lundi 23 août 2010

Jacquet, l'appel du 23 août

Aimé Jacquet et Michel Hidalgo, entre autres, ont demandé dans une lettre ouverte à la FFF de "lever les sanctions" prises contre quatre Bleus à l'issue des événements de Knysna au Mondial 2010. Laurent Blanc, qui s'interrogeait sur ces suspensions, reçoit là un soutien de poids
LA LETTRE OUVERTE A LA FFF :

"Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur, qui connaît les réalités du football de haut niveau, l'avait compris bien avant même sa prise de fonction officielle. Et c'est pourquoi – pour solder les comptes, en quelque sorte, et repartir de l'avant – il avait sanctionné collectivement et sportivement les 22 joueurs de l'affaire du bus. Il voulait tirer définitivement un trait sur cette affaire, et l'avait fait clairement savoir.

Nous, signataires de cette lettre ouverte, pensions que tout le monde avait alors compris le message du nouveau coach des Bleus, déjà tourné vers les qualifications à l'Euro 2012. Il n'en a rien été, et la Commission de discipline, mardi dernier, a entravé, compte tenu des sanctions par elle prononcées, la marche en avant de la nouvelle équipe de France.

Injustes (la peine devait être collective, comme l'avait été l'acte !), disproportionnées, pas équitables (pourquoi une telle disparité ?), sans fondement juridique, les sanctions remettent, sans raison, de l'huile sur le feu, alors qu'il convient, aujourd'hui, d'arrêter définitivement l'incendie et de rebâtir.

D'autres évènements nous forcent à demander que lesdites sanctions soient levées ou transformées en travaux d'intérêts collectifs, d'ici à jeudi, date à laquelle Laurent Blanc donnera la liste des joueurs appelés à disputer les deux premières rencontres des éliminatoires de l'Euro 2012 : la blessure de Samir Nasri, ajoutée à la suspension de Yoann Gourcuff et le possible forfait de Loïc Rémy contrarient inévitablement déjà les plans du sélectionneur. Même si le successeur de Raymond Domenech a tenu à préciser que nul n'est irremplaçable, nous comprenons, à l'entendre, que la situation n'est pas faite pour arranger ses affaires, ni celles de l'équipe de France, cela va de soi.

Si l'on dit que le football français va mal, aujourd'hui, comment ira-t-il si les Bleus entament, par des défaites, leur campagne de qualification à l'Euro ? Quelle sera la réaction du public, de la presse, alors que l'on entend déjà les politiques reprendre leur charge infondée contre notre sport ? Plus inquiétant, quelle sera la réaction du sélectionneur lui-même, à qui l'on aura mis des bâtons dans les roues, au moment où il a pourtant besoin de l'appui et de l'aide de tous ? Devant un tel manque de soutien, ne sera-t-il pas poussé à démissionner ?

Avant qu'il ne soit trop tard, la FFF doit réagir et trouver des solutions. Est-il besoin de lui rappeler que trois des quatre joueurs sanctionnés ne sont pas licenciés en France et que les sanctions – qui ne font finalement que nous pénaliser face à nos futurs adversaires - sont purement symboliques et voleraient en éclat devant le premier juge venu ? (1)

Inutile d'en arriver là, évidemment. C'est le bon sens et l'intérêt général qui doivent l'emporter. C'est pourquoi nous demandons à la FFF, au lendemain d'une crise qu'il convient désormais d'oublier, de prendre les décisions qui s'imposent. "

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/23082010/70/qualifications-euro-2012-jacquet-l-appel-du-23-aout.html

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