Du changement mais pas trop. A l'image de son organigramme, le Stade Rennais a mué, sans changer de cap. Le trio des hommes forts du Stade Rennais a ainsi évolué cet été. Pierre Dréossi, le manager général, et Frédéric Antonetti, l'entraîneur, ont vu Patrick Le Lay, l'ancien patron de TF1, débarquer pour prendre la relève de Frédéric de Saint-Sernin, obligé de laisser sa place pour des soucis cardiaques. Une nouvelle tête à la présidence du club d'Ille et Vilaine mais pas de bouleversement en vue. Le duo Dréossi-Antonetti garde les clefs du secteur sportif rennais entre leurs mains. En clair, il y a du nouveau mais pas trop non plus. Et c'est d'ailleurs l'impression générale qui règne chez les Rouge et Noir.
Avec une neuvième place en Ligue 1, la saison passée a été décevante. Tout le monde l'accorde au sein du club. "On a loupé notre saison", nous a ainsi confié Dréossi il y a quelques semaines. Déçus, les Bretons n'ont pas tout remis en question. Frédéric Antonetti a ainsi été confirmé. Et si le Corse parle "d’un nouveau cycle" dans Ouest-France, il va conserver la même philosophie. Dès son arrivée en Bretagne en 2009, il a annoncé vouloir produire du jeu. Cela n'a pas toujours été flagrant la saison passée. Mais pour sa deuxième saison, il espère bien imposer définitivement son style avec son fameux 4-3-3. Et Dréossi lui a donné les moyens de réussir son pari.
Même philosophie, même objectif
A l'image de son organigramme, le visage du Stade Rennais va évoluer sur les pelouses. Et cette fois-ci, pas qu'un peu. C'est presque un lifting. Avec les départs de Petter Hansson, Carlos Bocanegra ou encore Jimmy Briand et peut-être d'autres, Dréossi s'est activé pour offrir les moyens de ses ambitions à Antonetti, qui avait cerné les manques de la saison passée. Il voulait des recrues capables d'apporter de la rigueur défensive, de la puissance à la récupération et de la profondeur. Onyekachi Apam, Jean-Armel Kana-Biyik, Victor-Hugo Montano, Georges Mandjeck et Johann Carrasso ont déjà débarqué. En ce temps de crise, le manager breton a frappé fort en recrutant rapidement. Au grand bonheur de son entraîneur, qui possède un groupe moins expérimenté mais déjà sur le pont.
Malgré toutes ses recrues, Rennes ne va toutefois pas oublier son centre de formation. Des jeunes devraient avoir leur chance. A l'image de Yacine Brahimi, prêté la saison passée à Clermont et qui pourrait profiter du manque de créateur au milieu pour gagner sa place. Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes... Et l'objectif dans tout cela ? Le même que la saison passée bien sûr : le Top 5. Changer mais pas trop...
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/17072010/70/ligue-1-rennes-du-changement-mais-pas-trop.html
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire