien accueillie de façon générale, mais qui pose la question de l'affluence dans un stade qui "ne veut plus" de ses fidèles. La reconquête d'un autre public passera surtout par une équipe attractive sur le terrain.
Un secteur défensif à renforcer
De se côté-là, Kombouaré a du pain sur la planche. L'an passé, son équipe a certes payé les blessures de Coupet, Hoarau et Erding, mais elle a surtout perdu beaucoup de matches par manque de concentration ou de caractère. Dans la créativité, la formation parisienne a aussi été victime du rendement insuffisant de Stéphane Sessègnon et de l'absence d'un milieu gauche. Globalement, elle a donné justement cette image d'instabilité qui lui colle si bien à la peau. C'est pour retrouver une forme d'équilibre que Paris a fait appel à Nenê, le Brésilien de Monaco auteur de 14 buts en Ligue 1 l'an passé, afin de renforcer son côté gauche et de se doter d'un vrai tireur de coup de pied arrêté. La venue du Lyonnais Mathieu Bodmer entre également dans cette optique. Avec lui, Paris rééquilibre l'effectif avec un milieu défensif polyvalent, au profil différent de celui de Makelele ou Clément.
Le début du mercato parisien semble correspondre aux attentes de Leproux. "On avait promis aux supporters une équipe compétitive. Nenê et Bodmer sont deux éléments capitaux pour l'an prochain. On travaille sur d'autres renforts, surtout dans le domaine défensif", a précisé le président du PSG. Le club de la capitale souhaite recruter un défenseur central et un arrière gauche avant la reprise du championnat et tarde à concrétiser le dossier des deux Valenciennois, Siaka Tiéné et Milan Bisevac. D'autres joueurs peuvent aussi arriver pour compenser des départs. Clément Chantôme, Ludovic Giuly, Mateja Kezman, Younousse Sankharé et Jérôme Rothen sont sur le marché, tandis que Grandi Ngoyi est parti en prêt à Brest. Paris tente aussi résister aux offres des clubs étrangers pour Guillaume Hoarau, Stéphane Sessègnon ou Mevlut Erding, trois joueurs considérés comme des éléments essentiels de l'équipe mise en place par Kombouaré pour la saison à venir. Au milieu de ces incertitudes, il y a ce désir de construire une équipe équilibrée dans un environnement stable. Histoire de rompre définitivement avec une image ternie comme jamais l'an passé.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/26072010/70/ligue-1-paris-cherche-un-equilibre.html
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