mercredi 8 septembre 2010

Benzema et Diaby, comme on les aime

En Bosnie-Herzégovine (0-2), Karim Benzema et Abou Diaby ont fait beaucoup de bien à l'équipe de France. Le retour d'Alou Diarra au milieu de terrain n'y est pas étranger. En défense, Adil Rami a également montré davantage d'assurance aux côtés de Philippe Mexès.
HUGO LLORIS (6) : Il n'est intervenu que sur un coup franc vicieux de Pjanic qui semblait filer à côté (64e). A part ça, il n'a pas vraiment été inquiété et s'est montré rassurant dans ses sorties aériennes, malgré une faute d'Ibisevic non signalée sur une intervention difficile (45e).

BACARY SAGNA (5) : Une continuité avec ses performances précédentes, qui confirme son manque d'épaisseur sous le maillot de l'équipe de France. Discret en défense mais aussi en attaque, hormis un bon ballon en profondeur pour Benzema (54e).

ADIL RAMI (7) : Le patron de la défense mardi soir, au moins par l'exemple. Il n'a pas lâché grand chose dans les duels et n'avait rien d'un défenseur timide qui débutait au niveau international. Tout le contraire. Présent dans la relance ou les corners offensifs, il a élevé la voix et cherché à rassurer par tous les moyens possibles. Il y est arrivé. Encourageant.

PHILIPPE MEXES (6) : Il ne lui est rien arrivé de sérieux, mais il n'a pas toujours dégagé une vraie autorité. Une certaine lenteur et distance avec son attaquant ont pu faire passer un petit frisson. Sans conséquence. Il a également fait jouer son jeu de tête sur corner dans la surface adverse (26e).

GAEL CLICHY (6) : Intéressant, proche d'un certain équilibre entre la rigueur défensive et la disponibilité vers l'avant, même s'il s'est fait une petite frayeur sur une balle lobée à destination de Dzeko (27e). Sa passe décisive sur le premier but français (72e), précise, bien ajustée au coeur de la surface, valide sa disponibilité. Coupable face à la Biélorussie, il a remis les compteurs à zéro.

ALOU DIARRA (7) : Sobre, pas forcément au centre du jeu mais habité par la cause de l'intérêt général. Sa présence, brassard de capitaine au bras, a rassuré M'Vila et Diaby. Il a bouché les trous en défense centrale quand Rami ou Mexès défendaient sur les côtés. Egalement une bonne ouverture pour Benzema (13e) et une belle occasion dans les dernières secondes (90+3) à son actif.

YANN M'VILA (6) : Moins précis que contre la Biélorussie. Deux matches internationaux en cinq jours, c'est un effort qu'il ne connaît pas et cela s'est vu. Mais il a conservé son audace, à l'image d'une frappe lointaine pleine de culot (27e), et a subi pas mal de fautes, preuve que les Bosniaques avaient anticipé son influence.

ABOU DIABY (7) : Enfin. Si le milieu français a joué en avançant, il y est pour beaucoup. Puissances, dribble et dernières passes bien ajustées, c'est le Diaby que Blanc et tout le monde attendait. A l'origine du but de Malouda (78e), il aurait même pu marquer à deux reprises (29e, 60e). Les comparaisons avec Vieira devraient resurgir, sans qu'on sache si c'est un bien ou un mal.

FORENT MALOUDA (6) : Comme face à la Biélorussie, il a été attiré par l'axe, sans une énorme réussite avant le deuxième but (78e). Son jeu de passe s'est fait de plus en plus propre au fil des minutes. C'est lui qui décale Clichy sur le premier but français (72e). Il est sorti sans rechigner en applaudissant ses partenaires. Un leader sans brassard. Remplacé à la 80e minute par BLAISE MATUIDI qui a honoré sa première sélection avec une belle passe pour Benzema (90+1).

MATHIEU VALBUENA (6) : Son énergie et sa technique dans les petits espaces ont aidé trop peu d'actions françaises. Savoir si sa passe décisive pour le deuxième but était volontaire est un beau sujet de débat : peu importe, il était là où il le fallait. Il s'est fait peur sur un duel où sa cheville gauche a semblé tourner.

KARIM BENZEMA (8) : Plusieurs tirs, dont un sur le poteau (12e), beaucoup de sang froid dans ses derniers gestes, il aurait mérité d'inscrire son neuvième but en équipe de France dès la première période. Il l'a fait à la 72e minute sur un enchaînement de grande classe, roulette et frappe du gauche au milieu de deux défenseurs. Inspiré et décisif, même s'il a manqué le doublé (90+1), il est devenu de fait l'attaquant de pointe numéro un. Métamorphosé par rapport à l'ère Domenech.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/07092010/70/qualifications-euro-2012-benzema-et-diaby-comme-on-les-aime.html

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